Le Lombez -Samatan Club, club de rugby chargé d'histoire, vous accueille sur son site.

Le groupe séniors évolue en fédérale 2 . Fort d'une école de rugby dynamique et conviviale, d'un pôle jeune performant et d'une équipe cadettes compétitive, le club compte aujourd'hui un peu plus de 300 licenciés.

Venez découvrir sur ces pages la vie du LSC.  


Actualités :





Eric Daubriac : «Des règles pour exclure»

Fédérale 1 - Avant le déplacement à Valence-d'Agen, demain (15 heures), le président du Lombez-Samatan-Club juge la nouvelle formule du championnat, qui prendra effet la saison prochaine

 

Retour deux ans en arrière pour la Fédérale 1, avec quatre poules de douze équipes pour la saison prochaine. Le point de vue d'Eric Daubriac, coprésident du LSC.

Que vous inspire ce retour à l'ancienne formule de la Fédérale 1 ?

Disons-le d'emblée, la poule Elite a été un problème quasi insoluble pour la FFR. Il restera cinq à six clubs dont on ne sait trop que faire, car trop gros chez les petits et trop petits pour aller chez les gros. Il faut, pour expliquer ce retour en arrière, se souvenir d'où venait la marche en avant de l'époque vers la poule Elite de Fédérale 1. Elle énonçait les critères dans cet ordre pour en faire partie. Le financier d'abord, puisqu'il fallait respecter un budget d'1,6 million d'euros minimum, l'administratif ensuite, avec des infrastructures et des structures de club d'un standard suffisant, et le sportif, enfin, car il faudrait quand même bien gagner sa montée sur le terrain dans un entre-soi volontairement réduit. C'est ce qui avait été imaginé par et pour un tout petit cercle de gros clubs, aidés par un deuxième cercle de petits clubs qui se croyaient plus gros qu'ils n'étaient.

Las ! Le verdict sur les deux saisons passées a démontré que seul le premier cercle pouvait aspirer à l'échelon du dessus, la Pro D2, en remplissant toutes les cases, soit 5 à 6 clubs par saison au maximum, insuffisant pour en faire une poule. C'est pourquoi la FFR a choisi de revenir, avec l'assentiment de la majorité des clubs, à quatre poules uniques comptant trois têtes de série par poule dans un championnat qui élira un vrai champion de France de la Fédérale 1 qui, assurément, sera le meilleur de cette division, le finaliste montant en Pro D2 aussi, pour autant que les critères financiers soient au rendez-vous, in fine. On remet donc le sportif au premier plan dans une compétition plus lisible : huit quarts de finalistes et deux descentes par poule, avec un champion. Il y aura aussi un Trophée Yves-du-Manoir pour les élèves moyens de la place 3 à 6. Ceux qui imaginaient régulièrement une Pro D 3 en seront pour leurs frais, car, justement, la Ligue nationale de rugby, qui sait compter, ne semble nullement encline à vouloir partager le magot des droits télévisuels avec 10 à 12 clubs supplémentaires. Voilà une deuxième bonne raison, peut-être essentielle, pour la FFR, de trouver une solution plus pérenne pour les clubs huppés de Fédérale 1 qui doivent bien y rester.

N'existe-t-il pas un danger à voir des structures professionnelles à gros budgets confrontées à de vrais clubs amateurs ?

Bien sûr, il y aura Narbonne, Dax, Tarbes ou Bourgoin qui ne sont plus ce qu'ils étaient, avec Saint-Sulpice ou Oloron. Mais il y a deux ans, il y avait Nevers, Vannes et Angoulême, qui ont évincé, depuis, les premiers nommés de la Pro D2, avec Mauléon, Lombez-Samatan ou Graulhet dans une division déjà très inégale. Les écarts en termes de budget sont abyssaux, le physique n'a rien à voir non plus entre Rouen et ses Anglais parfaits, ou Tyrosse et ses Landais amateurs. Mais le président de Tyrosse et tout son peuple du rugby doivent déjà rêver à la réception du grand Dax, vous pouvez en être sûrs, et ne pariez pas trop tôt sur le vainqueur. Pour ce qui est du marché des joueurs, je conseille à tous de se tourner d'abord vers les jeunes espoirs sortant des centres de formation qui méritent de jouer en Fédérale 1 pour s'y aguerrir ou y rester. Beaucoup de présidents comprennent aussi la limite à recruter trop d'étrangers pour le rugby amateur, et une attractivité qui décline. Enfin, le recours aux intermédiaires devrait être prohibé en division amateur, mais comme ce n'est pas le cas, ici aussi, que chacun fasse lui-même sa police et le marché sera moins problématique.

Quelles seront les conséquences pour le LSC ou les clubs comme lui ?

Le LSC et ceux qui lui ressemblent, dont je m'empresse de dire qu'ils sont en fin de poule de Fédérale 1 ou en tête de poule de Fédérale 2, ne sont pas forcément invités. Comme dans tout système, quand on critérise de plus en plus (pas d'entente possible entre clubs chez les cadets et les juniors, moins de 23 ans obligatoire avec un championnat autonome, double contrôle financier annuel par la DNACG, convention collective régissant les rapports entre clubs et joueurs), c'est qu'on pose des règles pour exclure les clubs comme le LSC et une quarantaine de clubs semblables à lui évoluant en Fédérales 1 ou 2. Est-ce que c'est nouveau ? Non. Est-ce que le phénomène s'accélère ou s'organise avec plus d'insistance et d'imagination ? Sans doute. Notre rôle est de faire du mieux que nous pouvons au meilleur niveau possible pour le club en respectant les enjeux dans toutes nos catégories. A ce jour, nous ne savons pas encore si nous évoluerons à ce niveau ou en dessous, l'an prochain. Mais, en attendant, le retour du RCA qui adviendra, et je le leur souhaite vivement, il serait bien qu'un club gersois porte le flambeau encore quelque temps, que ce soit à Lombez-Samatan, à Fleurance ou à L'Isle-Jourdain.

Recueilli par E. D.













Les Mul'Arts réunissent les anciens du LSC :

 

Depuis peu, de nombreux anciens joueurs du LSC se réunissent tous les vendredis soirs à partir de 19h45 au stade Pierre Brocas de Samatan. À travers de matchs à toucher, les anciens se retrouvent pour un moment de partage et de convivialité. Un moyen pour eux de tâter la balle ovale sans faire face à la compétition. Même si la plupart des participants ont plus de 35 ans, ce concept reste ouvert à tous ceux qui voudraient y participer (à condition d'avoir une licence FFR). Super initiative de la part des Mul'Arts qui prouvent que le rugby, même s'il est à toucher, est fait pour tous les âges !

 




Bertrand Darrieux l'art de l'esquive

C'est un des jeunes qui monte au sein du LSC,. Bertrand Darrieux fait les beaux jours de l'équipe 1. Pourtant, rien ne prédisposait ce jeune homme de 20 ans, fin gabarit, à s'illustrer dans le monde ovale. En effet, il a commencé par faire 8 ans de foot. Et puis il y a eu le collège, véritable incubateur de talent du LSC, les copains, le schéma classique et le goût de ce sport qui prend. Bertrand Darrieux : «J'ai commencé à jouer en cinquième avec les copains du collège, tout s'est bien passé ; alors je me suis dirigé vers le LSC où j'ai enchaîné toute la filière. Je ne me vois pas partir maintenant dans un autre sport. J'ai trouvé dans le rugby un esprit d'équipe, il y a aussi le fait de se donner à fond quel que soit le match. Mon gabarit fait que je suis plus un joueur d'évitement mais ce sport de contact me convient bien. J'ai connu des années difficiles en période de formation en cadets et juniors à cause notamment d'un effectif un peu juste, c'était compliqué. Mais depuis que j'ai intégré le groupe senior et que je joue en espoirs, au début de saison, tout va bien, je m'amuse bien. C'est important pour moi de m'amuser sur un terrain, de prendre du plaisir, c'est ce que je fais en ce moment.»

Comme pour beaucoup de joueurs, Bertrand Darrieux est très attaché à son club et on sent chez lui la fibre du maillot, il le dit : «Mis à part quelques mois en Reichel à L'Isle-Jourdain, en tutorat, je n'ai pas connu d'autres clubs. J'ai beaucoup d'attachement à ce club, j'ai commencé ici. Le LSC est un grand club. J'y ai intégré le groupe à 20 ans, ça fait plaisir, et si on me donne ma chance, je la prends. Je suis très bien en espoir, mais quelle que soit l'équipe, je me donne à fond.» Pour lui, l'avenir du LSC c'est le maintien mais pas que : «Les espoirs peuvent réaliser quelque chose de bien dimanche ce sera une journée importante puisqu'on va recevoir Saint-Sulpice à qui on va disputer la première place qualificative pour les phases finales. En première, on sent quelque chose de bien depuis 2018, le résultat du match contre Graulhet dimanche sera très important pour l'avenir du club. En tout cas, on espère un beau dimanche de rugby. Je crois que le club a vraiment la possibilité de se maintenir en Fédérale 1 où il a sa place. Ce maintien est important pour un jeune joueur comme moi, à cause de la qualité de jeu, de la progression. Alors même si cette saison est compliquée, je suis très optimiste, le club va se maintenir.»

Alors qu'il est en pleine intégration dans l'exploitation agricole familiale, une véritable vocation pour ce jeune homme de Gavarret, et malgré tout le travail que cela représente, Bertrand Darrieux, quelle que soit son équipe, trouvera les ressources pour se donner à fond au sein des lignes arrière et fera montre de sa jeune science de l'évitement qui, associée avec son goût de l'engagement, en fait un joueur d'avenir pour le LSC.

E. D.



Eric Daubriac : «Le LSC a été entendu»

Fédérale 1

Faute de ne pouvoir aligner une équipe de juniors, le LSC s'est vu retirer 8 points, sans relégation automatique. Une décision plutôt «clémente et juste» pour le coprésident Eric Daubriac.

Un club formateur comme le LSC qui n'a pas d'équipe junior, comment en est-on arrivé là ?

Pour le LSC, c'est notre commotion cérébrale à nous. En plus au plan personnel, les valeurs de l'école et de l'éducation de la jeunesse par le sport, je suis né dedans et je n'ai besoin de personne pour me les rappeler, ma famille me les a inculquées dès mon plus jeune âge.

Cela dit, si on veut simplifier, on citera trois causes principales.

Tout d'abord, c'est un exemple de plus de la démographie rurale. Rappelons d'abord les obligations sportives de la Fédérale 1 qui exige de présenter des U 16, des U 18 et aussi des U 23 en propre pour le LSC sans entente avec d'autres clubs, soit 35 joueurs par catégories si on veut être sûrs d'arriver au bout de la saison, objectif impossible à atteindre pour nous en ce moment avec 4 500 habitants et pas de lycée. A 50 kilomètres à la ronde, tous les clubs sont en entente, que l'on aille vers le Gers ou la Haute-Garonne : le LSC est le seul à être resté tout seul, par choix de vie tant qu'il était en Fédérale 2 et par exigence sportive depuis trois ans en Fédérale 1 ! Cela doit changer.

Ensuite, les modèles de formation ont évolué dans le rugby de la base au plus haut niveau et le nôtre est sans doute dépassé en tout cas si on veut évoluer à un bon niveau régional. Sur le plan quantitatif, comment faire quand l'école de rugby ne peut adresser à l'étage supérieur des U 16 plus d'une dizaine de gamins par an en moyenne ? Sur le plan qualitatif, les meilleurs partent plus tôt vers des centres de formation plus huppés en direction de Toulouse, moi je dis tant mieux pour eux et pour nous s'ils peuvent revenir chez nous plus tard, le LSC a évolué et sait accueillir ces retours depuis quelques années. Mais tout cela nous contraint à repenser notre modèle de formation chez les plus jeunes. Loin des déclinistes qui se lamentent, je préfère me poser la question : comment ne pas penser à viser des niveaux Alamercery ou Crabos sur un grand bassin de vie si on veut voir évoluer durablement en Fédérale 1 ou Fédérale 2 à bon niveau nos clubs de la Save ? Sans quoi le modèle est parfait pour nourrir les clubs voisins des séries inférieures qui n'en demandaient pas tant.

Enfin, des clubs partenaires de la saison passée ont choisi de reprendre leur liberté cette année en cadets et juniors. Il s'agit de Cazères-Le Fousseret qui a privilégié ses effectifs seniors avec l'arrivée d'un nouveau staff au détriment de notre entente en juniors Belascain, ce qui a provoqué un premier trou d'air dans la zone plus large des U 18 aux U 23, c'est leur décision et je la respecte. Il y eut aussi L'Isle-en-Dodon qui a donné un coup de canif au contrat en se tournant vers Masseube et Auch, deuxième trou d'air qui nous a été fatal. Ils ont pris l'option de leurs droits, et le LSC est resté avec ses obligations.

Quelles seront les sanctions pour le club ?

Là aussi rappelons la règle méconnue par beaucoup, même au sein du club : le fait de ne pas remplir les obligations sportives réglementaires dans les divisions fédérales entraîne la relégation administrative en division inférieure la saison suivante, un retrait de 1 à 10 points et la non-participation aux phases finales pour la saison en cours. Le LSC s'est vu retirer 8 points au classement pour la saison en cours sans relégation, soit une décision clémente mais juste, me semble-t-il.

Pour quelles raisons les instances du rugby ont décidé de vous donner une deuxième chance ?

D'abord parce que les problèmes sont nombreux dans le rugby actuel des clubs, inclus les problèmes d'effectif à la baisse avec une fédération qui a perdu beaucoup de licenciés sur 10 ans et les causes en sont connues. Ensuite parce que le LSC fait figure de bon élève au plan général, les fameux passages biannuels en DNACG, le comportement exemplaire de ses équipes et de ses dirigeants, le travail effectué depuis très longtemps n'ayant amené que peu de nuages entre la FFR et le LSC. Enfin, on peut penser que notre plaidoirie pour le rugby des champs portée sur les terres de Marcoussis fut partagée par la commission des règlements.


Les chances de maintien

 

Le LSC se bat pour une place en play-down. Le coprésident Eric Daubriac fait le point sur les chances de son club : «Tout d'abord notre concurrent direct s'appelle le Sporting-Club graulhetois et cela suffira pour les fins connaisseurs du rugby à situer le niveau de jeu de la Fédérale 1 où le LSC se bat actuellement. Si le LSC arrive à se défaire de cet adversaire sur le terrain lors d'une prochaine réception à Lombez, les deux clubs seront à égalité même avec le retrait administratif de huit points, et le reste des matches pour Graulhet comme pour le LSC fera la différence. Je suis vraiment convaincu que si nos joueurs continuent sur la même lancée remarquable débutée il y a quatre rencontres à Lavaur, tout est possible. Ils s'en donnent les moyens et conservent des ambitions intactes, je sais aussi que leur staff en reste persuadé également et les en remercie au nom du club. C'est admirable. Ensuite, on continue apparemment à vouloir 48 clubs en Fédérale 1, pour seulement 44 présents à ce jour, alors 4 descentes devraient suffire si on fait bien les comptes. Tout cela sans prendre en considération les relégations financières prévisibles et déjà prévues, somme toutes logiques puisqu'elles rendent inéquitables le combat purement sportif du terrain. Alors pour le déroulement des fameux play-down et de leur enjeu, je vous donnerai rendez-vous un peu plus tard. Mais sachez que le LSC est bien vivant dans ce rugby épouvantail de la Fédérale 1.»

 


Alain Laguens : «Il faut élargir la base»

Alain Laguens est une des figures du LSC. Ancien président, il est un des éducateurs les plus chevronnés du club saviste avec trois titres en Reichel B, Crabos B et Balandrade. Ce passionné continue toujours à faire vivre le rugby auprès des jeunes. Il le fait découvrir chez les moins de 7 ans depuis 2003. Et quoi de plus normal de transmettre un savoir pour cet ancien instituteur ? Avec des jeunes du LSC qui réussissent à l'international, comme Gaby Lacroix ou Mathis Lebel, et d'autres qui font briller les couleurs du LSC sous d'autres cieux, ils sont l'ADN de la philosophie de formation du LSC. Au démarrage d'une nouvelle saison, il fait un état des lieux chez les jeunes du LSC.

Comme un peu partout dans les écoles de rugby hexagonales, il y a une baisse au niveau effectif. Au LSC aussi. Pourquoi ?

La baisse au niveau des effectifs au LSC ne commence qu'à 14 ans, à la fin du collège et se poursuit en cadets et en juniors. À cet âge, d'autres ouvertures sportives favorisent la tentation d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Les meilleurs sont tentés par les chimères de promesses tarifées et ne sont plus là pour motiver le groupe à persévérer dans l'effort et prendre du plaisir à gagner. Au collège, il y a 50 garçons par année d'âge pour tous les sports et on est dans l'obligation de s'associer avec d'autres clubs.

La transmission de générations en générations du rugby au LSC continue-t-elle à se faire ?

Je vois avec plaisir les joueurs du LSC et d'ailleurs, amener leurs enfants chez les moins de 6 ans et devenir coéducateurs. Il existe encore une mémoire collective à maintenir et à développer car le temps qui passe gomme l'identité si on ne l'entretient pas régulièrement par la convivialité et l'éducation sportive non élitiste.

Quels regards ont les enfants sur les plus grands et leur équipe de seniors ?

Peu d'enfants viennent aux matches. La journée en «rouge et blanc» que nous organisons chaque année à l'occasion d'un match de championnat est un moment important d'intégration et d'identification au club pour tous les jeunes joueurs et leurs parents. Le rêve d'un jour : jouer avec les seniors existe, mais il est difficile de le rallumer tout au long de l'année. Le découpage en pôle (école de rugby, jeunes, seniors) ne favorise pas la continuité entre générations de joueurs, d'éducateurs, d'entraîneurs, et génère de l'individualisme.

Quel avenir pour le LSC ? Pour ses jeunes, ses équipes seniors ?

S'il faut maintenir un groupe senior performant, vitrine du club, on doit élargir encore plus la base de la pyramide des âges et faire un effort particulier pour les cadets et juniors, âge des doutes, des ambitions au moindre effort. On ne doit pas oublier le rôle primordial des éducateurs et entraîneurs locaux qui sont le moteur du club. Et il semble que les nouveaux projets à réaliser vont dans le bon sens pour l'équilibre sportif du pôle jeunes, antichambre du groupe seniors.

Recueilli par E.D.


















Tom Dardenne : la tradition respectée

 Le LSC a depuis toujours une grande image de formateur et de révélateur de talent. Ce n'est pas Tom Dardenne qui va nuire à cette réputation, bien au contraire. Ce jeune Gimontois de 21 ans, étudiant infirmier, a rejoint les rangs du LSC à l'intersaison et n'a pas tardé à se faire remarquer. C'est un premier couronnement d'une déjà longue carrière car, c'est à 4 ans que le troisième ligne aile du LSC a touché ses premiers ballons au sein de l'Etoile sportive gimontoise. Son père, Pierre Dardenne, s'était déjà fait un nom dans le monde de l'ovale, côté Gimone, où il a officié en tant que trois-quarts aile chez les «rouge et blanc» de l'ESG, mais aussi côté Save, sans changer de couleurs, en faisant de beaux matches, déjà, pour le LSC. C'est donc une histoire de famille qui se perpétue, en changeant de poste toutefois. Mis au rugby par son père, Tom n'a pas songé à aller ailleurs, il a trouvé ce qu'il lui fallait : «Ce que j'aime, c'est le sport en lui-même, dit-il, ses valeurs de combat, les défis athlétiques que représente mon poste de troisième ligne où il faut être complet, courir, avoir le physique. Et puis il y a les valeurs de l'amitié.»

 

Le chemin menant d'une vallée à l'autre, il l'a fait avec son copain Paul Dinnat. Mais auparavant, il y aura eu le passage au FCAG, en cadets deuxième année et juniors première année. Le retour au bercail, les premiers pas en seniors, et le grand saut au LSC : «Venir au LSC est un challenge que nous nous sommes fixés Paul Dinnat et moi. On s'est dit que ça nous permettrait aussi d'évoluer, dit le Gimontois. Après, cette année, ce n'est pas facile, il y a plein de choses qui ont fait que ça ne va pas fort, on n'a pas été chanceux, surtout. Mais on peut toujours revenir, même si ce sera compliqué. De toute façon, il faut vivre pleinement cette saison, se faire plaisir et ça devrait aller mieux. Le groupe est très bien, et ça, c'est déjà très important.»

Il n'y a donc pas l'ombre du découragement chez ce gaillard réfléchi qui se définit comme travailleur, mais un peu trop râleur. Dimanche, ce sera Lavaur, il sait que ce sera un challenge très compliqué : «On va tout faire pour ne rien lâcher face à cette équipe du haut de tableau qui est habituée aux phases finales, on va faire front.»

Après, ce sera la trêve, et sans doute l'autre passion de Tom Dardenne, qui reprendra le dessus : la chasse, où père et fils se retrouveront à traquer le lièvre.

Ce que pense de lui, Alexandre Breuils, coentraîneur du LSC : «Lorsqu'il est arrivé chez nous, il a traversé une grosse épreuve. Nous avons fait notre possible pour être présent auprès de lui. C'est un garçon qui s'est montré très attachant dès le premier contact. De lui, on peut dire, comme on le dit de Renaud Pérès depuis 15 ans, qu'il n'a pas le profil pour son poste dans le rugby moderne. Il est trop petit, trop maigre, mais il trouve lui aussi toujours les ressources pour hausser son niveau. C'est un joueur qui est très «rugby», il a de l'enthousiasme, c'est quelqu'un qui a envie d'apprendre et depuis le premier entraînement, il progresse. C'est un garçon qui est bien et qui fera un homme «chouette».


René Daubriac, coprésident : «Le LSC ne lâchera rien»

Fédérale 1 - Interview. Lombez-Samatan est bon dernier de sa poule en Fédérale 1 mais son dirigeant historique est sûr que le club saura retrouver des ressources pour réagir

 

A la veille du dernier match des phases aller, qui verra le LSC se déplacer à Lavaur le 10 décembre, la position du club de la Save n'est pas des plus enviables. Dernier de la poule 3, à désormais plus de 10 points du ventre mou, le club saviste n'y arrive pas. Pourtant, ses performances sont tout sauf ridicules. Que ce soit face à Trélissac ou bien contre Castanet lors du dernier match joué à domicile, chaque fois c'est à la défaveur d'une infériorité numérique que le LSC s'est fait rejoindre et dépasser au score en début de seconde période, puis, à chaque fois, il lui manque le petit plus qui changerait lorsque le club offre sa réaction. Manque de réussite, incompréhension face à des points refusés, manque de chance aussi avec une infirmerie qui rassemble pratiquement toute une équipe susceptible de jouer en Fédérale 1. Bref, rien ne sourit au Lombez-Samatan-Club. Néanmoins, et malgré une situation très difficile, le LSC ne baissera pas les bras, comme le clame René Daubriac, coprésident du club.

Quel constat dressez-vous de cette première partie de saison ?

Comme en attestent les deux derniers matches à domicile, où menant à la mi-temps, le LSC a connu à chaque fois un retour de l'adversaire qui nous a privés de victoire. C'est la troisième saison du club en Fédérale 1, ce n'est pas si mal ! D'autant plus que beaucoup nous avaient promis un simple passage. Certes, la saison actuelle est difficile, sportivement, car le niveau des équipes de la poule s'est élevé. Quand nous avions trois ou quatre clubs au-dessus, aujourd'hui il y en a 7 ou 8 ! Et pour beaucoup ce sont des candidats au niveau supérieur. Cependant, le LSC est et restera lui-même, avec ses joueurs, ses valeurs. Parlons-en de ses valeurs ! Nous sommes le plus petit budget de la division, mais c'est nous qui possédons le plus grand effectif de dirigeants. Nous ne sommes pas moins de 50 lorsqu'il faut se mobiliser. Tous, nous sommes dévoués et c'est par notre travail que nous apportons la majeure partie de ce budget.

Est-ce l'effectif qui pose problème ?

L'effectif joueurs est à peu près identique à celui de la saison passée. Malheureusement, nous avons eu une cascade de blessures dès le début de la saison et cela nous a, bien sûr, amoindris. Il y a les leaders comme Moulis, Sudérie entre autres et puis il y a les pièces maîtresses Soulisse, Roumiguié et les autres. En tout, nous pourrions former une équipe avec tous les joueurs (possibles titulaires en Fédérale 1) qui sont absents des feuilles de matches ! Alors, bien sûr, il y a des retours, comme Nonnon qui vient tout juste de reprendre, c'est le cas de Salvat, Punch, bientôt Renaud mais la balance pèse encore pour l'infirmerie puisque Lauvernet, Janicot, Salis, Dachary et, dimanche, Damiot l'ont rejointe ! C'est le lot du rugby d'une division qui impose chaque fois du combat et de l'engagement. Mais dans ce domaine-là aussi, le LSC fait front et ne lâchera rien et la deuxième partie de saison devrait être plus positive à ce niveau.

 

Comment voyez-vous l'avenir du LSC ?

L'avenir, nous avons un sentiment d'injustice collectif qu'il convient de transformer en révolte pour rebondir. La saison est encore longue. Il y aura des retours à partir de janvier, des combats à gagner et enfin le calendrier sera lui aussi plus favorable. De plus, ce club est sain : à un moment où d'autres auraient explosé, le LSC se prépare à réagir car l'avenir lui appartient.

Et puis, si l'objectif maintien n'est pas atteint, nous savons que le rugby local de Fédérale 2 est attractif, plein d'espoirs. Sur ce rugby ne pèsent pas, ou moins, les obligations que sont les nôtres actuellement. Cela étant, l'objectif, je le dis et le répète, il est partagé, c'est le maintien. Le LSC, avec le soutien de tous, fera le nécessaire. Et c'est le ressenti que j'en ai au niveau du groupe, dans ce moment difficile l'ambiance à ce niveau est exceptionnelle. Ensuite, il faut le dire, les entraîneurs ont toute notre confiance et les joueurs notre affection. Le public et les supporters toujours fidèles vivent en osmose avec le club. Ils apprécient, je pense, le niveau de jeu et le rugby pratiqué par le LSC. Alors, tous ensemble, nous allons remplir le contrat avec notre fierté de l'honneur du maillot et la défense de nos valeurs. Depuis ma première prise de la présidence en 1978, le LSC a connu des hauts et des bas mais il a toujours su rebondir. Cela grâce à des hommes et des femmes de bonne volonté qui aiment ce club. Il faut continuer à bâtir l'avenir avec une nouvelle génération qui est là et qui aime ce club ! Les fondations sont solides et saines, de l'école de rugby aux cadettes, en passant par les espoirs et les cadets. En course, on peut construire avec l'amitié pour cimenter le tout. Le LSC n'est pas un gros club mais c'est un grand club !

 







Michel Villemur : «Soutenir la famille»

Fédérale 1 - Avec le président des supporters du Lombez-Samatan-Club

 

Michel Villemur est un des piliers du LSC, bénévole au club, il en est aussi le président des supporters. Il est célèbre pour son béret qui ne le quitte pas, pour sa bonhomie et son sens de l'humour. Mais cet humour l'a un peu quitté, dimanche, devant le peu de supporters qui avaient fait le déplacement de son équipe, lanterne rouge, à Bergerac.

Vous êtes forcément déçu, surtout dans la situation où est le club ?

Oui, le LSC est une grande famille. Dans une famille quand un membre est malade, tous les siens se rassemblent autour pour l'aider à surmonter la douleur.

Aujourd'hui, le LSC est grippé. La spirale négative l'a atteint. L'infirmerie ne désemplit pas depuis le début de la saison. La baraka a quitté la maison, c'est la scoumoune qui a pris sa place.

Dans ce cas-là que faut-il faire ?

Surtout ne pas tomber dans le piège du pessimisme qui tourne autour du stade. Il faut se resserrer. Se resserrer autour des joueurs qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Il faut soutenir les entraîneurs et les dirigeants qui ne cessent de travailler pour garder un club sein, surtout financièrement. Un club de campagne capable de former des joueurs de l'équipe de France, et cela aussi bien que les clubs du Top 14. On le voit bien avec l'exemple de «Gaby» Lacroix.

Et pour dimanche avec la venue de Castanet ?

En tant que responsable des supporters, j'adresse le message à tous les aficionados : «Encourageons notre équipe, comme les années précédentes lorsqu'on ramenait un bonus défensif presque à chaque déplacement». Les années se suivent et ne se ressemblent pas toujours, mais, c'est maintenant plus que jamais qu'il faut soutenir nos joueurs, nos entraîneurs et toute la famille du LSC.

Dimanche, cette équipe de copains est motivée pour montrer quelque chose qui ressemblera au match de Trélissac. Mais il faudra le 16e homme pour l'encourager. Celui-là, il est dans les tribunes, et c'est là, précisément, qu'il faudra encourager encore plus fort que d'habitude pour, enfin, inverser cette spirale négative. Je compte sur tous les supporters du LSC.

 




 

 

 

 

 

 

Cyril Maris : « On va retrouver le LSC »

Fédérale 1 - Bergerac-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures

 

Cyril Maris est un des nouveaux visages du LSC. Agé de 24 ans, il est employé au pôle des manifestations de la ville d'Auch. Mais ce qui le fait vraiment connaître du public saviste, c'est son rôle à la tête de la mêlée en tant que pilier, mais aussi pour le sourire charmeur pratiquement toujours présent sur son visage. C'est son père, demi d'ouverture au club de Montestruc, qui a fait découvrir le rugby à Cyril. «Le rugby, c'est un esprit d'équipe, on a tous le même intérêt dans le collectif, on se bat pour le collectif. Puis le rugby dans le Gers c'est très suivi, c'est le sport du Gers, le sport du Sud-Ouest.» Depuis, cette histoire de famille s'est muée en passion. Bien sûr, il y a eu quelques infidélités pour le foot ou le tennis de table. Mais le jeune Cyril est revenu à la passion de famille, au FC Auch tout d'abord, puis avec un passage au sein de l'Entente Vic-Condom en tutorat pour les juniors. Ensuite, c'est le retour à Auch, en Reichel et l'aventure de Nationale B avec le titre de champion de France. Après, c'est le choc de la relégation et de la disparition du FCAG. C'est alors le Lombez-Samatan-Club qui lui a proposé de se maintenir au plus haut niveau amateur, il a accepté cette offre. Il dit pourquoi : «Le LSC, c'est désormais le club phare du Gers. C'est un club qui a des valeurs et puis je reste dans les couleurs du «rouge et blanc». Mais il ne faut pas oublier, non plus, l'image du LSC. Quand on venait ici, c'était la «guerre», c'était de l'envie, de la passion pour le rugby. On joue pour le maillot. Ça m'a montré le même visage que mon ancien club. Après, cette année, la saison est compliquée parce qu'on a très mal démarré le championnat. On loupe les entames de match, ce qui nous met en difficulté. Mais je suis sûr qu'on va commencer à gagner, à engranger de la confiance et qu'on va redevenir le club de guerrier que l'on connaît partout».

Ses défauts : «Je n'aime pas perdre.» Ses qualités : «Je ne lâche rien.»

Ce que ses entraîneurs en pensent : «Le LSC ne s'est pas trompé en recrutant Cyril, c'est un gars comme on les aime à Samatan, il est bosseur, il a beaucoup d'humilité, il est dans la ligne de ce que peut faire de bien le rugby gersois».


A l'école de rugby du LSC

Rugby XV - Amateurs

 

Il y avait un tournoi pour l'école de rugby du LSC qui jouait à domicile et recevait Gimont, L'Isle-Jourdain et Trie-Pouyastruc. En moins de 12 ans, le LSC a signé une large victoire contre Gimont 30 à 0. Par contre, l'équipe s'est inclinée 0 à 5 face à L'Isle-Jourdain et 0 à 25 contre l'Entente des Coteaux. Les premières années (qui ne comptent pas moins de trois filles dans l'équipe) ont perdu leurs deux rencontres face à L'Isle-Jourdain et l'Entente des Coteaux. En moins de 14 ans, pour leur premier tournoi à 15 Groupama, l'équipe du LSC a fait très belle figure avec ses féminines et ses 80 % de premières années. Elles se sont imposées largement 25 à 0 face à l'Entente des Coteaux. Elles ont eu plus de mal face à la formation de Gimont. Contre cette dernière, il aura fallu attendre les 10 dernières minutes pour que la victoire choisisse son camp avec deux essais. Le 1er est dû à la percée de l'ouvreur Victor Minvielle, qui a trouvé un bon relais en la personne de Ricardo Peytavin. Le 2e essai démarre sur une relance de l'arrière Alexis Charrin ; Emma Cazelle est en soutien : stoppée à 1 mètre de la ligne, elle trouve en relais Pierre Plant. Au final, 14 à 0 et des récompenses pour le quatuor d'éducateurs. Prochain rendez-vous samedi 18 novembre, à Fleurance.





Damiot : l'ascension d'un grand discret

Fédérale 1

 

C'est à nouveau un joueur de la vallée de la Gimone qui a fait le grand saut pour venir dans celle de la Save. Mais pour Mathieu Damiot, le chemin a été plus long puisqu'il est originaire de Beaumont-de-Lomagne, et que, au club depuis 2013, il a longtemps fait ses armes en équipe réserve.

En fin de saison dernière les aficionados l'ont vraiment découvert, au fur et à mesure de la fréquence de ses piges en équipe I, mais aussi du très beau parcours de l'équipe de Nationale B, la saison passée. Désormais, ce troisième ligne aile continue à gravir les échelons de la confiance des entraîneurs.

Pour ce menuisier qui travaille dans l'entreprise familiale, le rugby a commencé très tôt au sein de l'école de Beaumont. Puis, après une dizaine d'années au football, qui se sont terminées par un ras-le-bol du ballon rond, retour au monde ovale avec une licence au sein de l'Entente Gimont-Mauvezin, avec le frangin.

Puis ce fut le retour à Beaumont avec les amis et, enfin, l'attrait du LSC a parlé. «C'est un club qui est très apprécié, dit Mathieu Damiot. La plupart des personnes lorsqu'on parle du LSC en ont une très bonne image, qui en jette. Beaucoup de joueurs ont envie d'y aller mais ce n'est pas évident. Ici, j'ai trouvé un club chaleureux. Ce qui m'intéressait aussi c'est qu'il y avait un plus haut niveau qu'à Beaumont et j'ai voulu tenter ma chance. J'ai mis le temps pour faire ma place mais j'y arrive, à un poste où je prends beaucoup de plaisir, en plus.»

Pour ce 100 % passionné de rugby, la situation du LSC n'est sans doute pas excellente, mais l'espoir est là : «Il faut y croire, la saison n'est pas finie, on devait s'en sortir, moi, j'y crois, tout n'est pas perdu.»

Contre Trélissac dimanche, Mathieu Damiot devrait, encore une fois, donner sans compter pour le club dont il est fier de porter le maillot.

En ce qui concerne ses défauts : il se reconnaît volontiers «grincheux au réveil, susceptible et mauvais perdant.»

Quant à ses qualités, il pense «être quelqu'un de généreux et de volontaire qui ne se décourage pas.

Pour Alexandre Breuils, «c'est un garçon discret trop sans doute, et au rugby ça ne passe pas trop. C'est un vrai gentil, comme peuvent l'être les Gascons et parfois on aimerait qu'il soit un peu plus c… C'est un gars comme beaucoup en rêvent dans les groupes de joueurs, toujours volontaire, toujours le sourire qui ne manque pas d'entraînement. Mais, s'il en est là aujourd'hui ce n'est pas du tout le fait du hasard.»



 

 

 

 

 

 

Alexandre Rainier : «Au LSC, tout n'est pas perdu»

Fédérale 1 - Graulhet-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures

 

Pour Alexandre Rainier jouer au rugby n'a pas été un choix très compliqué : «Mon frère avait commencé, alors j'ai voulu faire pareil que lui, j'avais quatre ans et demi». C'était à l'école de rugby de Castelnaudary, un club qu'il n'a pas quitté et où il a joué avec ses deux frères Romain et Adrian jusqu'à l'année dernière.

À 23 ans, le nouveau talonneur du LSC a décidé de tenter l'aventure saviste en Fédérale 1.

La première raison, c'est le travail. Technicien agricole à Monferran-Savès, il devait faire de nombreux allers et retours afin de participer aux entraînements et jouer avec son club. La fatigue engendrée par cet état de fait a été un aiguillon supplémentaire pour faire un pas du côté de la Save. Et puis, il a su saisir l'opportunité de jouer à un niveau au-dessus de son club d'origine : «Je voulais me faire une autre expérience que celle que j'avais avec Castelnaudary, et jouer dans cette division. Ce n'est pas évident car à Castel j'avais ma place incontestablement. Ici, je dois me remettre en question. Après, il y a l'image du club, le bon état d'esprit qui y règne même si c'est de la Fédérale 1. Et c'est vrai aussi que j'ai été très bien accueilli autant pas les joueurs que par les bénévoles. Après, un jour, je reviendrais à Castelnaudary, c'est sûr, dans combien de temps ? Je ne sais pas mais je retournerais au club de mes débuts.»

Pour l'instant, Alexandre Rainier profite de sa passion pour son métier, pour le rugby. Il profite aussi des nouveaux copains qu'il s'est fait en bord de Save. Le match nul de dimanche contre Bagnères-de-Bigorre (12-12), même s'il a pratiquement valeur de victoire, ne l'a pas satisfait comme la majorité de ses coéquipiers. Et il va continuer ses efforts pour que son nouveau club reste là où il est : «Tout n'est pas perdu pour le LSC, loin de là. Nous avons une très bonne technique, il nous faut continuer à travailler, sachant que les scores que nous avons subis ne reflètent pas le niveau de nos matches.»

On reconnaît très bien là les traits de caractère qu'il se reconnaît : «Question défauts je suis râleur, têtu, tignous, après, les qualités, je suis un bosseur, je pense avoir un bon état d'esprit, je ne me prends pas la tête, mais je suis aussi un bosseur qui ne lâche rien.»

Tout est dit, avec un tel état d'esprit, le maillot du LSC ne peut que bien lui aller.



La MJC de Monblanc et le LSC s'unissent pour la découverte du rugby

Rugby XV - Amateurs

 

ATTENTION LE TOURNOI AURA LIEU A SAMATAN ET NON PLUS A LOMBEZ

 

Mercredi 8 novembre, le Lombez-Samatan-Club, par l'intermédiaire de Pierre-Henry Deauze, animateur en formation BPJEPS en mention Loisir tous publics, organisera une rencontre balle ovale au stade Pierre Brocas de Samatan, de 14 h à 16 h 30. Cette rencontre sera l'aboutissement d'un cycle de 5 séances au sein de la MJC de Monblanc pour créer du lien entre les deux structures. Ce tournoi sera un bon moyen de faire connaître aux enfants la joie de la pratique de la balle ovale tous ensemble. Cet après-midi a pour principal but d'être ludique et permettre aux enfants de 8 à 12 ans de pratiquer des rencontres autour d'un ballon ovale avec des règles adaptées et sans contact. Pour tous renseignements, vous pouvez contacter Pierre-Henry au 06 43 07 94 13.







Rentrée de l'école de rugby

Rugby XV - Amateurs

 

C'est la rentrée aussi pour l'école de rugby du Lombez Samatan club samedi à 14 heures au stade Pierre-Brocas. Rentrée sans Christophe Lafforgue, le directeur sportif, après dix années qu'il a donné avec passion pour l'apprentissage du rugby au LSC. Jérôme Théodolin le remplace, aidé par Christophe Pigozzo.

L'école de rugby du LSC va mobiliser 31 éducateurs pour cette reprise. Les enfants de 4 à 14 ans seront accueillis, avec une prolongation d'un an pour les filles (licence : 80 € pour l'année, les chaussettes, le short et d'autres petits avantages sont offerts par le club). Cette année l'équipe d'éducateur espère que le club renouera le partenariat avec le collège François de Belleforest, qui a permis d'écrire de très belles pages sportives et pour le collège et pour le club.

Les entraînements ont lieu les samedi à 14 heures à Samatan et le mercredi à 17 h 30, les moins de 6 ne s'entraînant que le samedi.

Renseignements et inscriptions auprès de Jean Claude Carde au 06 32 66 50 38 ou bien au 05 62 62 56 65 et Alain Lagens 05 61 98 36 27




Mobilisation au sein du club pour les jeunes

Rugby XV - Amateurs

Difficile d'assurer les transitions entre catégories, d'avoir une échelle de générations parfaitement équilibrée. Le Lombez Samatan Club n'est pas épargné par ce phénomène. C'est la génération 2000-2001 qui connaît une défaillance côté effectif. «Le LSC a besoin que tous soient impliqués, pour rencontrer des jeunes qui ont envie de jouer et progresser dans ce club très performant», insiste Mariano Salazar. Une cellule Pôle-Jeunes a été mise en place pour les Cadets et Juniors qui seront dorlotés par des coaches. Le préparateur physique des seniors de 2016 prépare les jeunes cette année dès la reprise de la saison. Un stage rugby-canoé est prévu par le staff le week-end du 9 septembre. «Côté encadrants, nous allons nous appuyer sur des gens d'expérience avec pour les entraîneurs juniors avec devant Laurent Manavit, et derrière Benoît Argentin. Pour les cadets il y aura Jean-Philippe Moures pour les 3/4 et on attend une réponse d'un autre pour les avants. En attendant je prendrais les rênes devant avec Yoan Marty qui tient le même rôle chez les seniors». Le reste de l'équipe dirigeante sera complété par David Normand pour l'administratif et les soigneurs seront Christian Tardy et Thierry Sansas.

Les entraînements débuteront le 18 août prochain à 19 heures au stade de Lombez. Renseignements : 05 62 62 30 93, 06 73 46 41 99, ou 06 73 57 46 47.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE LSC RELANCE SON POLE JEUNES

 

Un projet d’accompagnement des jeunes a été mis en place afin d’aider les jeunes du LSC et ses formateurs pour mener à bien l’épanouissement du Club.

L’avenir appartient à la jeunesse et le LSC le sait bien, c’est pour cela qu’un pôle des moins de 16 ans, moins de 18 ans est mis en place afin de pouvoir attirer notre jeunesse vers une formation performante et bien entourée.

La génération 89 va mettre en place des dispositions adéquates pour faire évoluer les jeunes avec toutes leurs attentes.

Des journées portes ouvertes vont être créées pour attirer des copains qui voudront bien évoluer au sein du LSC qui est bien installé en Fédérale 1, et qui, grâce à eux, il évoluera encore longtemps en élite amateur.


 

 

 

 

 

 

«Gaby» Lacroix file chez les Bleus

Tournoi des VI Nations

 

La nouvelle a fait du bruit et du bien à Samatan et à Auch. A 24 ans, l'ailier du Stade rochelais, Gabriel Lacroix, a été appelé par Guy Novès pour rejoindre le groupe France qui doit affronter l'Ecosse, dimanche à Paris, en remplacement de Yann David, indisponible pour au moins quinze jours en raison d'une lésion musculaire.

La convocation de celui qui a fait ses premières classes à l'école de rugby du Lombez-Samatan-Club avant de rejoindre le Stade Toulousain en cadet puis le FC Auch en première année Crabos (moins de 18 ans), prouve la qualité de la formation gasconne. «C'est une fierté de voir ce petit Gersois réaliser le rêve de tout gamin qui joue au rugby. Je suis persuadé qu'il saura se montrer à la hauteur de tous les espoirs qu'on place en lui», s'enthousiasme le directeur du centre de formation du FCAG, Julien Sarraute, qui avait tout fait, à l'époque, pour faire venir le prodige dans le club de la préfecture, avant que ce dernier ne suive Henry Broncan à Albi puis rejoigne La Rochelle pour se révéler aux yeux du grand public.

Avec un physique devenu atypique au plus haut niveau (1,71 m, 80 kg), Gabriel Lacroix défie tous les standards modernes grâce à son talent et son tempérament. Et ce n'est pas Grégory Patat, ancien capitaine et entraîneur auscitain, aujourd'hui en charge des espoirs et des avants du centre de formation du Stade Rochelais, qui dira le contraire : «Gaby, c'est un joueur très disponible sur le terrain. Malgré son physique, il casse les placages. Il est dans l'avancée en permanence. Très fort dans le -un contre un-. Il se propose beaucoup et compense par une pointe de vitesse énorme. Il sait très bien jouer les -plus un- derrière le porteur, en se projetant dans les intervalles avec une grande efficacité».

Ces qualités n'auront donc pas échappé à l'œil du sélectionneur qui n'opérera pas beaucoup de changement pour le rendez-vous du Stade de France, après la bonne prestation des Tricolores à Twickenham (défaite 16-19). Gabriel Lacroix devrait être un des rares, voir le seul, à intégrer le groupe des 30 + 2 pour apporter un sang aussi neuf que gersois à l'équipe nationale.