L'HISTOIRE DU LSC


C'est en 1920 que le Lombez Samatan Club voit le jour, peu après la Grande Guerre. Le club a perpétué durant plusieurs années durant lesquelles, en 1922, il a même été finaliste du championnat Armagnac Bigorre où il a seulement été battu par l'Aire-Sur-Adour.

Lombez Samatan Club, 1921 (via L'Internaute, publié par Jacques Daubriac).
Lombez Samatan Club, 1921 (via L'Internaute, publié par Jacques Daubriac).

En 1925, lors d'une rencontre opposant le LSC aux joueurs de Bordères sur l'Echez, Dezangles met l'arbitre KO suite à une décision que le pilier n'a pas apprécié. Après ce terrible incident, le Lombez Samatan Club est disqualifié et radié du comité et c'est ainsi que les joueurs se dispersent dans les club voisins et que le rugby dans la vallée de la Save entre en sommeil pour quelques années.


C'est finalement en 1942 que le rugby revient dans les deux villages grâce à une initiative de Madame Cassan (pharmacienne à l'époque) épaulée par son mari, Pierre, et son beau-frère, Jean. Le "nouveau" club, qui réunit les deux villages, change de nom et s'appelle désormais Union Sportive Samatanaise Lombézienne (USSL).


Il a fallu seulement attendre l'année suivante pour voir le premier titre du club. En effet, lors de la saison 1943 - 1944, l'USSL devient champion des Pyrénées et d'Armagnac Bigorre en s'imposant contre Beaumont de Lomagne. Par la suite, le club est champion des Pyrénées pour 4 années consécutives, de 1947 à 1951.


Lors de la saison 1950 - 1951, l'USSL bat en finale Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (commune d'Isère) ce qui l'amène à être champion de France de deuxième série. L'équipe est alors entraînée par Monsieur Faur, ancien arbitre très reconnu. Malheureusement, après une défaite en finale du championnat de France Honneur en 1952, Monsieur Faur quitte le club et son rôle d'entraîneur.


En 1954, à cause de vieilles rivalités entre les deux villages, le club se sépare en deux avec, d'un côté, le Racing Club Lombézien, et de l'autre, l'Union Sportive Samatanaise. Étant donné que les meilleurs joueurs de l'ex-entente étaient Lombéziens (Lassave, Dambielle, Lacomme, etc.), le RC Lombézien devient champion de France de quatrième série tandis que l'US Samatanaise ne fait que survivre avec, à la présidence, le Docteur Benazeraf.


Durant cette période de séparation, le comité des Pyrénées évitait les rencontres entre les deux clubs tellement ils se détestaient. Ainsi, pour narguer leurs voisins, quand le Racing Club Lombézien gagnait, les joueurs faisaient un détour par Samatan en klaxonnant et l'Union Sportive Samatanaise faisait de même en passant par Lombez.


Il faudra attendre 1960, pour que se réunissent Marcel Barlan, Raymond Carrère, le Docteur Benazeraf, Paul Vignaux et Pierre Brocas. Suite à de longs débats et de longues discussions, les deux clubs fusionnent en 1961. Pour rendre hommage à leurs ancêtres qui l'ont fondé 40 ans plus tôt, le nom de cette fusion sera donc Lombez Samatan Club.


Afin d'éviter diverses tensions, il a fallu, pendant quelques années, équilibrer le bureau. Ainsi, il y avait Monsieur Barlan, de Lombez, président ; Messieurs Brocas et Benazeraf, de Samatan, présidents délégués ; Monsieur Belou, de Samatan, secrétaire ; Monsieur Feuillerat, de Lombez, trésorier ; etc.


Un autre problème se posait : celui des terrains. Mais celui-ci a été vite réglé puisque les deux villages ont tour à tour construit un terrain aménagé : le stade Pierre Brocas à Samatan et le stade Paul Vignaux à Lombez.


Côté entraîneurs, c'est Jean-Louis Daubian qui a été le premier à diriger l'équipe du LSC. Lui ont succédé Messieurs Vignals et Vignard qui ont amené les joueurs au titre de champion des Pyrénées lors de la saison 1963 - 1964.


En 1966 - 1967, le Lombez Samatan Club accède à la troisième division fédérale. Il ne redescendra plus jamais en dessous de cette catégorie. L'année suivante, l'équipe gravit encore un échelon et atteint la deuxième division fédérale. Enfin, pendant la saison 1969 - 1970, le LSC accède à la Nationale, soit la première division fédérale.


Lors de ce premier passage dans l'élite, les joueurs montrent des valeurs de combat, de courage et de grande hospitalité. Ils en garderont d'ailleurs un très bon souvenir. Cependant, l'équipe ne compte qu'une seule victoire cette saison-là : 3 à 0 contre Oyonnax. C'est ainsi que le LSC est redescendu en fédérale  2.


De retour en deuxième division fédérale donc, le LSC se qualifie certaines années pour le championnat de France, comme en 1974 où le club est éliminé en huitième de finale par le futur champion de fédérale 2 cette année-là : Castelsarrasin.