Le Lombez Samatan Club, club de rugby chargé d'histoire, vous accueille sur son site.

Le groupe séniors évolue en fédérale 1, l'élite du rugby amateur. Fort d'une école de rugby dynamique et conviviale, d'un pôle jeune performant et d'une équipe cadettes compétitive, le club compte aujourd'hui un peu plus de 300 licenciés.

Venez découvrir sur ces pages la vie du LSC.  


Actualités :


Le LSC dépassé

Fédérale 1 - Valence d'Agen 40 Lombez-Samatan 17

 

Cela avait été annoncé du côté de Valence d'Agen, l'objectif du jour était de l'emporter pour être sur de la qualification. La chose est faite est bien faite après ce succès bonifié face à Lombez-Samatan. Comme toujours les Gersois ont joué avec leurs armes qui, souvent, perturbent les équipes adverses et à ce petit jeu ils ne prennent jamais trop de points. Mais pour les hommes d'Olivier Laurent et Adrien Figueiredo il était important, devant les supporteurs valenciens, d'offrir du spectacle, avec le succès bien sûr. Sous un soleil printanier pour ne pas dire plus, et durant la première période les deux équipes vont se donner à fond, mais les «ciel et blanc» jouent un ton au dessus, et le score a très vite été ouvert par le «revenant» Bastien Lacombe qui était coché sur la feuille de match comme titulaire après plusieurs mois d'absence. Alors que les Valenciens recherchaient la faille dans la défense adverse, le centre valencien surgissait ballon en main et filait sur 50 mètres pour marquer son premier essai de la saison. Le ton était donné, et quelques minutes plus tard ce sera aux avants d'en faire de même sur une pénaltouche le ballon bien calé dans les bras de Thomas Gaston et la «cocotte» a terminé derrière la lige blanche. Ça va très vite chez les Valenciens, qui vont être récompensés cette fois par le demi de mêlée Guillaume Dulay qui filera le long de la touche et ne sera jamais rattrapé. Depuis les tribunes les spectateurs se régalent d'autant que les avants font des misères à leurs adversaires du jour et M. Martin n'hésite pas à accorder un essai de pénalisation aux locaux si bien qu'au repos le score est largement en faveur des Valenciens 28 à 3.

La deuxième période débute mais cette fois ce sont les Gersois qui vont mettre la main sur le ballon et durant une vingtaine de minutes ils vont enchaîner les bons mouvements. Coté valencien on a perdu le fil conducteur du jeu qui leur avait bien réussi auparavant, on joue à la «baballe» mais pas efficacement et les Gersois vont en profiter à la 53e et à la 62e minute. Sur le banc des entraîneurs on affiche la mine des mauvais jours, les coups de gueule fusent et les dix dernières minutes seront à nouveau entièrement valenciennes avec des essais de Charly Platek et de Benjamin Sicard. La messe était dite.


Valence d'Agen 40 — Lombez-Samatan 17

MT : 28-3. Arbitre : Mr fabrice Martin (Centre)

Pour Valence -d'Agen : 6 E, Lacombe (4e), Gaston (11e), Dulay (16e), de pénalisation (37e), Platek (74e), Sicard (80e), 4 T (4e, 11e, 16e, 74e) Borderies Benjamin.

Pour Lombez-Samatan 2 E Damiot (53e), Charlas (62e), 1 P Dilhan (8e), et 2T Dilhan (53e, 62e), Carton blanc Peres (33e), Janicot (68e), carton jaune Cortes (76e).

Valence d'Agen : Platek, Lecareux, lacombe (Robert 54e), Henric (Borderies benoit 58e), Deschamps (Sicard 76e), (o) Borderies Benjamin, (m) Dulay, Van Wyk, Lescout, Thuery (Verdy 41e), Aisake (Salse 41e), Deltour, Margveliani (Zaridze 50e), Gaston (Khanfous 50e), Nerocan (Hernandez (50e)

Lombez-Samatan : Dilhan (Lauvernet 46e), Soulisse, Roumiguie (Pedussaud 80e), Baron, Darrieux, (o) Cortes, (m) Revel (Rousse 48e), Sicard, Daminot (Lopes 64e), Peres, Charlas, Dachary (Renaud 56e), Bellier (Janicot 46e), Raynier (Moulis 40e (Raynier 49e), Maris (Salvat 40e).

M. B.


LSC : le moindre point sera bon a prendre

Fédérale 1

 

C'est l'un des matches où la «glorieuse incertitude du sport» va avoir son mot à dire. En effet, Valence-d'Agen est à une tranquille 4e place qualificative et personne ne pourra l'en déloger, ses poursuivants, Bergerac et Castanet, pointant à 9 points, avant de se rendre respectivement à Saint-Sulpice et à Blagnac. Bien sûr, en battant le LSC pour ce match en retard, les Tarn-et-Garonnais se hisseraient sur le podium de la poule au détriment de Lavaur, mais quel intérêt y aurait-il ? Est-ce que Valence-d'Agen va préserver ses forces pour les phases finales du Jean-Prat face à des Gersois qui, eux, ont besoin de points ?

Côté LSC, on sait que tout point gagné sera bénéfique. Au train où vont les choses, c'est-à-dire la nouvelle réforme de la Fédérale 1 avec 4 poules de 12, et la relégation de Chambéry sur tapis vert, seuls trois clubs devraient descendre en Fédérale 1 cette année.

Dans la position du LSC, le seul moyen d'échapper à la relégation c'est de parvenir aux play-down. Pour cela, il lui faut au minimum deux points. Cela à conditions, toutefois, que Graulhet n'en marque pas lors de son voyage à Rodez. Les Aveyronnais, avec beaucoup de chance et une victoire à 5 points, peuvent encore prétendre à une petite chance de qualification.

Donc, le moindre point pris par le LSC sera précieux et ce match sur les bords de la Garonne peut être l'occasion d'en prendre, malgré tout. Sinon ce sera le va-tout à domicile, à la fin du mois, face à Lavaur.

C'est bien ce dernier match qui est en ligne de mire de tout le club. Alors, fera-t-on l'impasse sur le match de demain (et les chances de glaner quelques points), afin de préserver le meilleur des forces pour le dernier match ? Difficile de le prévoir et de prévoir ce qui va se passer dans la tête des garçons.

Ce qui est sûr, c'est que le club saviste fera au mieux, avec, de nouveau, une infirmerie bien garnie. De ce fait, il va faire appel aux jeunes et comme les espoirs ne jouent pas ce week-end, ce sera pour nombre d'entre eux d'essayer de briller en équipe I. Toute la question de cette rencontre est : est-ce que, pour une fois les enjeux et le contexte pourront niveler les valeurs ?

Au match aller, le vice-champion de France en titre l'avait emporté 21 à 27, en marquant 4 essais. Côté saviste, on avait joué crânement les chances offertes surtout par l'indiscipline visiteuse, en tout, six pénalités et un drop avaient été marqués par les Gersois. Ils avaient mené au score, logiquement, mais avaient aussi été lourdement sanctionnés en fin de match, face à une formation qui possédait un banc aussi redoutable que les titulaires. Le LSC avait fini par baisser pavillon sur un score beaucoup trop lourd. Qu'en sera-t-il cet après-midi ?

E.D.


Eric Daubriac : «Des règles pour exclure»

Fédérale 1 - Avant le déplacement à Valence-d'Agen, demain (15 heures), le président du Lombez-Samatan-Club juge la nouvelle formule du championnat, qui prendra effet la saison prochaine

 

Retour deux ans en arrière pour la Fédérale 1, avec quatre poules de douze équipes pour la saison prochaine. Le point de vue d'Eric Daubriac, coprésident du LSC.

Que vous inspire ce retour à l'ancienne formule de la Fédérale 1 ?

Disons-le d'emblée, la poule Elite a été un problème quasi insoluble pour la FFR. Il restera cinq à six clubs dont on ne sait trop que faire, car trop gros chez les petits et trop petits pour aller chez les gros. Il faut, pour expliquer ce retour en arrière, se souvenir d'où venait la marche en avant de l'époque vers la poule Elite de Fédérale 1. Elle énonçait les critères dans cet ordre pour en faire partie. Le financier d'abord, puisqu'il fallait respecter un budget d'1,6 million d'euros minimum, l'administratif ensuite, avec des infrastructures et des structures de club d'un standard suffisant, et le sportif, enfin, car il faudrait quand même bien gagner sa montée sur le terrain dans un entre-soi volontairement réduit. C'est ce qui avait été imaginé par et pour un tout petit cercle de gros clubs, aidés par un deuxième cercle de petits clubs qui se croyaient plus gros qu'ils n'étaient.

Las ! Le verdict sur les deux saisons passées a démontré que seul le premier cercle pouvait aspirer à l'échelon du dessus, la Pro D2, en remplissant toutes les cases, soit 5 à 6 clubs par saison au maximum, insuffisant pour en faire une poule. C'est pourquoi la FFR a choisi de revenir, avec l'assentiment de la majorité des clubs, à quatre poules uniques comptant trois têtes de série par poule dans un championnat qui élira un vrai champion de France de la Fédérale 1 qui, assurément, sera le meilleur de cette division, le finaliste montant en Pro D2 aussi, pour autant que les critères financiers soient au rendez-vous, in fine. On remet donc le sportif au premier plan dans une compétition plus lisible : huit quarts de finalistes et deux descentes par poule, avec un champion. Il y aura aussi un Trophée Yves-du-Manoir pour les élèves moyens de la place 3 à 6. Ceux qui imaginaient régulièrement une Pro D 3 en seront pour leurs frais, car, justement, la Ligue nationale de rugby, qui sait compter, ne semble nullement encline à vouloir partager le magot des droits télévisuels avec 10 à 12 clubs supplémentaires. Voilà une deuxième bonne raison, peut-être essentielle, pour la FFR, de trouver une solution plus pérenne pour les clubs huppés de Fédérale 1 qui doivent bien y rester.

N'existe-t-il pas un danger à voir des structures professionnelles à gros budgets confrontées à de vrais clubs amateurs ?

Bien sûr, il y aura Narbonne, Dax, Tarbes ou Bourgoin qui ne sont plus ce qu'ils étaient, avec Saint-Sulpice ou Oloron. Mais il y a deux ans, il y avait Nevers, Vannes et Angoulême, qui ont évincé, depuis, les premiers nommés de la Pro D2, avec Mauléon, Lombez-Samatan ou Graulhet dans une division déjà très inégale. Les écarts en termes de budget sont abyssaux, le physique n'a rien à voir non plus entre Rouen et ses Anglais parfaits, ou Tyrosse et ses Landais amateurs. Mais le président de Tyrosse et tout son peuple du rugby doivent déjà rêver à la réception du grand Dax, vous pouvez en être sûrs, et ne pariez pas trop tôt sur le vainqueur. Pour ce qui est du marché des joueurs, je conseille à tous de se tourner d'abord vers les jeunes espoirs sortant des centres de formation qui méritent de jouer en Fédérale 1 pour s'y aguerrir ou y rester. Beaucoup de présidents comprennent aussi la limite à recruter trop d'étrangers pour le rugby amateur, et une attractivité qui décline. Enfin, le recours aux intermédiaires devrait être prohibé en division amateur, mais comme ce n'est pas le cas, ici aussi, que chacun fasse lui-même sa police et le marché sera moins problématique.

Quelles seront les conséquences pour le LSC ou les clubs comme lui ?

Le LSC et ceux qui lui ressemblent, dont je m'empresse de dire qu'ils sont en fin de poule de Fédérale 1 ou en tête de poule de Fédérale 2, ne sont pas forcément invités. Comme dans tout système, quand on critérise de plus en plus (pas d'entente possible entre clubs chez les cadets et les juniors, moins de 23 ans obligatoire avec un championnat autonome, double contrôle financier annuel par la DNACG, convention collective régissant les rapports entre clubs et joueurs), c'est qu'on pose des règles pour exclure les clubs comme le LSC et une quarantaine de clubs semblables à lui évoluant en Fédérales 1 ou 2. Est-ce que c'est nouveau ? Non. Est-ce que le phénomène s'accélère ou s'organise avec plus d'insistance et d'imagination ? Sans doute. Notre rôle est de faire du mieux que nous pouvons au meilleur niveau possible pour le club en respectant les enjeux dans toutes nos catégories. A ce jour, nous ne savons pas encore si nous évoluerons à ce niveau ou en dessous, l'an prochain. Mais, en attendant, le retour du RCA qui adviendra, et je le leur souhaite vivement, il serait bien qu'un club gersois porte le flambeau encore quelque temps, que ce soit à Lombez-Samatan, à Fleurance ou à L'Isle-Jourdain.

Recueilli par E. D.


Alexandre Bellier en tête de mêlée

Fédérale 1 - Valence-d'Agen-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures

 

A 25 ans, petit à petit, Alexandre Bellier se fait un nom sur les bords de la Save, à son poste de pilier droit. Ce passionné de ski (il a du mal ces derniers temps à profiter de la neige des Pyrénées) a un poste clé au sein de la mêlée, un poste qui est aussi très très prisé par les clubs. C'est aussi un des postes les plus spectaculaires où le joueur est très attendu. Alexandre Bellier en a fait son miel, lui qui a débuté par le foot, s'est rapidement tourné vers le rugby pour rejoindre les copains, tout d'abord. Ensuite, l'ambiance lui a plu, il a trouvé ses repères dans ce jeu où son père a officié lui aussi du côté de Portet-sur-Garonne.

Des débuts en benjamins à Masseube où il a suivi le cursus des jeunes joueurs, puis ce sont les Crabos et les Reichel d'Auch, et enfin c'est le LSC où son BTS en alternance de géomètre l'a mené. À son âge, l'heure de la maturité est venue et il semble être au rendez-vous dans ce secteur de jeu qu'il aurait du mal à abandonner, tout comme son club d'adoption. «Maintenant, j'aurais du mal à quitter le club, dit ce grand discret, à cause de l'esprit de famille qui m'a aidé à rester ici. Si je l'ai choisi, c'est parce que j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de joueurs de ce club en sélections, j'ai toujours su que c'était un très bon club formateur. Avec mes études, j'ai préféré venir ici où j'ai pu évoluer, ce club m'a donné l'envie d'aller plus loin. Maintenant pour son avenir, je souhaite et j'espère qu'il restera en Fédérale 1, au milieu des grands parce que le LSC reste un grand club.»

Quant à ses qualités : «Je n'aime pas donner ce genre d'info, ce n'est pas facile, je laisse le soin aux autres de la faire». Pour les défauts : «J'en ai un paquet : manque de prise d'initiatives, peut-être trop timide, manque de confiance…».

Ce qu'en dit, Grégory Moulis : «C'est un jeune joueur qui a de l'avenir. Depuis quelques matches, il a intégré le groupe de la Ipremière au gré des blessures, il nous a fait de suite de très belles prestations en remplacement de Cyril Punch, surtout sur ce poste qui est très exigeant. On le connaissait de par ses matches en équipe B mais, qu'il soit si vite à ce niveau-là, ça a été plus que positif et ça nous a rendu de grands services. Au niveau du jeu, il a une bonne tenue en mêlée, il est très actif. Après, il a une grande marge de progression, au niveau de la régularité en mêlée, et après il faut qu'il se lâche un peu plus, qu'il utilise et prenne en compte ses nombreuses qualités. C'est un gars d'avenir. Humainement, c'est quelqu'un de discret, largement apprécié dans le groupe, et pareil que dans le jeu quand il se lâche, il peut être très jovial et très bon vivant.»

E. D.


Pas d'exploit pour le LSC

Lombez Samatan Club

 

Contraindre un adversaire moins bien classé à respecter la hiérarchie est une chose, faire le plein en vue de l'accélération inhérente à la dernière ligne droite en est une autre. Ainsi, les Castanéens ne se sont que partiellement acquittés de leur tâche, hier après-midi, aux dépens de Gersois susceptibles de démarrer eux aussi sur les chapeaux de roues. Il est vrai que le souffle du vent d'autan plaidait en faveur de l'application d'un schéma tactique performant côté saviste. Défense – dans la zone de ruck comme sur les extérieurs – ou jeu au pied, autant de paramètres avec lesquels les visiteurs ont appris à composer de longue date. Non seulement ces derniers parviennent à contenir les assauts de leurs hôtes, mais, contre toute attente, le début du deuxième acte leur est favorable via l'essai inscrit par le principal préposé à la conduite des débats. Une réalisation qui va peser lourd dans la balance, en ce sens qu'elle oblige les Haut-Garonnais à attaquer tous azimuts en l'espace d'une grosse demi-heure.

Certes, de par l'apport d'un banc en chêne massif, Castanet va dominer de la tête et des épaules. Mais, si le handicap de onze longueurs est comblé sans coup férir, il n'y aura pas de cinquième essai synonyme de bonus offensif. Les efforts dans l'axe resteront improductifs, l'arrière-garde de Lombez-Samatan s'arc-boutant sous la pression. De même, en dépit d'une nette supériorité au niveau de la cavalerie légère, toutes les actions échoueront aux abords immédiats de la ligne d'en -but.

Ennuyeux mais pas dramatique non plus, dans la mesure où les Castanéens ont encore trois échéances à négocier au mieux s'ils veulent prendre place dans le dernier tronçon menant au Jean-Prat, le 29 avril prochain. En ce qui concerne les vaincus, statu quo puisque le bonus défensif avec lequel ils ont flirté pendant quelques minutes (24-21) n'a pas été engrangé.


Castanet 31 — Lombez-Samatan 21

MT : 10-14 ; arbitre : Guilhem Capdevielle (Normandie) ; 600 spectateurs.

Pour Castanet 4 E Verdier (19), Libes (53), Cazes (57), Perlès (63) ; 1 P (9), 4 T (19, 53, 57, 64) Folliot.

Pour Lombez-Samatan 2 E Soulisse (14), Bensallah (49) ; 3 P (4, 11, 25), 1 T (49) Dilhan.

Evolution du score : 0-3 ; 3-3 ; 3-6 ; 3-11 ; 10-11 ; 10-14/10-21 ; 17-21 ; 24-21 ; 31-21 ;

CASTANET Duplan ; Belières, Sabatier (Guerin, 65), Folliot, Martin ; (o) Salut (Quarendon, 75), (m) Verdier ; Libes (Brody, 58), D'Aram de Valada (cap), Durbesson (Vergé, 58) ; Allard (Benistant, 66), Mbodji (Azéma, 50) ; Gagnidzé (Bonnot, 62), Bonnot (Perles, 60), Tarroque (Cazes, 44).

Carton jaune : Durbesson (37)

LOMBEZ-SAMATAN : Dilhan ; Delbos, Darrieux (Baron, 74), Romain Roumiguié, Soulisse ; (o) Cortès (Lauvernet, 62), (m) Bensalla (Revel, 62) ; Damiot (Lopez, 71), Sicard, Renaud Perès ; Dachary (Charlas, 71), Lavigne ; Janicot (Bellier, 65), Moulis (cap) (Raynier, 54), Salvat (Marris, 71).


Lombez-Samatan n'a rien à perdre

Fédérale 1 - Castanet-Lombez-Samatan. Aujourd'hui à 18 heures

 

Comme tous les matches à venir, quatre au total, tous seront importants pour le LSC afin d'obtenir un ticket pour les Play-down. Le club saviste n'a pas de droit à l'erreur. Pour le manager de l'équipe, Olivier Argentin : «Nous sommes à la recherche du moindre point. Nos phases finales à nous, nous les avons débutées depuis que nous avons été surclassés à Bergerac. On doit rattraper Graulhet point par point, aller chercher le bonus à Castanet, comme ailleurs. Et ce ne sera pas facile aujourd'hui car Castanet a besoin impérativement d'une victoire bonifiée dans sa course à la qualification qu'il dispute à quatre autres clubs. Ils ont les arguments pour ça, entre autres, ils produisent énormément de volume de jeu. Cette équipe nous convient, oui et non. Ils sont moins physiques que les autres équipes de la poule, par contre leur jeu est basé sur la vitesse. A nous de respecter les consignes de les faire déjouer.»

Au match aller, si le LSC avait bien maîtrisé la première mi-temps qu'il menait largement (18 à 3), il avait payé très cher une infériorité numérique en début de seconde période. L'écrasante domination des Gersois en fin de partie n'avait pas suffi à inverser la vapeur. Ils s'étaient vu refuser deux essais. Trop occuper à courir après le score, ils s'étaient exposés à un contre qui est arrivé à la fin d'une énième séance de pilonnage en règle des Gersois. Castanet avait récupéré un ballon et marqué un essai en contre privant le LSC du bonus défensif. Un bonus pourtant plus que mérité. S'il est un symbole dans la saison du manque de chance, de réussite de défaut de gestion, ce match-là est un exemple dans cette saison difficile.

Néanmoins, avec ce qu'il a montré le week-end dernier, face à Bergerac, bien supérieurement armé dans tous les secteurs, le LSC, avec ses valeurs, peut aller chercher une revanche dans la banlieue toulousaine. Il n'a pas encore créé d'exploit cette saison, alors pourquoi pas lors de ce très court déplacement ? De toute façon, il n'a rien à perdre, bien au contraire. Reste que le combat face aux Dordognots, samedi, a laissé des traces. Anthony Nonnon, sorti pour un problème de cervicales, ne pourra pas jouer ce week-end, Maxime Salis, lui aussi a été blessé, quant à Antoine Cans, il s'est fait fracturer le nez durant ce même match et ne pourra donc pas tenir sa place à l'aile.

E. D.


Quentin Salvat : un discret efficace

Fédérale 1 - Castanet-Lombez-Samatan, demain à 18 heures

 

La pratique du rugby n'est pas le fait du hasard pour Quentin Salvat, c'est une tradition familiale. Néanmoins, on était habitué chez les Salvat à jouer plutôt à l'arrière. Son arrière-grand-père jouait 15, son grand-père, 10, et son père 9. Quentin, lui, a été dirigé vers le pack en raison de son gabarit, par contre il a hérité des jambes de la famille, car pour un pilier gauche, il est assez intenable pour les défenses adverses. Au LSC où il a posé ses valises il y a trois ans, personne ne va s'en plaindre. A 24 ans, ce technicien de production a déjà une belle carrière. C'est chez les benjamins qu'il a débuté, à Ville franche-de-Lauragais. Il a passé trois ans au Stade toulousain en Crabos, puis en Reichel. Puis, c'est ensuite le LSC où il a suivi ces copains d'études d'Auch, Celaya et Arguerich. Tant pis pour Villefranche-de-Lauragais, patrie d'adoption de son père, originaire de l'Aude, et de sa mère, Auvergnate. On lui avait vanté, comme toujours, les qualités d'accueil et l'atmosphère familiales du club saviste. Il n'a pas été déçu et n'envisage pas d'aller ailleurs, la famille et ses copains du LSC l'ayant facilement adopté.

Les aficionados savistes ont fait de même. Il faut dire que Quentin est aussi discret à l'extérieur du terrain, qu'il est en vue dedans. Sa correction dans le jeu est proportionnelle à son engagement, ce qui en fait un joueur très respecté. Il fait partie des incontournables du pack. Hors du terrain, il est aussi recherché en tant que partenaire de belote dans le car des joueurs. Reste que pas grand monde est prêt à le suivre dans l'autre discipline qu'il affectionne et qui est très exigeante, le ski de randonnée. Quant à l'avenir du LSC, voilà ce qu'il en dit : «Au début de saison, on n'était pas vraiment dans le combat, la saison va se jouer sur les deux ou trois derniers matches, on fera tout pour arriver aux Play-down» et le LSC peut compter sur lui pour joindre le geste à la parole.

Ses qualités : «Je laisse aux autres le soin de les dire.» Ses défauts : «Je suis râleur, têtu.»

Pour Yohan Marty, entraîneur des avants : «C'est un joueur appliqué qui a fait beaucoup de progrès ces trois dernières années. Issu de la Fédérale 2, il a su s'adapter aux différences en mêlées. En trois ans, je l'ai vu grandir. Pour moi c'est un des meilleurs piliers gauches de la poule. Il a beaucoup de marge de progression, sachant qu'à ce poste on arrive à maturité à partir de 27 ans. Son principal défaut, c'est d'être trop gentil, il faut être un peu «tueur» à ce poste pour l'adversaire. Après, c'est un joueur qui a un déplacement important, c'est quasiment un quatrième troisième ligne. C'est aussi un garçon formidable, agréable à entraîner en termes d'écoute d'état d'esprit, on rêverait d'avoir que des garçons comme ça».

E.D.


Le LSC tombe avec les honneurs

Fédérale 1

 

Difficile de faire plus rapide comme entrée dans un match, en effet c'est dès la troisième minute que les Bergeracois ont ouvert le score. Une relance des quarante mètres gersois, une défense qui flirte, voire plus, avec la ligne d'avantage, et c'est l'interception du 11 visiteur Hellec. Il a le champ libre laisse parler sa vitesse et c'est l'essai imparable entre les poteaux. 0 à 7 avec la transformation de Lozeille, l'USBergerac, menait donc, pas pour longtemps, en bon gascon les Gersois ne s'en sont pas laissé compter et dès le coup de renvoi, ils ont récupéré le ballon. S'en est suivi une très longue séquence de jeu avec toujours une défense extrêmement haute et gênante, trop peut-être, des visiteurs. Antoine Cans, l'un des ailiers du LSC, prends l'intervalle et plein champ rend la politesse aux visiteurs. 7 partout avec la transformation de Lauvernet. Le ton de match était donné définitivement, avec du jeu à outrance, pour le bonheur de tout le monde. Ceci malgré les conditions très difficiles, à savoir le vent que les visiteurs avaient dans le dos en première mi-temps, et un terrain très gras.

Le LSC face à cette équipe de grande expérience, souvent très roublarde, a tenu bon, malgré une infériorité physique évidente. Jamais les Gersois ne se sont laissés aller à se débarrasser le ballon, laissant augurer une bonne maîtrise dans la gestion du match de leur part. A la 11e, sur une faute au sol sur les 40 mètres du LSC, l'USB bénéficiait d'une pénalité et prenait le score. 7 à 10. Puis 7 à 13 sur une nouvelle faute, assez mal défini, sur une chandelle gersoise.

Dominés territorialement, les locaux ont fait valoir leur extraordinaire vaillance face à une formation très joueuse, ballon en mains mais aussi avec le placement et les petits riens qui pourrissent tout de même un peu les débats. Et pourtant, ces derniers n'ont pas profité de leur avantage territorial même en envoyant du jeu de tous les côtés, lors de très longues séances où le LSC est sorti grandi par la discipline de son jeu. Ceci à permis aux hommes d'Olivier Argentin de revenir dans le camp adverse et de proposer, eux aussi, du jeu, et d'obtenir une pénalité que Nicolas Dilhan a transformé juste avant le repos.

10 à 13, on était loin du score calamiteux du match aller.

Le second acte a été une belle copie du premier avec énormément de jeu de chaque côté, avec, bien entendu, une supériorité logique des visiteurs. Sur une de leur interminable séquence de jeu, ils ont trouvé le bonheur à la corde avec Marty qui a réussi à s'arracher sur trente mètres. 10 à 20 avec la transformation de l'inévitable Lozeille qui n'a manqué qu'un seul coup de pied. Il restait 20 minutes à jouer et le LSC s'est employé à essayer de trouver la faille dans une défense toujours aussi hautement placée. L'USB a tout de même souvent souffert dans les mauls, surtout dans cette fin de match. C'est d'ailleurs sur une de ces phases de jeu, écroulée par leur soin, que les visiteurs ont écopé d'une pénalité. 13 à 20 et 8 minutes à jouer. Bergerac s'est relancé dans l'offensive face à une formation locale qui a mis les barbelés et a poussé les visiteurs à la faute. La fin intelligemment jouée de la part des Gersois leur a permis d'engranger un point de bonus défensif largement mérité face à une impressionnante équipe de Bergerac qui s'est vite fait au jeu de sa nouvelle division.


Lombez-Samatan 13 — Bergerac 20

MT : 10-13.

Pour Lombez-Samatan 1 E Cans (6) ; 1 T Lauvernet (6e), 2 P Dilahn (40e) Lauvernet (73e)

Pour Bergerac 2 E Hellec (3) Marty (57), 2 T (3, 57), 2 P (11, 20) Lozeille.

Lombez Samatan Dilhan soulisse, Darrieux, Roumiguié, Cans, Lauvernet, Bensalla, Sicard, Salis, Nonnon, Dachary, Lavigne, Bellier, Raynier, Salvat. En cours de jeu, Maris, Moulis, Charlas, Peres, Damiot, Cortes, Rousse Janicot.

Bergerac : Ouchene, Marty, Lozeille, Hellec, Delmas, 10 Farmer, 9 Lachaud, Taziex, Casagrande Sempey, Sosefo Vern Ovali Hakim, Abriat, Sisombath Ovali Moukrine. Sont entrés en cours de jeu : Racca, Mouhoubi, Nakailagi, Chapon Jardel, Williams, Laval.

E.D.


Face à Bergerac, le LSC joue gros

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Bergerac, aujourd'hui à 16 heures

 

Le compte à rebours est lancé pour le LSC qui a quatre matches pour acquérir son billet pour les Play-down, contre trois à Graulhet. Au classement, il manque trois points aux Savistes pour arriver à leurs fins. Mais voilà, après la grosse déconvenue à Trélissac, est-ce que les joueurs savistes vont savoir se ressaisir face à l'autre formation de la Dordogne ? Ce ne sera pas évident car elle a frappé un grand coup, dimanche dernier, en s'imposant 34 à 17 face à l'un des ténors de la poule, Lavaur. D'autant moins évident lorsqu'on sait qu'au match aller le LSC avait subi le plus gros score de la saison, 52 à 5, face à cette même équipe de Bergerac. De plus, cette dernière est toujours en lice pour une place en qualification, et une défaite sur les bords de la Save pourrait signifier la fin de ses espoirs.

Au match aller, la fin de la première mi-temps avait été catastrophique pour le LSC, avec trois essais pris en moins de dix minutes. L'équipe, grandement affaiblie par de nombreuses absences, dues à une infirmerie remplie, n'avait pas pu relever la tête en seconde période et avait encaissé cinq essais contre un marqué (Delbos). Face à elle, une formation dordognaise très complète qui avait su tuer toute rébellion de la formation gersoise, en particulier lorsque celle-ci était un peu trop remuante, durant la première demi-heure.

Ce samedi donc, pas trop de droit à l'erreur pour les hommes du trio Argentin, Breuils, Marty, car, ensuite, ce sera deux déplacements, toujours pareil, chez deux équipes qui se disputent une place en qualification, Valence-d'Agen (match en retard) et Castanet.

La réussite de cette journée dépend de la faculté des joueurs savistes de montrer à nouveau un visage conquérant et volontaire, ce qu'ils ont oublié de faire le week-end dernier. En cela, les retours de Moulis, Dachary et peut-être Bertrand vont faire énormément de bien. Par contre, la blessure de Pédussaud pèsera à l'aile où ce joueur au mental d'acier apporte beaucoup. Reste les jeunes dont l'apport est déterminant cette année et qui se montrent à la hauteur des challenges réussis pour le club en 2018. Le LSC a prouvé qu'il était capable de faire de très belles choses, de mettre le feu à Bagnères-de-Bigorre et à Lavaur, de bousculer Blagnac, ça, c'est pour l'histoire la plus récente. Ne dit-on pas à l'impossible le LSC n'est pas tenu ?

E. D.


Breuils : «Plus de calcul pour le LSC»

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Bergerac, demain à 16 heures

 

Le LSC va recevoir Bergerac, demain, à 16 heures, après une grosse défaite à Trélissac qui est venu mettre un coup d'arrêt à un excellent début d'année. Dans sa course pour le maintien, avec, en face, un seul adversaire, Graulhet, le LSC n'a pas le droit à l'erreur et doit glaner un maximum de points, Alexandre Breuils, coentraîneur du LSC, fait le point.

Comment abordez-vous ce match face à Bergerac ?

Tout simplement comme tous les matches de 2018. On a sacrément compromis notre saison sur la phase aller, donc on ne peut plus se permettre de calculer sur la phase retour. C'est matches après matches et chaque rencontre est une petite finale pour nous. Après, on ne se focalise pas sur le plan comptable, sinon nous aurions baissé les bras depuis longtemps. Il faut qu'on appréhende tous les matches avec l'obligation de gagner. On doit aussi avoir un retour sur investissement de la part des joueurs, des bénévoles du club, il faut qu'on ait ce retour. Après, dimanche, 8 heures de car, on revient avec 40 points, des blessés, est-ce que ça va casser notre dynamique ? La réponse appartient aux garçons.

Quand on voit l'excellent début d'année 2018, on se demande ce qui a bien pu manquer au LSC pour éviter le naufrage de la première phase ?

C'est complexe, peut-être qu'on n'était pas suffisamment bons. Nous n'avions pas les ingrédients basiques sur le terrain, du moins on n'a pas su les mettre tous ensemble lorsqu'il le fallait. Après, on a eu beaucoup de blessés, et là où on aurait aimé avoir du temps pour intégrer les jeunes, ce qui est l'ADN du LSC, on a dû faire une intégration en groupe. Ils ont été trop nombreux en même temps.

Maintenant, nous avons retrouvé des joueurs cadres. On a ces jeunes, mais, ensuite, sur le terrain, tu as le résultat du travail de la semaine aux entraînements. Cette semaine a été très studieuse. On verra.

L'avenir, vous le voyez comment ?

En ce qui concerne l'avenir, je ne vois que Bergerac. Samedi, ce serait un exploit de les battre. On a vu leur vidéo sur leur victoire contre Lavaur, c'est monstrueux. La volonté des gars de se surpasser pour faire l'impossible sera déterminante, et faire l'impossible le LSC l'a souvent fait, surtout en Fédérale 1 (Lavaur, Bagnères cette année), alors, pourquoi pas samedi ? Mais pour ça on aura besoin du soutien de notre public. Il reste à espérer que la fête du rugby que nous prévoyons aura le goût de la victoire que nous partagerons à la bodega des Pâques de Samatan…

Recueilli par E. D.


Les Mul'Arts réunissent les anciens du LSC :

 

Depuis peu, de nombreux anciens joueurs du LSC se réunissent tous les vendredis soirs à partir de 19h45 au stade Pierre Brocas de Samatan. À travers de matchs à toucher, les anciens se retrouvent pour un moment de partage et de convivialité. Un moyen pour eux de tâter la balle ovale sans faire face à la compétition. Même si la plupart des participants ont plus de 35 ans, ce concept reste ouvert à tous ceux qui voudraient y participer (à condition d'avoir une licence FFR). Super initiative de la part des Mul'Arts qui prouvent que le rugby, même s'il est à toucher, est fait pour tous les âges !

 


Pour tout l'orgueil de Lombez-Samatan

Fédérale 1 - Fédérale 1. Lombez-Samatan-Graulhet. 23-16.

Il a fallu attendre dix minutes d'arrêts de jeu pour voir le vainqueur se dessiner entre ces deux équipes à l'issue d'un énorme match de tous les acteurs de la partie.

Ce sont les Lombéziens qui l'ont emporté et cela n'a rien du fait du hasard car ce sont tout de même eux qui ont dominé les débats territorialement. Mais quel match ! Quelle intensité dans ce duel de mal classé !

C'est une équipe transfigurée par rapport au match aller qu'ont reçu des Gascons très bien préparés à ce choc. D'ailleurs, c'est sans temps morts que les deux équipes sont rentrées dans le match. Les premiers au tableau de marque seront les locaux, grâce à un coup de pied de mammouth de Nicolas Dilhan, qui a transformé la première occasion de pénalité derrière le rond central, dès la troisième minute.

Les visiteurs ont répliqué trois minutes plus tard sur un hors-jeu. La partie était lancée sur les chapeaux de roues. Et cela va durer jusqu'à la 90e minute.

Trop enthousiastes en défense les Graulhétois ont été souvent sanctionnés, mais cet enthousiasme n'a pas suffi à endiguer la volonté des Savistes.

Au quart d'heure de jeu, dégagement de Graulhet sur ses cinq mètres, à l'issue d'une mêlée, Bensalla relance, une longue passe pour Pédussaud qui fait le vide sur la corde. Ce dernier est poussé en touche, à cinq mètres de l'en but visiteur. Prise de balle pour le LSC, Fixation, et Bensalla pose le ballon dans un petit fenestron derrière la ligne. 10 à 3 avec la transformation de Dilhan à la 17e.

Une faute au sol quelques minutes plus tard et Graulhet revient à 10 à 6. Puis c'est la douche froide, Pédussaud écopant d'un carton jaune sur un placage maladroit, il laisse un vide à son aile. Et sur une relance depuis son camp de l'équipe tarnaise, c'est le numéro 8, Roques, qui trouve Tachat, Soulisse l'arrière du LSC à un contre trois ne peut pas grand-chose, essai pour Graulhet. Le LSC est mené 10 à 13. Deux fautes des visiteurs ont permis à Dilhan de reprendre le score avant la mi temps 16 à 13.

La deuxième période a été du même tonneau que la première, cette fois-ci, ce sont les visiteurs qui ont été les premiers efficaces avec une pénalité. 16 à 16 à la 48e. Il en fallait plus pour entamer la détermination d'une équipe lombézienne qui a dominé territorialement. Comme à l'heure de jeu quand les locaux ont pilonné la défense adverse, dans ses 22. A la suite d'un point de fixation sur la ligne d'en but de Graulhet, nouveau temps de jeu, Vincent Cortès prend l'intervalle et aplati au pied des poteaux. 23 à 16 avec la transformation. Le score n'a pas bougé ensuite malgré les occasions que les locaux ont su se créer.

Au final, le LSC signe sa troisième victoire, son quatrième résultat positif d'affilée. Bien entendu sur le plan comptable le fait que Graulhet marque le point du bonus défensif n'arrange pas les Gersois, cependant la victoire est là, elle est belle face à un valeureux adversaire.

Le LSC est à trois points de Graulhet et doit jouer un match en plus, les joueurs ont désormais leur destin en main, mais pour cela il va falloir continuer à faire rêver.


LOMBEZ-SAMATAN 23 — GRAULHET 16

MT : 16-13. Arbitre MM Trieux (Pays de Loire) ; touches MM Salvat et Sergent (Béarn)

Pour Lombez Samatan 2 E Bensalla (17), Cortès (65), 2 T (17, 65), 3 P (3, 37, 41) Dilhan

Carton jaune : Pédussaud (19e)

Pour Graulhet 1 E Tachat (27) 1 T (27), 3 P (7, 23, 48) Dumont

Lombez Samatan Soulisse, Pedussaud, Dilhan, Roumiguier Darrieux, 10 Lauvernet, 9 Bensalla, Sicarrd, Salis, Nonnon, Dachary, Simon, Bellier, Reynier, Salavat, sont entrés : Maris, Bertrand, Lavigne, Cortes, Rousse, Cans.

Graulhet Terme, Barthelemy, Paulin, Montbroussous A, Poujol, 10 dumont, 9 Chateauraynaud, Roques, Tachat, Montels, Harmatiuk, Regnier, Lagikula, Bueno, Gouveia. Sont entrés en cours de jeu Dupuy, Mrtinet, vaton, Pauthé, Weersma ; Montbroussous J., Nasso, Botha.

Carton jaune Barthelémy (35)

E.D.


Olivier Argentin : «Créer l'exploit»

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Graulhet. Demain à 15 h 30

 

Depuis le début de l'année, le LSC relève la tête avec des résultats positifs. Demain, les Gersois vont relever leur défi dominical, cette fois-ci ce sera contre Graulhet qui se bat aussi pour sa survie à ce niveau. Un match importantissime pour les Savistes pour qui la défaite est interdite. A la veille de cette date importante, un petit point sur le LSC avec Olivier Argentin, le manager.

Depuis le début de l'année, en quatre matches, deux victoires, un nul à l'extérieur, une belle prestation chez le leader, le LSC est en plein renouveau, c'est dû à quoi ?

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte. Sûrement que le retour de certains cadres a fait du bien Un management où l'on a accentué sur le fait qu'il fallait rester soudé, solidaire et surtout ne rien lâcher jusqu'au bout. Ensuite, et je pense que c'est le plus important, même si on ne le saura jamais, c'est que sur la période hivernale on a pris la décision de travailler plus que les autres sans repos et on a même rajouté un entraînement de plus. Je reste persuadé que ce qui paye dans la vie, c'est le respect, le travail et être sincère avec les gens avec qui on travaille pour que le discours soit entendu. Un comportement plus guerrier sur le terrain sur les deux derniers mois contribue grandement à ce renouveau. Le public et toutes les personnes actives dans le club nous ont soutenus même au pire de la tempête et il n'y a pas beaucoup de clubs qui auraient fonctionné de la sorte sans que des têtes ne sautent. Je pense que tous ces paramètres nous ont permis d'inverser une situation très, très compliquée. La chance ne nous sourit pas depuis le début de saison, nous ne sommes pas épargnés par les blessures. Rien que ce week-end, on perd Paul Dinat qui était à un niveau exceptionnel et Alexandre Belier qui prend un rouge alors qu'il était à 5 mètres de l'action et nous prive de pilier droit.

Le LSC a été pénalisé de 8 points, faute d'avoir une équipe junior. Un sacré coup au moral et 6 points de retard sur Graulhet. N'est-ce pas trop pour cette course aux Play-down ?

À mon sens le coup au moral pour un club comme le LSC ce n'est pas les 8 points qu'on nous a retirés qui font mal, mais plus le fait de ne pouvoir présenter une équipe junior, sachant que la force de ce club a toujours été la formation (pour info nous avons fait match nul à Bagnères ce week-end avec 9 joueurs de moins de 23 ans). Aujourd'hui, il y a d'autres sports qui concurrencent le rugby et d'autres clubs autour de nous qui mettent l'accent sur les jeunes et il est évident que les responsables doivent rapidement réagir, s'adapter, et comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là. Ensuite, j'aime les challenges difficiles et même avec 8 points en moins, on va jouer le maintien et se maintenir et les joueurs ne voudront pas descendre administrativement… Je leur fais entièrement confiance pour créer l'exploit. Aujourd'hui, il n'y a qu'eux qui pourront relever cet énorme défi qui se présente devant nous.

 

Dès ce week-end se présente l'opportunité de revenir à quelques points de Graulhet. On va tout faire pour se rapprocher d'eux avec la volonté de pratiquer un rugby constructif, fait de passes, de mouvements et de vitesse.

E. D.


Bertrand Darrieux l'art de l'esquive

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Graulhet, dimanche à 15 heures

 

C'est un des jeunes qui monte au sein du LSC,. Bertrand Darrieux fait les beaux jours de l'équipe espoir et a réalisé des piges remarquables en Fédérale 1, en amical face à Tyrosse et dimanche dernier à Bagnères-de-Bigorre. Pourtant, rien ne prédisposait ce jeune homme de 20 ans, fin gabarit, à s'illustrer dans le monde ovale. En effet, il a commencé par faire 8 ans de foot. Et puis il y a eu le collège, véritable incubateur de talent du LSC, les copains, le schéma classique et le goût de ce sport qui prend. Bertrand Darrieux : «J'ai commencé à jouer en cinquième avec les copains du collège, tout s'est bien passé ; alors je me suis dirigé vers le LSC où j'ai enchaîné toute la filière. Je ne me vois pas partir maintenant dans un autre sport. J'ai trouvé dans le rugby un esprit d'équipe, il y a aussi le fait de se donner à fond quel que soit le match. Mon gabarit fait que je suis plus un joueur d'évitement mais ce sport de contact me convient bien. J'ai connu des années difficiles en période de formation en cadets et juniors à cause notamment d'un effectif un peu juste, c'était compliqué. Mais depuis que j'ai intégré le groupe senior et que je joue en espoirs, au début de saison, tout va bien, je m'amuse bien. C'est important pour moi de m'amuser sur un terrain, de prendre du plaisir, c'est ce que je fais en ce moment.»

Comme pour beaucoup de joueurs, Bertrand Darrieux est très attaché à son club et on sent chez lui la fibre du maillot, il le dit : «Mis à part quelques mois en Reichel à L'Isle-Jourdain, en tutorat, je n'ai pas connu d'autres clubs. J'ai beaucoup d'attachement à ce club, j'ai commencé ici. Le LSC est un grand club. J'y ai intégré le groupe à 20 ans, ça fait plaisir, et si on me donne ma chance, je la prends. Je suis très bien en espoir, mais quelle que soit l'équipe, je me donne à fond.» Pour lui, l'avenir du LSC c'est le maintien mais pas que : «Les espoirs peuvent réaliser quelque chose de bien dimanche ce sera une journée importante puisqu'on va recevoir Saint-Sulpice à qui on va disputer la première place qualificative pour les phases finales. En première, on sent quelque chose de bien depuis 2018, le résultat du match contre Graulhet dimanche sera très important pour l'avenir du club. En tout cas, on espère un beau dimanche de rugby. Je crois que le club a vraiment la possibilité de se maintenir en Fédérale 1 où il a sa place. Ce maintien est important pour un jeune joueur comme moi, à cause de la qualité de jeu, de la progression. Alors même si cette saison est compliquée, je suis très optimiste, le club va se maintenir.»

Alors qu'il est en pleine intégration dans l'exploitation agricole familiale, une véritable vocation pour ce jeune homme de Gavarret, et malgré tout le travail que cela représente, Bertrand Darrieux, quelle que soit son équipe, trouvera les ressources pour se donner à fond au sein des lignes arrière et fera montre de sa jeune science de l'évitement qui, associée avec son goût de l'engagement, en fait un joueur d'avenir pour le LSC.

E. D.


Rugby : au nom de Nonnon

Fédérale 1 - Bagnères-de-Bigorre-Lombez-Samatan. Demain à 15 heures

 

Sur le terrain, ce n'est pas un joueur qui inspire l'optimisme pour ses adversaires. Hors du terrain, c'est autre chose. Avec ses énormes qualités physiques, Anthony Nonnon a su se faire une place. Malheureusement, il a été embêté par quelques soucis de santé notamment au niveau des cervicales. Ce troisième ligne, on l'apprécie sur le terrain pour sa densité physique à l'impact, sa grande activité. Il s'est fait remarquer dès ses débuts en seniors alors qu'il jouait en pilier gauche. Il a impressionné tout le monde en se comportant aussi comme un ailier, d'où un éphémère surnom de Francis N'Tamack. Pourtant, il a débuté ce sport sur le tard, auparavant c'est le judo qui avait la primeur de son gabarit. Puis à 16 ans, les copains du lycée l'ont entraîné vers le rugby. Deux ans au LSC, puis quelques mois en Crabos au FCAG où il s'est blessé à un genou. Les Reichel et une première année en seniors sur les bords de Save, puis les espoirs à Albi avec Léo Sudérie pendant deux ans et retour au bercail. A 29 ans, ce chargé d'affaires en assurance ne se voit pas quitter le club de ses débuts. «J'ai passé de bons moments ailleurs. Mais le LSC est le seul club où je me vois jouer, dit Anthony Nonnon, je ne pense pas à aller ailleurs que dans ce club qui est, avant tout humain, c'est d'ailleurs comme ça qu'on le vend aux copains.» Pour ce féru de voyage et de ski, qui cultive l'amitié avec grand bonheur, ce sport occupe une part importante dans sa vie. Il poursuit : «Ce sport est une passion que je partage avec des amis de longue date. Au début, je trouvais que toucher du ballon était très intéressant, mais je me suis rendu compte que je n'étais pas bon dans ce rôle-là. Alors je me suis concentré sur les tâches plus obscures, sur le travail de l'ombre.»

L'avenir du LSC ? «La fin de saison, on l'espère, sera plus facile que le début. Nous réalisons une meilleure phase retour. On vise le maintien, il va falloir que nous mettions plus de distance entre Graulhet et nous et conserver notre place».

Pour ce qu'il dit de ses défauts : «J'en ai plein, j'ai du mal à me concentrer, je suis râleur, mais dans la mesure où on est beaucoup, ça ne compte pas trop et voilà, après j'en ai plein.»

Comme qualité : «Je suis jovial, c'est plutôt une bonne qualité, ça non ?»

Pour Olivier Argentin, «Anthony fait partie de ces gars dont le club a besoin. Il prend une grande place dans la vie du club avec l'amicale, en diffusant son énergie autour de lui. Sur le terrain, il est aussi à l'image du LSC, formé au club. Il a gravi tous les échelons jusqu'à la Fédérale 1. On l'a vu contre Rodez, il a été, là, physiquement, en puissance. C'est un gars facile à diriger mais qui conserve un œil critique, qui fait progresser le club.» Alex Breuils : «C'est un garçon du club, son retour cet hiver coïncide avec la bonne dynamique, est-ce un hasard ? C'est quelqu'un qui sait dire les choses directement en y mêlant délicatesse et humour. Il est toujours souriant, il donne une impression de dilettantisme, mais à l'intérieur c'est loin d'être le cas. Il sait dédramatiser en donnant du sens aux choses.»

E. D.


Eric Daubriac : «Le LSC a été entendu»

Fédérale 1

Faute de ne pouvoir aligner une équipe de juniors, le LSC s'est vu retirer 8 points, sans relégation automatique. Une décision plutôt «clémente et juste» pour le coprésident Eric Daubriac.

Un club formateur comme le LSC qui n'a pas d'équipe junior, comment en est-on arrivé là ?

Pour le LSC, c'est notre commotion cérébrale à nous. En plus au plan personnel, les valeurs de l'école et de l'éducation de la jeunesse par le sport, je suis né dedans et je n'ai besoin de personne pour me les rappeler, ma famille me les a inculquées dès mon plus jeune âge.

Cela dit, si on veut simplifier, on citera trois causes principales.

Tout d'abord, c'est un exemple de plus de la démographie rurale. Rappelons d'abord les obligations sportives de la Fédérale 1 qui exige de présenter des U 16, des U 18 et aussi des U 23 en propre pour le LSC sans entente avec d'autres clubs, soit 35 joueurs par catégories si on veut être sûrs d'arriver au bout de la saison, objectif impossible à atteindre pour nous en ce moment avec 4 500 habitants et pas de lycée. A 50 kilomètres à la ronde, tous les clubs sont en entente, que l'on aille vers le Gers ou la Haute-Garonne : le LSC est le seul à être resté tout seul, par choix de vie tant qu'il était en Fédérale 2 et par exigence sportive depuis trois ans en Fédérale 1 ! Cela doit changer.

Ensuite, les modèles de formation ont évolué dans le rugby de la base au plus haut niveau et le nôtre est sans doute dépassé en tout cas si on veut évoluer à un bon niveau régional. Sur le plan quantitatif, comment faire quand l'école de rugby ne peut adresser à l'étage supérieur des U 16 plus d'une dizaine de gamins par an en moyenne ? Sur le plan qualitatif, les meilleurs partent plus tôt vers des centres de formation plus huppés en direction de Toulouse, moi je dis tant mieux pour eux et pour nous s'ils peuvent revenir chez nous plus tard, le LSC a évolué et sait accueillir ces retours depuis quelques années. Mais tout cela nous contraint à repenser notre modèle de formation chez les plus jeunes. Loin des déclinistes qui se lamentent, je préfère me poser la question : comment ne pas penser à viser des niveaux Alamercery ou Crabos sur un grand bassin de vie si on veut voir évoluer durablement en Fédérale 1 ou Fédérale 2 à bon niveau nos clubs de la Save ? Sans quoi le modèle est parfait pour nourrir les clubs voisins des séries inférieures qui n'en demandaient pas tant.

Enfin, des clubs partenaires de la saison passée ont choisi de reprendre leur liberté cette année en cadets et juniors. Il s'agit de Cazères-Le Fousseret qui a privilégié ses effectifs seniors avec l'arrivée d'un nouveau staff au détriment de notre entente en juniors Belascain, ce qui a provoqué un premier trou d'air dans la zone plus large des U 18 aux U 23, c'est leur décision et je la respecte. Il y eut aussi L'Isle-en-Dodon qui a donné un coup de canif au contrat en se tournant vers Masseube et Auch, deuxième trou d'air qui nous a été fatal. Ils ont pris l'option de leurs droits, et le LSC est resté avec ses obligations.

Quelles seront les sanctions pour le club ?

Là aussi rappelons la règle méconnue par beaucoup, même au sein du club : le fait de ne pas remplir les obligations sportives réglementaires dans les divisions fédérales entraîne la relégation administrative en division inférieure la saison suivante, un retrait de 1 à 10 points et la non-participation aux phases finales pour la saison en cours. Le LSC s'est vu retirer 8 points au classement pour la saison en cours sans relégation, soit une décision clémente mais juste, me semble-t-il.

Pour quelles raisons les instances du rugby ont décidé de vous donner une deuxième chance ?

D'abord parce que les problèmes sont nombreux dans le rugby actuel des clubs, inclus les problèmes d'effectif à la baisse avec une fédération qui a perdu beaucoup de licenciés sur 10 ans et les causes en sont connues. Ensuite parce que le LSC fait figure de bon élève au plan général, les fameux passages biannuels en DNACG, le comportement exemplaire de ses équipes et de ses dirigeants, le travail effectué depuis très longtemps n'ayant amené que peu de nuages entre la FFR et le LSC. Enfin, on peut penser que notre plaidoirie pour le rugby des champs portée sur les terres de Marcoussis fut partagée par la commission des règlements.


Les chances de maintien

 

Le LSC se bat pour une place en play-down. Le coprésident Eric Daubriac fait le point sur les chances de son club : «Tout d'abord notre concurrent direct s'appelle le Sporting-Club graulhetois et cela suffira pour les fins connaisseurs du rugby à situer le niveau de jeu de la Fédérale 1 où le LSC se bat actuellement. Si le LSC arrive à se défaire de cet adversaire sur le terrain lors d'une prochaine réception à Lombez, les deux clubs seront à égalité même avec le retrait administratif de huit points, et le reste des matches pour Graulhet comme pour le LSC fera la différence. Je suis vraiment convaincu que si nos joueurs continuent sur la même lancée remarquable débutée il y a quatre rencontres à Lavaur, tout est possible. Ils s'en donnent les moyens et conservent des ambitions intactes, je sais aussi que leur staff en reste persuadé également et les en remercie au nom du club. C'est admirable. Ensuite, on continue apparemment à vouloir 48 clubs en Fédérale 1, pour seulement 44 présents à ce jour, alors 4 descentes devraient suffire si on fait bien les comptes. Tout cela sans prendre en considération les relégations financières prévisibles et déjà prévues, somme toutes logiques puisqu'elles rendent inéquitables le combat purement sportif du terrain. Alors pour le déroulement des fameux play-down et de leur enjeu, je vous donnerai rendez-vous un peu plus tard. Mais sachez que le LSC est bien vivant dans ce rugby épouvantail de la Fédérale 1.»

 


Alain Laguens : «Il faut élargir la base»

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Rodez. Demain à 15 heures à Lombez

 

Alain Laguens est une des figures du LSC. Ancien président, il est un des éducateurs les plus chevronnés du club saviste avec trois titres en Reichel B, Crabos B et Balandrade. Ce passionné continue toujours à faire vivre le rugby auprès des jeunes. Il le fait découvrir chez les moins de 7 ans depuis 2003. Et quoi de plus normal de transmettre un savoir pour cet ancien instituteur ? Avec des jeunes du LSC qui réussissent à l'international, comme Gaby Lacroix ou Mathis Lebel, et d'autres qui font briller les couleurs du LSC sous d'autres cieux, ils sont l'ADN de la philosophie de formation du LSC. À la veille d'une journée importante pour le LSC qui reçoit Rodez dimanche, dans un match de survie, il fait un état des lieux chez les jeunes du LSC.

Comme un peu partout dans les écoles de rugby hexagonales, il y a une baisse au niveau effectif. Au LSC aussi. Pourquoi ?

La baisse au niveau des effectifs au LSC ne commence qu'à 14 ans, à la fin du collège et se poursuit en cadets et en juniors. À cet âge, d'autres ouvertures sportives favorisent la tentation d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Les meilleurs sont tentés par les chimères de promesses tarifées et ne sont plus là pour motiver le groupe à persévérer dans l'effort et prendre du plaisir à gagner. Au collège, il y a 50 garçons par année d'âge pour tous les sports et on est dans l'obligation de s'associer avec d'autres clubs.

La transmission de générations en générations du rugby au LSC continue-t-elle à se faire ?

Je vois avec plaisir les joueurs du LSC et d'ailleurs, amener leurs enfants chez les moins de 6 ans et devenir coéducateurs. Il existe encore une mémoire collective à maintenir et à développer car le temps qui passe gomme l'identité si on ne l'entretient pas régulièrement par la convivialité et l'éducation sportive non élitiste.

Quels regards ont les enfants sur les plus grands et leur équipe de seniors ?

Peu d'enfants viennent aux matches. La journée en «rouge et blanc» que nous organisons chaque année à l'occasion d'un match de championnat est un moment important d'intégration et d'identification au club pour tous les jeunes joueurs et leurs parents. Le rêve d'un jour : jouer avec les seniors existe, mais il est difficile de le rallumer tout au long de l'année. Le découpage en pôle (école de rugby, jeunes, seniors) ne favorise pas la continuité entre générations de joueurs, d'éducateurs, d'entraîneurs, et génère de l'individualisme.

Quel avenir pour le LSC ? Pour ses jeunes, ses équipes seniors ?

S'il faut maintenir un groupe senior performant, vitrine du club, on doit élargir encore plus la base de la pyramide des âges et faire un effort particulier pour les cadets et juniors, âge des doutes, des ambitions au moindre effort. On ne doit pas oublier le rôle primordial des éducateurs et entraîneurs locaux qui sont le moteur du club. Et il semble que les nouveaux projets à réaliser vont dans le bon sens pour l'équilibre sportif du pôle jeunes, antichambre du groupe seniors.

Recueilli par E.D.


LSC : Simon Renaud, puissance 4

Fédérale 1

 

Simon Renaud fait partie de ces joueurs discrets mais très importants dans un pack. Ce deuxième ligne est arrivé la saison dernière au LSC. Il n'a eu qu'à suivre la Save en amont jusqu'à Samatan puisqu'il est originaire de Grenade. Le rugby, il l'a commencé en deuxième année de minime : «J'aurais aimé commencer plus tôt mais des problèmes de croissance ne me l'ont pas permis. C'était au collège de Grenade, j'y ai suivi aussi les copains.» Là, pas d'hésitation, vu son gabarit, ses éducateurs l'ont mis en deuxième ligne à gauche, en numéro 4 dès le premier entraînement. Et depuis, il n'a plus quitté ce poste : «C'est là où j'ai tout mes repères, la poussée en mêlée, les automatismes. La touche, c'est venu plus tard, le jeu aérien, les lancements de jeu, tout ça me correspond bien.»

Après cinq années passées au club de Grenade, Colomiers est venu le chercher et il a sauté le pas. D'abord le centre de formation, les Reichel puis les Espoirs ; ce sont en tout quatre années au club de la Colombe que Simon Renaud a passées avant de revenir sur les bords de la Save, au LSC. Un club qui lui correspond : «On m'avait dit, tu verras, ce club a un état d'esprit génial. C'est une grande famille. Les joueurs s'entendent tous super bien, il n'y a pas de mise à l'écart, c'est un groupe. Les bénévoles sont des gens extraordinaires, ça donne envie de se battre pour tous ces gens qui ont le LSC dans le cœur, ça donne la gnac. Pour ce qui est de la situation du LSC, depuis décembre ça va mieux, le travail des joueurs du staff paye doucement, on va de l'avant, on a gagné deux matches, on va grappiller des points et on va en gagner d'autres.»

Quand on lui demande ses qualités, l'homme explique qu'il est travailleur et bon vivant : «Je pense avoir du savoir-vivre dans la vie courante. Après, je relativise pas mal les petits pépins du quotidien.» Et pour ses défauts : «Je suis gourmand, les Chocobons m'ont conduit à quelques petits mensonges et à de grandes manœuvres adolescentes qui me suivent toujours. Après, je suis râleur, mais c'est à la fois un défaut et une qualité car je m'impose de corriger ce qui ne va pas.»

Pour Alexandre Breuils, le coentraîneur du LSC : «Il est venu d'un club comme on les aime : Grenade chez qui on sait transmettre la passion du rugby. Depuis, il a fait le nécessaire pour se faire remarquer. C'est un garçon bosseur, doté d'un excellent état d'esprit. Il a à travailler dans la densité physique pour être plus à l'aise. En touche, il a fait des progrès importants. Dommage qu'il n'ait pas trop de chance avec ses pépins physiques, ce qui l'a empêché d'enchaîner les performances. C'est un garçon qui a de la fraîcheur, un mec de l'ombre nécessaire qui a toujours le sourire, qui aime le combat et c'est un bon joueur de ballon. Il fait clairement partie de la rotation des deuxièmes lignes, il est au niveau des autres qui ont 10 ans de plus. Après, il a des manies dans le jeu, par exemple, «ses piliers» sont très contents que la cravache ne soit pas autorisée sur le terrain car ils auraient les cuisses bien rouges à l'entrée de chaque mêlée, il les encourage comme ça, il ne faut pas oublier qu'il vient de Grenade, pays de courses de chevaux.»

E. D.


Les espoirs du LSC confirment

Rugby XV - Amateurs

 

Après la victoire à Hendaye, on espérait bien une confirmation sur les bords de la Save pour les espoirs du LSC face à une autre équipe basque, Saint-Jean-de-Luz. Les espoirs savistes n'ont pas déçu leurs supporters venus relativement nombreux, malgré la concurrence du Tournoi des 6-Nations. C'est en première mi-temps que le LSC a bâti sa victoire sur un terrain gras à souhait, avec une bonne conquête en touche et dans les mêlées. Sont venus entériner cette domination deux essais : un du capitaine Salis et l'autre de Jamy Soulisse qui a ainsi fêté son retour à la compétition après une longue blessure. En deuxième mi-temps, la domination gersoise s'est un peu tassée et les Luziens ont fait montre de leurs possibilités ballon en mains, mais sans jamais pouvoir prendre une défense saviste remarquable dans sa discipline. Au bilan donc, deux essais, le reste des points ayant été marqués par Gaëtan Rousse, et un état d'esprit qui est en train de bien se renouveler depuis 2018, de quoi être optimiste pour le reste de la saison, même si par deux fois le LSC laissait échapper le point du bonus offensif, ce qui risque de se payer en fin de cycle. Ce week-end, ce sera repos total pour les joueurs avant de préparer un nouveau déplacement en terre basque (décidément!) puisque dans 15 jours les espoirs du LSC vont à Anglet.


 

 

LSC : c'est mieux mais il reste du travail

Fédérale 1

 

Dire que le LSC va mieux après sa première victoire est un euphémisme même si, sur les bords de la Save, on est très loin de l'optimisme béat. Cette première victoire officielle (16 à 10 face à Saint-Sulpice) laisse tout de même à penser qu'une grande partie du pain noir de cette saison a été mangée. En effet, ce bon coup au moral vient après un match nul plus que mérité face à Bagnères, un point de bonus défensif chez l'un des «tenors» de la poule Lavaur, et la victoire en amical contre Tyrosse.

Les voyants sont donc passés du rouge le plus sombre à un rouge plus léger, voire du orange car en plus de ces résultats, il y a quelques facteurs qui peuvent donner du baume au cœur des supporters. L'infirmerie qui se vide petit à petit. Ainsi, on a pu retrouver Grégory Moulis durant les 20 dernières minutes du match contre Saint-Sulpice. Le joueur rassure tout le monde hors et sur le terrain. Après, il y a Léo Sudérie qui a repris, Jamy Soulisse, qui n'est pas loin, et les autres. Ces joueurs sont importants, non pas que leurs remplaçants n'aient pas de valeur, bien au contraire, mais parce que la saison est usante et qu'il faut un banc en très grande forme pour bien finir les rencontres. Car, c'est là où le bât blesse, on l'a vu contre Bagnères-de-Bigorre ou contre Trélissac.

Les deux essais d'Antoine Cans, contre Saint Sulpice, surtout la manière dont ils ont pu être construits, démontrent que les joueurs travaillent assidûment aux entraînements et que ça porte des fruits surtout au niveau des relations entre le pack et les lignes arrière. De quoi faire un peu oublier une préparation de saison imparfaite.

Alors, oui ça va mieux, et pas qu'en le disant mais la bataille pour le maintien n'est pas du tout gagnée. Le ventre mou et protecteur du classement est désormais à plus d'une dizaine de longueurs, autant dire qu'il est inatteignable hormis des succès à l'extérieur, soit à Bagnères, Castanet, Trélissac, ou Valence-d'Agen : des clubs qui, tous, se battent pour la qualification. Impossible ne fait pas partie du langage du Lombez-Samatan-Club mais tout de même.

Reste la place pour les Play-down, et là il faut coiffer Graulhet qui est à égalité de points avec le LSC. Et ce ne sera pas chose facile. Les Tarnais sont eux aussi à une victoire, par contre ils n'ont pas fait de nul, contrairement au club gascon. Eux, par contre, ont su obtenir des points de bonus défensif, 4 cette saison, ce que le club saviste n'a su faire qu'une fois, et c'est insuffisant même si pas grand monde n'obtiendra ce résultat à Lavaur, comme les Savistes l'ont fait. Après, le calendrier plaide pour le LSC qui va recevoir Rodez et Bergerac, deux équipes du bas de tableau, mais qui se battent tout de même pour la qualification. Il y aura ensuite Trélissac, qui joue les premiers rôles et constitue la surprise de cette poule, et, enfin la venue de Lavaur. Malgré tout, ce sera quand même un calendrier plus favorable que pour les Tarnais. Eux vont recevoir Bergerac, mais surtout Blagnac et Lavaur, les «tenors». Ils ont aussi un match de plus à l'extérieur.

Le calendrier plaide donc en faveur des Gersois, mais ce ne sera pas suffisant. Il va falloir garder le cap que tout le monde a pris avant la trêve des confiseurs, qui n'en a pas été une pour les joueurs du LSC. Ils ont continué à travailler d'arrache-pied pour revenir au niveau. Ils y sont parvenus. Rien ne leur est impossible, à condition de tenir solidement cette barre qui leur a parfois échappé cette saison.


 

 

 

Rugby : les espoirs du LSC reçoivent

 

Maigre week-end pour le LSC en ces temps de tournoi des 6-Nations. En effet, il n'y aura qu'une seule équipe représentant le club saviste. Il s'agit de celle des espoirs, qui recevra son homologue de Saint-Jean-de-Luz, demain, à 15 heures. Après une victoire à Hendaye dimanche sur le score de 26 à 5, les hommes du duo Delassus-Garcia vont avoir affaire à une formation autrement plus dense que celle qu'ils ont affrontée dimanche. En effet, alors que la I d'Hendaye est en queue de classement de sa poule avec seulement 2 points, celle de Saint-Jean-de-Luz est 2e de la poule n. 2. Elle profitera certainement de ce déplacement pour préparer au mieux la venue de Nantes, son prochain adversaire en fédérale 1 et potentiel rival dangereux pour la qualification. Côté LSC, on se réjouit de retrouver le jeu à la «basque», un jeu ouvert de mouvement. Un jeu intéressant pour lequel les espoirs du LSC se sont préparés. Les Luziens, outre le jeu régional, sont très réactifs au sol. De plus, eux aussi sont dans une bonne dynamique avec une victoire dimanche face à Anglet. Mais on n'oublie pas pour autant la préparation des deux prochaines échéances de l'équipe de fédérale : le déplacement à Valence-d'Agen et surtout la venue de Rodez. Deux matches importants pour la vie du club en fédérale 1 et que la formation espoir va contribuer à préparer en intégrant et en donnant du temps de jeu à des joueurs de retour de blessure par exemple.


Les espoirs s'imposent à Hendaye

Rugby XV - Amateurs

 

Une bonne nouvelle arrive rarement seule, après la victoire de l'équipe de Fédérale 1 face à Saint-Sulpice, c'est par une très belle victoire que les espoirs ont débuté leurs Play-down à Hendaye en s'imposant sur le score sans appel de 5 à 26.

Si précédemment, on pouvait parler de relâchement de manque de désireux pour cette équipe, elle a montré qu'avec un peu d'effort elle était capable de faire oublier toutes ses critiques. En effet, elle a offert à son encadrement une superprestation, très complète, très sérieuse durant la totalité de la rencontre. Cela s'est traduit pas trois essais, celui de Paul Soula, qui a hérité du ballon à l'issue d'un siège en règle de la ligne adverse, le n. 10, à la manière d'un troisième ligne, a percuté les derniers défenseurs et utilisé son physique pour perforer et inscrire le premier essai du LSC. Le second, c'est Jolis Simonatto qui a bénéficié d'une défense très agressive de son équipe pour se saisir de la balle, se défaire de deux plaqueurs et aller à l'essai. Le troisième enfin, c'est Mathieu Guerts qui est venu conclure un beau mouvement de toute l'équipe, à la corde. Le reste des points, c'est Romain Malet qui en a pris la responsabilité au pied. Mais il ne faut pas oublier l'énorme travail obscur du paquet d'avants qui aurait mérité d'être un peu plus mis en lumière car il a fait mal à son vis-à-vis avec ses groupés pénétrants, dont celui qui a permis au LSC de faire une progression de 60 m !

Au final donc, une belle victoire 5 à 26 et la promesse d'un gros match contre Saint-Jean-de-Luz (une formation d'un autre calibre) ce week-end sur les bords de Save.


Le LSC retrouve le goût de la victoire

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Saint-Sulpice-sur-Lèze. 16-10.

Après son bon résultat à Lavaur, la victoire en amical face à Tyrosse, sa belle prestation à Blagnac la semaine dernière, côté saviste on attendait beaucoup de la prestation du LSC à domicile face à Saint Sulpice, une rencontre qui avait la saveur d'un derby. Pour le club gersois c'était le joker à ne pas griller. Les locaux on dut patienter jusque dans les dernières secondes des arrêts de jeu pour retrouver le goût de la gagne. Rien n'a été simple.

C'est sans round d'observation que les locaux se sont imposés dans le camp des visiteurs. Ceci avec une première belle action où le ballon a volé de mains en main et bien failli connaître un joyeux épilogue si ce n'avait été une excellente défense visiteuse. Saint Sulpice a bien mis une dizaine de minutes avant d'offrir à ses supporters une réaction sous forme d'une pénalité pour faute au sol tentée du rond central par Doussain, en vain.

Les locaux ont repris le sens de l'initiative. Chahutés en mêlée, pourtant l'un de leurs points forts, puis en touche, les Lombéziens ont tout de même continué à pousser fort. À la 18e ils se sont vus refuser un essai, sur un maul écroulé dans la surface lézatoise. Deux minutes plus tard, c'est le pilier visiteur, Brunet, qui écopait d'un carton jaune pour un placage dangereux. Sur la mêlée à cinq mètres qui s'est ensuivie, Cans, en bout d'alignement, inscrivait le premier essai pour son équipe. 5 à 0 à la 21e puis 8 à 0, six minutes plus tard avec la pénalité de Lauvernet. L'optimisme était de mise pour les locaux.

C'était sans compte sur la réaction de Saint Sulpice qui a son tour est venu défier son adversaire dans ses 22 mètres. Une mêlée sanctionnée à l'encontre des Savistes une pénaltouche à cinq mètres de leur ligne et Webley, le 3e ligne visiteur, comme à l'entraînement, inscrivait l'essai de son équipe. 8 à 7.

La pénalité de Lauvernet avant le repos à permis aux Gascons de s'offrir un peu d'oxygène.

Et de l'oxygène il en a fallu au LSC en seconde période car, il n'a pas su toujours profiter de ses temps forts comme lors du début de reprise. Pire il a reculé sur un de ses points forts, la mêlée fermée, du jamais vu cette saison. Un hors-jeu sur la ligne des 40 mètres gersois a permis à Stéphane Doussain, l'artilleur visiteur, de faire revenir son équipe à 11 à 10. La catastrophe, c'est ce même Doussain qui l'a évité au LSC en relâchant un ballon promis à l'essai dans l'embut à la 58e minute, alors qu'il y avait une explication entre les avants suite à une nouvelle mêlée ratée pour le LSC. Sur ces entre-faits, Sicard est sorti sur carton jaune, accompagné de Brunet dont c'était le deuxième jaune. Donc Saint Sulpice allait finir à 14.

Le LSC s'est à nouveau installé dans le camp adverse, face à une formation survoltée comme c'est souvent le cas lorsqu'une équipe joue en infériorité numérique. Une mêlée sur les 22 mètres lézatois, les Gersois gardent la balle et distribuent rapidement comme à la parade et Antoine Cans vient parachever un mouvement limpide. Transformation ratée, 16 à 10, les locaux n'était pas à l'abri d'un retour au score de leurs adversaires. Et ceux-ci se sont employés à faire durer le suspense, d'autant que le LSC a fini lui aussi à 14 suite au carton jaune de Renaud à la 78e. Les interminables arrêts de jeu n'ont fait que donner plus de saveur à cette première victoire du LSC qui le relance pour le maintien.

Lombez-Samatan 16 — Saint-Sulpice-Sur-Lèze 10

MT : 11-7. Arbitre Mr Bridoux, touches MM Cabalero et Devais (CBL)

Pour Lombez Samatan 2 E Cans (21, 73e) 2P Lauvernet (27, 40+2)

Pour Saint Sulpice 1 E de Webley (35e) 1T Dousain (35e) 1 P Doussain (49e)

Lombez Samatan Dilhan Pedussaud, Dinnat, R.Roumiguié, Cans 10 Lauvernet, 9 Bensalla 8 Sicard, Damiot Péres, Dachary, Lavigne, C.Punch, Raynier, Salvat. Sont entrés encours de jeu Marris, Moulis, Renaud, Nonnon, Baron, Rousse, Cottes, Bellier.

Carton jaune Sicard (58e). Carton blanc : Renaud (78e)

Saint Sulpice Gardey, Vaysse, Sentenac Roquebert, Seilles, 10 Doussain, 9 Dejean, Webley, Fourthies, Cabot, Swiadek, Saux, Caujolle Meneghel, Brunet, sont entrés en cours de jeu ; Violange Bedel, Raturat, Fabre, Loquet, Boyer, Mazières, Duffour.

Carton jaune Brunet (18e). Carton rouge : Brunet (58e).

«De quoi être plus optimistes»

Eric Daubriac co président du LSC : «La réaction à chaud est plus facile que d'habitude avec la victoire. Nous la méritons face à une équipe de Saint Sulpice qui est à la hauteur de son classement en milieu de tableau. Il y a des blessés qui reviennent, le staff pourra compter sur davantage de monde, de quoi être plus optimistes pour la suite.»

Olivier Argentin manager du LSC : «On souhaitait montrer un autre visage. Durant la trêve nous avons travaillé, et ce travail a payé. Nous avions un petit objectif sur ces phases retours c'était de ramener le plus vite possible une victoire, pour le groupe, pour les bénévoles, pour le public. Nous sommes très très contents, même si le contenu n'est pas extraordinaire, ce qui reste tout de même anecdotique. Aujourd'hui on peut continuer à voir un avenir, il nous faut aller chercher Graulhet pour espérer les play down. On peut réaliser l'exploit de maintenir le club à ce niveau, écrire une belle histoire en sauvant le LSC alors que tout le monde nous voit déjà en fédérale deux.»

Fabrice Capdeviolle co entraîneur de Saint Sulpice «Ce match a été à l'image d'un derby classique, très accroché. Le score reflète la supériorité du jeu de mouvement de Lombez Samatan durant la première mi-temps. Ils nous ont privés de ballons. Après nous avons loupé de petits détails, par exemple on lâche le ballon dans l'en-but alors qu'on est à 11 à 10. Au niveau du moral tout peut basculer à ce moment-là. Nous avons fait un match correct devant, mais il a manqué la complicité entre avants et arrières pour prendre le LSC de vitesse et espérer l'emporter.»


Moulis : «Un groupe sain et travailleur»

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Saint-Sulpice-sur-Lèze. Demain à 15 h 30

Au niveau santé, où en êtes-vous ?

Je vois enfin le bout ! Suite à une IRM à la fin de la saison dernière qui a décelé une rupture du tendon de l'épaule droite, je me suis fait opérer le 15 juin et le chirurgien m'a préconisé un arrêt minimum de 6 mois. Il m'a autorisé, le 15 décembre, une reprise progressive du rugby. Depuis, bien suivi par notre kiné Aurélien et par notre préparateur physique Guillaume, que je tiens à remercier, je travaille à retrouver l'ensemble de mes capacités physiques. J'y suis presque, suffisamment pour être à disposition des coaches même si j'ai une marge de progression encore, notamment en termes de rythme. Cela démontre aussi, à nouveau, les rôles primordiaux dans le club de ces personnes et l'importance de cette structuration pour un club sportif. Après un premier match de reprise à Bagnères en équipe B, j'ai pu participer 20 minutes au match de Blagnac dimanche et j'espère monter en puissance très vite.

Et l'an prochain ?

Je ne me pose pas cette question. Je suis focalisé sur les prochaines échéances de cette saison. Derrière, j'aurai le temps de voir où j'en suis.

Après une si longue absence, que percevez-vous au niveau de la situation du club ?

C'est bien mal me connaître de croire que, blessé, je sois resté éloigné du groupe, au grand dam de ma compagne notamment !

Blague à part, il est vrai que quand tu ne joues pas, tu ne vois pas et ne vis pas les mêmes choses. C'est ma première grosse blessure et j'avoue que psychologiquement c'est dur. Retrouver le groupe, ça fait du bien !

 

Je sens un groupe sain, travailleur et reconcentré sur un seul objectif «gagner le match qui suit» pour réaliser une très bonne seconde partie de saison. Le maintien sportif est jouable mathématiquement. Ne lâchons rien, à l'image de dimanche, et le vent tournera…

Quelles sont les solutions pour bien terminer la saison ?

Sportivement il nous faut très vite gagner, retrouver le goût de la victoire pour basculer sur une autre dynamique. On l'a vu sur la première partie de la saison, quand vous êtes dans un cycle négatif, tous les vents sont contraires : les blessés arrivent, les rebonds ne sont pas favorables, les erreurs d'arbitrage s'accumulent, tout s'enchaîne mal ! Mais comme on dit : «Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille». Alors recentrons-nous sur la famille LSC, sur notre groupe, replaçons la valeur travail au centre des débats et nous aurons très vite ce déclic, dès dimanche, je l'espère, contre nos meilleurs ennemis, Saint-Sulpice, qui sera loin d'être simple ! Mais j'ai confiance, j'espère que toute la «famille» «rouge et blanche» sera rassemblée dimanche pour nous soutenir et pousser derrière nous !


Pérès «l'historique»

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Saint-Sulpice-sur-Lèze, dimanche à 15 h 30

 

Renaud Pérès fait partie de ces joueurs qui font le club du LSC. Si on excepte deux ans passés dans le challenge qu'il s'était fixé avec quelques copains pour tenter l'aventure à Blagnac qui visait le haut niveau, il a toujours été fidèle au LSC. C'est là qu'il a touché ses premiers ballons, et c'est sans doute là qu'il touchera les derniers. À 35 ans, ce troisième ligne aile incarne très bien l'esprit du LSC. Depuis son retour il y a dix ans, les entraîneurs successifs ont toujours su qu'ils pouvaient compter sur lui et son esprit très club.

A l'instar de beaucoup de jeunes de Lombez et Samatan, le rugby s'est imposé comme sport de référence, il faut dire qu'Henry Broncan ne ménageait pas ses efforts. Renaud Pérès : «J'ai débuté ici, on était un groupe de copains très soudé et il y avait aussi la promo rugby du collège avec Henry Broncan. On jouait, on allait voir les seniors qui évoluaient déjà à un bon niveau, ça fait que, déjà tout petit, j'avais envie de jouer dans cette équipe, au sein de ce club très particulier.» Sur son poste de troisième ligne aile : «On m'y a mis, je ne sais pas si j'ai eu le choix mais je ne l'ai plus quitté. Il me correspond bien, il faut toujours coller au ballon, plaquer, beaucoup courir. J'y suis toujours resté fidèle malgré mon physique, je suis un des plus légers devant, je tente d'y exister en faisant valoir d'autres qualités». Et il y réussit parfaitement bien au point d'être devenu un exemple.

Dans cette saison difficile, ce papa, gâté par Justine (7 ans) et Romane (4 ans), continue inlassablement à croire qu'il y a un possible pour son club : «On a fini la saison dernière en visant presque la qualification. On a attaqué la saison peut-être un peu trop confiants en faisant une intersaison mi-figue mi-raisin. Ensuite, tout s'est mal enchaîné, les pépins physiques nous ont porté préjudice, on s'est trompé au niveau mentalité et physiquement on n'y était pas. On n'a pas entamé la saison comme il fallait, on a fait quelques mauvais matches, mais on n'a pas eu de chance cette année comme l'année dernière. Il nous a manqué la réussite contre Castanet, Trélissac. Néanmoins, depuis quelques matches, on a retrouvé une dynamique un peu plus conforme à ce qu'est le club, nous avons accroché Lavaur, gagné Tyrosse en amical, embêté Blagnac chez lui, le groupe est soudé et a retrouvé l'état d'esprit, l'engagement fidèle à l'esprit du LSC, ça fait un moment que je n'ai pas senti le groupe aussi soudé avec un tel esprit d'engagement, j'espère que c'est la dynamique qui va permettre au club de renouer avec la victoire».

Une victoire attendue et espérée qui tarde à venir mais qui n'ébranle pas la confiance du troisième ligne du LSC dans le groupe de joueurs avec lequel il partage de nombreuses amitiés. L'amitié qui fait partie intégrale de l'homme qui n'aime rien d'autre que de se retrouver avec ses copains et sa famille.

Ce qu'en dit René Daubriac, coprésident du LSC : «Renaud est le symbole du club : c'est un gars modeste mais fier ; il est un sportif accompli qui adore le rugby : son plaisir ! C'est un exemple pour les nouvelles générations lesquelles ont bien besoin de suivre certaines traces, dont la sienne. Il s'investit énormément et s'investira car il a la carrure.»

Pour Grégory Moulis, un de ses copains et capitaine : «Il a le profil du joueur «pénible» pour les adversaires, qu'il faut avoir absolument dans une équipe. C'est aussi un joueur emblématique et historique du club. L'autre point fort, c'est son taux de présence, il est toujours là, jamais blessé, un dur au mal. Pour ses défauts, oui, il râle quand il est remplaçant.»


Le LSC a bien résisté

Fédérale 1

 

«Je vous l'avais bien dit…». Ni vindicatif ni péremptoire (ce serait bien mal connaître le très attachant personnage), Eric Escribano ne faisait, en quelque sorte, que retomber sur ses pattes, hier, sur le coup de 17h30. Pourtant, d'aucuns pensaient que la formule «c'est le monde à l'envers» avait trouvé son illustration puisque les féminines, elles, avaient auparavant survolé avec davantage d'aisance un obstacle annoncé comme autrement plus redoutable. Du moins, sur le papier. Du contexte de reprise au match piège, il n'y avait qu'un pas que le mentor des avants du BSCR franchissait non sans clairvoyance : «On ne sait jamais, si, pourquoi pas, un match de phase finale doit se dérouler dans des conditions identiques, nous saurons à quoi nous en tenir».

Dans l'immédiate continuité de leur dernière prestation de l'année 2017 en terres vauréennes, les Gersois, forts de leur parfaite connaissance du terrain (les «historiques» Moulis, Lauvernet, et, à un degré moindre, Peres, Punch et Nikoloz Giorgadzé ont porté les couleurs de Blagnac) et bien décidés à faire honneur aux valeurs ancestrales, ont donné moult fil à retordre au favori : «On a existé face au leader, mieux encore, face à une équipe que je positionne au-dessus de Lavaur, c'est déjà beaucoup vous savez…» expliquait Alex Breuils avec une émotion bien perceptible dans le timbre de voix. En fâcheuse posture au classement, le vénérable «LSC», certes, mais pas moribond pour autant : «Du travail, de la fierté, nous faisons tout pour redorer notre blason» poursuivait l'ancien talonneur de Tournefeuille.

Côté blagnacais, on mentionnera la belle prestation de Razvan Ilisescu et le sérieux manifesté par un collectif pour une fois peu prolifique mais cohérent dans ses choix et jamais non plus sous la menace d'un «coup de Trafalgar» qui aurait fait quelque peu désordre. C'est bien connu, ce qui est pris…


Blagnac 21 — Lombez-Samatan 8

MT : 10-5. Arbitre : M. Martin (Limousin) ; 1100 spectateurs.

Pour Blagnac : 2 E Ilisescu (38), Piffero (80) ; 3 P (15,49, 67) ; 1 T (38) Ducousso.

Pour Lombez-Samatan 1 E Damiot (19) ; 1 P (44) Lauvernet.

Evolution du score : 3-0 ; 3-5 ; 10-5/ 10-8 ; 13-8 ; 16-8 ; 21-8 ;

Blagnac Vernetti ; Gaignard, Tolofua, (Delibes, 76), Ochoa 11. Villemur (. Dauraubedin, 65) (o) Ducousso, (m) Brun (Pagès, 55), Vachon (cap), Ilisescu, Medvès ; Fono (Manas, 72), Van Blerk (Banière, 52) ; Q. Pointud (Le Brequier, 52), Tourreau (Piffero, 59) Rocca (Martin, 52).

Lombez-Samatan : Dilhan (Baron, 71), Pedussaud, Dinnat (Charlas, 71), Roumiguié, Cans (o) Lauvernet (cap) (m) Rousse (Bensalla, 52) ; Damiot (Lopez, 52), Sicard, Peres (Nonnon, 59) ; Renaud, Lavigne ; Punch (Marris, 65), Raynier (Moulis, 59), Salvat (Giorgadzé, 65).

Carton jaune Roumiguié (72).


Argentin : « À Blagnac sans pression »

Fédérale 1 - Blagnac — Lombez-Samatan, demain, à 15 heures

 

La phase retour débutera par un derby Save-Garonne pour le LSC qui se déplacera à Blagnac, dimanche. Comme les autres dirigeants, le manager Olivier Argentin jette un regard très lucide sur la situation du Lombez-Samatan-Club.

Zéro victoire. On peut dire que la première phase du LSC a été complètement ratée ?

On n'a pas fait ce qu'il fallait mais le premier responsable c'est moi. Même si, évidemment j'ai des choses à reprocher à mon groupe, je ne suis pas quelqu'un qui dit que c'est la faute que des autres. Cette première phase est ratée, même si je ne suis pas persuadé qu'un calendrier ne peut pas inverser les résultats de 10 à 15 %. Après, on a eu des défaillances collectives, individuelles, tactiques qui font qu'aujourd'hui on n'a pas de victoire au compteur.

Quoi faire désormais ?

Ce qu'on avait demandé aux joueurs. Dans la vie on a souvent que ce qu'on mérite et aujourd'hui on mérite notre place. On a donc demandé aux joueurs de faire un effort. A l'inverse des autres équipes nous n'avons pas pris de repos durant la trêve. En effet, il n'est pas possible pour les dirigeants, les bénévoles, les supporters, de laisser aller la situation de démissionner. On a choisi de travailler plus que les autres. On ne s'est pas arrêté. On a rajouté trois entraînements pour les fêtes. Le souci, encore une fois, c'est que si j'assume les résultats et la place actuelle, les joueurs n'ont pas fait le nécessaire, même si on est arrivé à battre Tyrosse, (en amical). Cela a dû porter ses fruits. Mais j'espérais davantage de mes joueurs.

Et maintenant ?

Aujourd'hui, j'ai malgré tout entièrement confiance en eux et j'espère qu'on aura les capacités de redresser la barre dès ce week-end. Notre priorité ce sera d'être performant sur le secteur offensif conquête. Nous allons à Blagnac, sans aucune pression. On veut se servir de ce match pour travailler par rapport à la venue de Saint-Sulpice le week-end suivant, afin d'aller chercher notre première victoire ni plus ni moins. Tout le monde doit penser que le LSC a pris le mur. J'espère qu'on aura l'énergie de faire l'inverse. J'ai dit à mes joueurs que le maintien était possible. Sinon ça ne sert à rien de continuer. Il faut aller chercher une première victoire, chercher l'envie de passer devant Graulhet et on peut avoir l'espoir de rester dans une poule de Play-down et de jouer le maintien. Même si je pense que tout le monde autour de nous, ne doit pas y croire, nous, on pense qu'il y a un espoir, mais à condition d'avoir un autre comportement que sur la première partie de la saison. Après, on fera le point à la fin des phases retour.

 


Gaétan Rousse : un neuf sur un plateau

Fédérale 1 - Blagnac-Lombez-Samatan, dimanche, à 15 heures

 

En matière de recrutement, le Lombez-Samatan-Club se place plutôt en révélateur de talents qu'en recruteur pur et dur. Et le demi de mêlée Gaétan Rousse fait partie de ces talents prometteurs qui viennent au LSC pour y éclore. A 22 ans, cet étudiant en master des métiers de l'éducation et de la formation, originaire de Castelnau-Magnoac, a décidé de sauter le pas et de venir sur les bords de la Save, sur les conseils de Diégo Garcia et Olivier Argentin. «Je me suis dit que si je ne tentais pas maintenant, en étant jeune, je risquerais de le regretter plus tard. J'ai toujours joué à Lannemezan et j'ai beaucoup d'attaches à ce club, et partir alors que l'on a eu le titre de champion de France (Fédérale B), ce n'était pas non plus évident. Mais au plan sportif jouer en Fédérale 1 dans un club qu'on me disait très convivial m'a tenté, et j'ai fait le pas.»

Un pas qui ne l'a pas déçu. Il dit avoir trouvé au LSC ce que lui promettaient les entraîneurs avec le côté très rugby des villages au LSC, une ambiance très conviviale : «Je n'ai pas été déçu. Le LSC c'est vraiment cet esprit de famille dont on m'avait parlé. J'ai été super bien intégré, et malgré le manque de résultat, il y a toujours une super entente dans le collectif et le souci de l'autre. On travaille bien, on a fait un bon résultat à Bagnères, ça va finir par payer, on va accrocher notre première victoire bientôt. Tout le monde reste mobilisé, il y a du monde aux entraînements, je pense que l'on peut bien réussir la fin de saison. A Blagnac, on va y aller sans pression, pour produire le fruit de notre travail aux entraînements, on va jouer pour mettre en place correctement ce que l'on travaille aux entraînements.»

Il n'y aura donc pas trop de temps pour la chasse à la palombe cet hiver pour Gaétan Rousse. En effet, le n. 9 montant du LSC, outre le temps passé avec son club en matches, retrouve souvent les terrains en tant qu'arbitre, pour les jeunes, mais aussi pour les seniors en territoriaux lorsqu'il a un dimanche de libre. Voilà donc un homme précieux pour le club saviste qui ne regrette pas d'avoir laissé tomber ses amis du Plateau là où naît la vallée de la Save.

Son entraîneur, Olivier Argentin, ne regrette pas non plus : «Comme tous ces joueurs qui sont passés par le Plateau, c'est quelqu'un de très humble, très timide avec beaucoup de qualités. C'est l'avenir et l'espoir à ce poste au niveau du club. C'est aussi une des raisons pour lesquelles on a une belle surprise au niveau mutations à l'instar de Dinat ou Dardenne, ces petits jeunes de moins de 23 ans à qui on a fait confiance et à qui on a raison de faire confiance. Au niveau du jeu, c'est un 9 «éjecteur» qui accélère le jeu, qui a réussi à digérer notre fonds de commerce, notre rugby. À lui de s'épanouir malgré son jeune âge, de commander les gros. Il a notre confiance et notre amitié car c'est un garçon très attachant.»


 

 

 

 

 

 

Daubriac : «Le retour du LSC en 2018»

Fédérale 1

 

Alors que son équipe, lanterne rouge, sera au repos ce week-end, le coprésident, Eric Daubriac, se fait le porte-parole de la combativité du Lombez-Samatan-Club.

Une nouvelle année commence pour le LSC. Que peut-on souhaiter au club et à ceux qui le font ?

Je trouve la question très bien posée car un club c'est quoi, ? Ce n'est pas juste une association sportive inscrite dans une fédération. Ce sont des femmes et des hommes qui le composent et qui le font au jour le jour, avec envie, avec amour et avec l'ambition de le servir. Ici, pas moins de cinquante dirigeants contribuent à cela, pour beaucoup depuis 5 à 10 ans, certains en sont membres depuis 40 ans, dans toutes les fonctions et à tous les étages, sans défaillir. Alors, je leur souhaite des victoires car c'est leur seul salaire et l'unique gratitude qu'ils sont en droit d'attendre. Voilà ce que je souhaite aux vrais piliers du club et j'espère de nos sportifs qu'ils soient à même de leur offrir ces plaisirs dans leur vie pour cette nouvelle année.

Que représente la victoire de samedi, en amical, face à une belle formation tyrossaise (14-10) ?

Le moral, c'est très important en sport et j'ai vu des joueurs très heureux, surtout les plus jeunes, qui découvrent encore. Si on a bien regardé ce match, on a pu voir une mêlée dominatrice, un jeu debout en avançant, une bonne organisation défensive et l'agressivité suffisante qui va avec. C'est assez d'ingrédients pour gagner des matches retour contre pas mal d'équipes de cette poule relevée, et c'est ce que je retiens de cette rencontre qui nous a fait du bien au moral mais aussi pour notre jeu.

Avec une infirmerie qui se vide petit à petit, un groupe de joueurs qui continue à travailler, est-il possible de redresser la barre ?

Oui, c'est possible. Les joueurs qui n'ont pas ou peu joué n'ont pas connu les défaites et sont frais moralement, restera à voir s'ils retrouvent leur niveau rapidement, ou pas, car le temps presse. Les Moulis, Salis ou autre Renaud, et plus tard Janicot, apporteront beaucoup de fraîcheur. Mais nous n'aurons pas Léo Suderie avant la saison prochaine et le retour de Jamy Soulisse n'est pas immédiat non plus, tous deux victimes d'un rugby de plus en plus ruck and roll. Alors il faudra peut-être jouer plus simplement avec nos armes du moment. Sous ces conditions, tout reste possible. Personnellement je crois en nos joueurs et en son staff. Je sais par expérience que les effets ne sont pas toujours proportionnels aux efforts dans la vie, mais, également, que la tendance finit toujours par s'inverser.

Dans une saison difficile, quelles sont les raisons d'espérer un meilleur avenir pour le LSC ?

Les raisons d'espérer sont nombreuses à commencer par l'esprit de résistance qui anime les présidents, les dirigeants et le staff. J'aime aussi beaucoup la prise en mains de quelques joueurs cadres qui prennent position et passent devant pour le bien du club. Comme nous, ils pensent à l'avenir et veulent qu'il se prépare de la meilleure des façons. Ils s'investissent et c'est beaucoup, je les en remercie. Alors à mon niveau, je prépare déjà la saison prochaine avec un maître mot : l'ambition. Quel que soit le niveau de jeu dans lequel nous aurons à évoluer, le LSC visera toujours le meilleur et le plus haut possible, c'est dans son ADN. Je peux donc vous annoncer pour 2018 le retour du LSC.


 

 

 

 

 

 

 

Premier match de 2018 pour le LSC face à Tyrosse en amical

Fédérale 1

 

Le Lombez-Samatan ne lâchera rien, cela avait été dit et on peut faire confiance à la longue histoire faite de combats toujours très difficiles que le club a réussi à mener. La situation du LSC n'est pas des plus reluisantes mais cela n'empêche pas les Savistes de continuer à batailler pour le maintien, mais surtout pour offrir le meilleur à leur public. La trêve aura été de courte durée pour les joueurs et entraîneurs qui n'ont jamais vraiment relâché le collier, comme pour mieux profiter du dynamisme apporté par le point du bonus défensif que le LSC aura été une des rares équipes à ramener de Lavaur.

Le début d'année de compétition ne va pas être simple pour le LSC avec un premier match de 2018 en championnat chez le leader Blagnac le 21 janvier. S'ensuivra ensuite la venue de Saint-Sulpice à Samatan le 28 janvier lors de la journée des partenaires, de la chaponnade, ce sera l'occasion de voir les filles de l'Entente LSC-L'Isle-Jourdain-Save-Touch recevoir Tarbes en lever de rideau.

Mais pour l'heure, l'actualité du club c'est le match amical que le LSC va jouer ce samedi, à partir de 16 heures, à Samatan, face à Tyrosse. Ce sera la rencontre retour puisqu'une pareille joute amicale a eu lieu en début de saison dans les Landes. Ce sera un test important pour les hommes du trio Argentin-Breuils-Marty. En effet, Tyrosse est une des grosses équipes de sa poule, en position de qualifiables les Landais sont une valeur sûre du rugby de Fédérale 1. Le LSC pourra faire ainsi un premier point sur ce qui préoccupe le plus les supporters : l'effectif.

En effet, avant la trêve ce n'est pas moins que la valeur d'une équipe entière qui était à l'infirmerie. De très nombreux retours sont attendus et espérés, ce qui devrait changer considérablement la vie sportive du LSC.

Rendez-vous donc à 16 heures samedi à Samatan pour ce match amical entre le LSC et Tyrosse.



 

 

 

 

 

 

Lombez-Samatan : un point positif

Fédérale 1

 

Une victoire et une seconde place confirmée au classement. Voici ce que les Tarnais garderont à l'esprit après cette terne rencontre. Plus de joie du côté gersois, le dernier de la poule, qui n'a pas pris l'eau chez le second et qui ramène un point de bonus défensif encourageant de leur déplacement.

La première période a été maussade, à l'image de la météo. Lavaur a rapidement pris le jeu à son compte avec beaucoup de vitesse sur sa première possession, avec un jeu qui s'enchaîne et des visiteurs à la faute. Les locaux ont fait le choix payant de la pénaltouche puisque le ballon porté suivant a envoyé l'ailier Bozon à l'essai. Le public a ensuite trouvé le temps long. Les locaux ont laissé les Gersois revenir dans le match et même garder la possession de la balle et du jeu. Cette domination territoriale longtemps stérile et pauvre en réelle occasion d'essai a tout de même touché l'en-but après la demi-heure de jeu. Piqué au vif, Lavaur a réagi et s'est montré dangereux avant la pause, sans succès.

Au retour des vestiaires, les Tarnais, sûrement sermonnés à la pause, ont imposé leur statut. Avec de la puissance, usant de pénaltouches et ballons portés, ils ont inscrit deux essais. Un réveil de courte durée. Malgré plusieurs tentatives, ils ont échoué dans leur quête du bonus. Plus humble, avec leurs moyens, les Gersois ont réduit l'écart grâce à deux pénalités de Delbos.

A l'issue de la rencontre, Maxime Dachary, le seconde ligne de Lombez-Samatan devait déclarer : «On est vraiment très fiers de notre résultat aujourd'hui ici. Personne ne pensait que l'on pouvait ramener ce point de chez le second. C'est avec un gros mental que nous nous sommes battus. Un point comptable, mais aussi un point positif pour le mental avant la trêve et la phase retour. Certes, le jeu a été restreint mais nous avons tenu ce score. J'ai été heureux de revenir sur cette pelouse où j'ai passé quelques saisons et d'en repartir avec mes coéquipiers avec l'espoir de nous en sortir.»


Lavaur 17 — Lombez-Samatan 11

MT : 5-5 Arbitre : M.Vals (Pays Catalan).

Pour Lavaur : 3 essais : Bouzon (5e), Macciota (48e), Clergue (58e) ; 1 transformation : Gabriel (59e).

Pour Lombez-Samatan : 1 essai : N.Punch (33e) ; 2 pénalités : Delbos (62e, 67e).

Lavaur : Avizou — Bouzon, Lenfant, Hallinger, Lasme — Gabriel, Mouysset — Maciotta, Lane, Auvergnas — Gauthier, Falga — Bertrand, Bortolozzo, Taumoepau. Remplaçants : Galy, Castille, Lugan, Clergue, Queheille, Zanarelli, Burtila. Atché.

Lombez-Samatan Dilhan — Delbos, Dinnat, Rumiguie, Punch — Baron, Bensala — Bertrand, Nononn, Damiot — Sicard, Dachary — Giorgadze, Raynier, Salvat. Remplaçants entrés en jeu : Marris, Lavigne, R.Peres, Pedussad, Cans, C.Punch.


 

 

 

 

 

 

Le LSC en danger

Fédérale 1 - Lavaur-Lombez-Samatan. Demain à 15 heures

 

Les dimanches se suivent et se ressemblent dans la difficulté pour les Savistes qui, ce week-end, pour le dernier match de la phase aller, se rendront à Lavaur. C'est une pierre blanche dans le calendrier de toutes les équipes de la poule tant ce club est un habitué de ce niveau, et qu'il y est à l'aise. Le début de son championnat en témoigne : un score plus qu'honorable à Blagnac, 26 à 24, puis, ensuite, à chacune de ses sorties, le club vauréen a marqué au minimum le point de bonus défensif. On ne peut que retenir dans ses bons résultats, le 45 à 3 infligé à Bergerac, la victoire à Castanet (24-30) ou encore le gros score infligé à Rodez, 49 à 17.

Le club d'origine des frères N'Tamack est en forme, comme en attestent ses deux derniers résultats contre Bergerac et à Castanet. Les chiffres parlent d'eux-mêmes et en disent long sur la difficulté du défi qui attend des Savistes en plein doute, qui restent sur une nouvelle défaite à domicile (16 à 27 face à Castanet) qui, même si elle est assez injuste, n'en est pas moins un mauvais résultat.

Pour Olivier Argentin, le manager saviste : «C'est un club qui dispose de plus gros moyens que nous, bien sûr. On sait donc la difficulté qui nous attend. On va se déplacer avec l'objectif de faire bonne figure. Nous n'avons rien à perdre, bien au contraire. Nous allons nous servir de ce match pour travailler la conquête, les lancements de jeu et essayer de marquer les essais tout en tentant d'en prendre le moins possible. On y va pour travailler. Quant à Lavaur, leur point fort c'est que chaque année ils font un recrutement de qualité avec des clubs comme Albi et autres. Ce qui accroît notre difficulté, c'est que cette équipe n'a surtout pas de problème. Elle est bonne en touche, en conquête, elle a des trois-quarts capables de faire la différence, un collectif très bien rodé ; en fait, elle a très peu de faiblesse. Après, nous n'avons pas grand-chose à dire étant donné notre situation et la leur.»

Ce ne sera donc pas facile pour le LSC d'autant plus que l'infirmerie ne se vide qu'au compte-gouttes. Les bonnes nouvelles ne sont pas légion : Simon Renaud a repris suite à sa fracture du poignet, et Julien Lauvernet devrait faire de même. Seul retour sûr dans le groupe de joueurs, celui de Delbos qui aura purgé sa punition.

E.D.


Tom Dardenne : la tradition respectée

Fédérale 1 - Fédérale 1. Lavaur-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures. rugby. Armagnac-Bigorre. De l'Honneur à la 4e série

 

Le LSC a depuis toujours une grande image de formateur et de révélateur de talent. Ce n'est pas Tom Dardenne qui va nuire à cette réputation, bien au contraire. Ce jeune Gimontois de 21 ans, étudiant infirmier, a rejoint les rangs du LSC à l'intersaison et n'a pas tardé à se faire remarquer. C'est un premier couronnement d'une déjà longue carrière car, c'est à 4 ans que le troisième ligne aile du LSC a touché ses premiers ballons au sein de l'Etoile sportive gimontoise. Son père, Pierre Dardenne, s'était déjà fait un nom dans le monde de l'ovale, côté Gimone, où il a officié en tant que trois-quarts aile chez les «rouge et blanc» de l'ESG, mais aussi côté Save, sans changer de couleurs, en faisant de beaux matches, déjà, pour le LSC. C'est donc une histoire de famille qui se perpétue, en changeant de poste toutefois. Mis au rugby par son père, Tom n'a pas songé à aller ailleurs, il a trouvé ce qu'il lui fallait : «Ce que j'aime, c'est le sport en lui-même, dit-il, ses valeurs de combat, les défis athlétiques que représente mon poste de troisième ligne où il faut être complet, courir, avoir le physique. Et puis il y a les valeurs de l'amitié.»

 

Le chemin menant d'une vallée à l'autre, il l'a fait avec son copain Paul Dinnat. Mais auparavant, il y aura eu le passage au FCAG, en cadets deuxième année et juniors première année. Le retour au bercail, les premiers pas en seniors, et le grand saut au LSC : «Venir au LSC est un challenge que nous nous sommes fixés Paul Dinnat et moi. On s'est dit que ça nous permettrait aussi d'évoluer, dit le Gimontois. Après, cette année, ce n'est pas facile, il y a plein de choses qui ont fait que ça ne va pas fort, on n'a pas été chanceux, surtout. Mais on peut toujours revenir, même si ce sera compliqué. De toute façon, il faut vivre pleinement cette saison, se faire plaisir et ça devrait aller mieux. Le groupe est très bien, et ça, c'est déjà très important.»

Il n'y a donc pas l'ombre du découragement chez ce gaillard réfléchi qui se définit comme travailleur, mais un peu trop râleur. Dimanche, ce sera Lavaur, il sait que ce sera un challenge très compliqué : «On va tout faire pour ne rien lâcher face à cette équipe du haut de tableau qui est habituée aux phases finales, on va faire front.»

Après, ce sera la trêve, et sans doute l'autre passion de Tom Dardenne, qui reprendra le dessus : la chasse, où père et fils se retrouveront à traquer le lièvre.

Ce que pense de lui, Alexandre Breuils, coentraîneur du LSC : «Lorsqu'il est arrivé chez nous, il a traversé une grosse épreuve. Nous avons fait notre possible pour être présent auprès de lui. C'est un garçon qui s'est montré très attachant dès le premier contact. De lui, on peut dire, comme on le dit de Renaud Pérès depuis 15 ans, qu'il n'a pas le profil pour son poste dans le rugby moderne. Il est trop petit, trop maigre, mais il trouve lui aussi toujours les ressources pour hausser son niveau. C'est un joueur qui est très «rugby», il a de l'enthousiasme, c'est quelqu'un qui a envie d'apprendre et depuis le premier entraînement, il progresse. C'est un garçon qui est bien et qui fera un homme «chouette».


René Daubriac, coprésident : «Le LSC ne lâchera rien»

Fédérale 1 - Interview. Lombez-Samatan est bon dernier de sa poule en Fédérale 1 mais son dirigeant historique est sûr que le club saura retrouver des ressources pour réagir

 

A la veille du dernier match des phases aller, qui verra le LSC se déplacer à Lavaur le 10 décembre, la position du club de la Save n'est pas des plus enviables. Dernier de la poule 3, à désormais plus de 10 points du ventre mou, le club saviste n'y arrive pas. Pourtant, ses performances sont tout sauf ridicules. Que ce soit face à Trélissac ou bien contre Castanet lors du dernier match joué à domicile, chaque fois c'est à la défaveur d'une infériorité numérique que le LSC s'est fait rejoindre et dépasser au score en début de seconde période, puis, à chaque fois, il lui manque le petit plus qui changerait lorsque le club offre sa réaction. Manque de réussite, incompréhension face à des points refusés, manque de chance aussi avec une infirmerie qui rassemble pratiquement toute une équipe susceptible de jouer en Fédérale 1. Bref, rien ne sourit au Lombez-Samatan-Club. Néanmoins, et malgré une situation très difficile, le LSC ne baissera pas les bras, comme le clame René Daubriac, coprésident du club.

Quel constat dressez-vous de cette première partie de saison ?

Comme en attestent les deux derniers matches à domicile, où menant à la mi-temps, le LSC a connu à chaque fois un retour de l'adversaire qui nous a privés de victoire. C'est la troisième saison du club en Fédérale 1, ce n'est pas si mal ! D'autant plus que beaucoup nous avaient promis un simple passage. Certes, la saison actuelle est difficile, sportivement, car le niveau des équipes de la poule s'est élevé. Quand nous avions trois ou quatre clubs au-dessus, aujourd'hui il y en a 7 ou 8 ! Et pour beaucoup ce sont des candidats au niveau supérieur. Cependant, le LSC est et restera lui-même, avec ses joueurs, ses valeurs. Parlons-en de ses valeurs ! Nous sommes le plus petit budget de la division, mais c'est nous qui possédons le plus grand effectif de dirigeants. Nous ne sommes pas moins de 50 lorsqu'il faut se mobiliser. Tous, nous sommes dévoués et c'est par notre travail que nous apportons la majeure partie de ce budget.

Est-ce l'effectif qui pose problème ?

L'effectif joueurs est à peu près identique à celui de la saison passée. Malheureusement, nous avons eu une cascade de blessures dès le début de la saison et cela nous a, bien sûr, amoindris. Il y a les leaders comme Moulis, Sudérie entre autres et puis il y a les pièces maîtresses Soulisse, Roumiguié et les autres. En tout, nous pourrions former une équipe avec tous les joueurs (possibles titulaires en Fédérale 1) qui sont absents des feuilles de matches ! Alors, bien sûr, il y a des retours, comme Nonnon qui vient tout juste de reprendre, c'est le cas de Salvat, Punch, bientôt Renaud mais la balance pèse encore pour l'infirmerie puisque Lauvernet, Janicot, Salis, Dachary et, dimanche, Damiot l'ont rejointe ! C'est le lot du rugby d'une division qui impose chaque fois du combat et de l'engagement. Mais dans ce domaine-là aussi, le LSC fait front et ne lâchera rien et la deuxième partie de saison devrait être plus positive à ce niveau.

 

Comment voyez-vous l'avenir du LSC ?

L'avenir, nous avons un sentiment d'injustice collectif qu'il convient de transformer en révolte pour rebondir. La saison est encore longue. Il y aura des retours à partir de janvier, des combats à gagner et enfin le calendrier sera lui aussi plus favorable. De plus, ce club est sain : à un moment où d'autres auraient explosé, le LSC se prépare à réagir car l'avenir lui appartient.

Et puis, si l'objectif maintien n'est pas atteint, nous savons que le rugby local de Fédérale 2 est attractif, plein d'espoirs. Sur ce rugby ne pèsent pas, ou moins, les obligations que sont les nôtres actuellement. Cela étant, l'objectif, je le dis et le répète, il est partagé, c'est le maintien. Le LSC, avec le soutien de tous, fera le nécessaire. Et c'est le ressenti que j'en ai au niveau du groupe, dans ce moment difficile l'ambiance à ce niveau est exceptionnelle. Ensuite, il faut le dire, les entraîneurs ont toute notre confiance et les joueurs notre affection. Le public et les supporters toujours fidèles vivent en osmose avec le club. Ils apprécient, je pense, le niveau de jeu et le rugby pratiqué par le LSC. Alors, tous ensemble, nous allons remplir le contrat avec notre fierté de l'honneur du maillot et la défense de nos valeurs. Depuis ma première prise de la présidence en 1978, le LSC a connu des hauts et des bas mais il a toujours su rebondir. Cela grâce à des hommes et des femmes de bonne volonté qui aiment ce club. Il faut continuer à bâtir l'avenir avec une nouvelle génération qui est là et qui aime ce club ! Les fondations sont solides et saines, de l'école de rugby aux cadettes, en passant par les espoirs et les cadets. En course, on peut construire avec l'amitié pour cimenter le tout. Le LSC n'est pas un gros club mais c'est un grand club !

 


Yohan Marty : «On n'est vraiment pas loin»

Fédérale 1

 

Yohan Marty, responsables des avants du LSC C'est encore une défaite, on sent qu'on n'est vraiment pas loin. On a des gros temps forts, on met à mal notre adversaire, mais on n'arrive pas à marquer. A moment donné les garçons ont été assez confiants pour proposer une série de mêlées. Peut-être aurait-il fallu prendre les points ? C'est compliqué.

On est dans le dur, mais on continue à travailler On va se servir de la trêve pour faire souffler les joueurs parce qu'on a très peu de rotations. On fait toujours de très bonnes entames mais ensuite on s'étiole, on a du mal sur la longueur, et puis on n'a pas le banc de nos adversaires. Dans quinze jours, on va aller à Lavaur, on fera notre match, devant une très grosse opposition, on fera ce qu'on peut de façon à l'embêter le plus possible.

René Daubriac coprésident du club : «Une fois de plus on a le sentiment d'une grande injustice. On commence à s'y habituer mais tout de même. Je crois que cette injustice va se terminer en révolte parce que les joueurs ont une nouvelle fois fait un bon match. Ils auraient d'ailleurs mérité un essai de pénalité durant le quart d'heure qu'ils ont passé sous les poteaux de Castanet en deuxième période. Ceci dit, le LSC est toujours vivant. Dans les vestiaires cet après-midi, tout le monde s'est dit que la deuxième partie est jouable, notamment grâce aux retours des 14 blessés que nous avons à l'infirmerie. Nous allons jouer avec beaucoup de courage et d'envie.

Thierry Fossat entraîneur de Castanet «Il y a deux visages pour Castanet, celui de la première et celui de la deuxième mi-temps. Dorénavant je ne vais venir au match que vers quatre heures moins le quart pour la deuxième période ! C'est comme à Graulhet on a des difficultés en première période ou rien ne va, puis en seconde, tout retombe bien. Face à une formation du LSC bien en place, nous avons bénéficié d'un banc meilleur plus consistant. Je tiens d'ailleurs à rendre hommage à cette équipe du LSC, ça me fait de la peine de voir là où ils sont car ils font beaucoup pour s'en sortir. Pour nous, si on fait la même chose face à Blagnac on va prendre 80 points.»

 


 

 

 

 

 

 

Le LSC n'y arrive toujours pas

Rugby XV - Amateurs

 

Bis repetita pour Lombez Samatan club, cette fois-ci face à Castanet, Le LSC mène à la pause, et pas qu'un peu ! S'écroule ensuite, pour renaître de ses cendres et laisser encore et toujours beaucoup de regrets chez les supporters.

Dès l'entame du match on a senti que la motivation des joueurs savistes serait au niveau. Très vite ils ont osé se défendre face à une formation castanéenne joueuse en diable. Cette dernière amenée par le diablotin Thomas Verdier à la mêlée, a montré qu'elle avait de sérieuses ressources offensives grâce notamment à un pack bien organisé en touche dans les rucks, avec un deuxième ligne, Jérémy Allard, dont les impacts ont fait très mal.

Ce sont pourtant les Gersois qui ont pris le score sur une faute au sol, le pied de Nicolas Dilhan n'a pas tremblé 3 à 0 à la 12e. On a senti les joueurs locaux rassurés, ils sont repartis de l'avant profitant du moindre ballon récupéré, faisant jeu égal en touche, ils ont poussé leurs adversaires à la faute une deuxième fois à la 17e. Puis c'est un gros maul qui mit sur le reculoir, sur une trentaine de mètres, le pack visiteur à la 21e. Puis à la 25e une nouvelle pénalité de l'arrière gersois porte le score à 9 à 0. Si côté réussite le buteur du LSC a été à la fête, en revanche son hôte sur ses deux tentatives n'a lui, pas connu le même bonheur. Si bien que la confiance habitait le camp gersois. Ce, face à une formation qui a su à de nombreuses reprises montrer ses grandes qualités avec notamment une circulation de la balle d'une grande fluidité.

A la 32e, sur la récupération d'un coup de pied de dégagement de l'arrière visiteur, Giorgi Gogoladzé, Nicolas Dilhan dynamise une remontée de balle avec Antoine Cans. Un point de fixation plus tard Cans récupère la balle s'échappe le long de la touche suivi par Lavigne qui vient, façon trois-quart aplatir au milieu des poteaux castanéens. 16 à 0 avec la transformation de Dilhan. On se dit qu'on n'est pas loin du chaos.

Mais comme il y a quinze jours, le début de seconde période a été catastrophique pour les locaux. Dès la 43e sur une sévère faute d'antijeu, le LSC se retrouve à 14 et permet à Castanet de revenir à 16 à 3. Puis tout va s'enchaîner de manière diabolique durant le quart d'heure qui va suivre. Dominateurs, les Haut-Garonnais envoient du jeu, beaucoup, et deux essais viennent sanctionner le sous nombre gersois. Si bien qu'à la 52e les visiteurs ont pris le score 16 à 17, puis 16 à 20 avec la pénalité réussie par Folliot.

Est venue, ensuite, la révolte des Gersois, et quelle révolte ! Puisqu'ils ont passé quasiment les 20 minutes suivantes dans le camp adverse et la plupart du temps dans les 22 mètres. Se sont succédés une kyrielle de rucks, de mêlée, mais rien n'a voulu sourire. Renaud Péres s'est vu refuser un essai à la suite d'un regroupement à un mètre de la ligne. L'arbitre avait l'œil ailleurs. Lavigne s'est vu retourner in extremis dans le camp visiteur. Et finalement cette grêle n'a pas fait de dégât. Sauf que, à trop vouloir marquer on finit par se découvrir faire de petites erreurs aux graves conséquences. A la 77e, sur un «tampon par-derrière» un défenseur du LSC, sur la ligne médiane, relâche le ballon sur l'impact, les Castanéens suivent prennent la balle et s'ensuit une course-poursuite qui, malgré un petit en avant, a permis à Martin d'inscrire son deuxième essai. 16 à 27. La messe était dite. Les cinq minutes suivantes n'ont pas permis aux Savistes de réduire le score.


Lombez-Samatan 16 Castanet-Tolosan 27

MT : 16 -0. Arbitres Mr Santa Maria Assesseurs MM Boisson et Bouvier (Languedoc Roussillon)

Pour Lombez-Samatan 1 E Lavigne (32) 1T et 3P Dilhan (12, 17, 29)

Pour Castanet 3 E Joule (49e), Martin (52 et 77e) 2 T (49 77e) et 2 P (43, 58e) de Folliot

Lombez Samatan : Dilhan, Pédussaud, R.Roumiguié, Cans, 10 Cortès, 9 Bensalla, Damiot Nonnon, Peres, Sicard, Lavigne, C.Punch. Ont joué Marrs, Raynier, Rançon, Dardenne, Rousse N. Punch, Baron Giorgadzé.

Carton jaune Cortès (43)

Castanet Gogoladze, Verlet Duplan, Folliot, Martin, 10 Quarendon, Verdier, Vergé, Brody, D'Aram de Valada, Allard, Mbodji, Perles, Bonnot, Cazes. Ont joué Laffont, De Lagausie Benistant, Libes Caillau, Salut, Belières, Tarroque.

Carton Blanc Mbodji (21e) Jaune Vergé 62e

Réserves Lombez Samatan 14 Castanet 17.



 

 

 

 

 

 

 

Le LSC va avoir besoin de tout le monde

Fédérale 1

 

Aujourd'hui, pour la venue de Castanet, il n'y aura qu'une alternative au LSC, s'il veut garder moral et espoir pour cette saison décidément très mal engagée, c'est la victoire.

Pourtant, le LSC ne recevra pas Castanet dans les meilleures conditions. Il y a le spectre d'un nouvel échec à domicile (assez injuste on peut le redire), comme face à Trélissac. La grosse défaite à Bergerac, mais surtout une infirmerie très copieusement garnie, avec 14 joueurs pouvant postuler en Fédérale 1, dont quatre joueurs de première ligne.

Obtenir une première victoire ce dimanche ne va donc pas être simple, d'autant plus que Castanet est habitué au milieu de tableau à ce niveau. Le club réussit de beaux coups depuis le début du championnat : une victoire à Rodez 33 à 36, une à Graulhet et une perf à domicile face à Trélissac 41 à 26.

 

Le challenge du LSC ne sera dons pas simple. L'entraîneur saviste, Olivier Argentin, ne dit pas le contraire : «C'est une équipe qui pratique un superrugby, un jeu de mouvement qui constitue la force de ce club. À nous de nous montrer performants en défense si on veut rivaliser. Contre Trélissac, on a su mettre les choses dans l'ordre. On a montré qu'on était capables de faire du jeu, d'alterner temps fort et temps faible. Seulement on manque de maîtrise sur cette gestion. Il faut savoir occuper le terrain, mettre de la pression, et celle-ci doit être mise sur l'adversaire, pas sur soi. Là, on garde le cap, on voit de bonnes choses aux entraînements, on ne lâche pas, il y a toujours le même enthousiasme, l'envie de bien faire. Après, on a une problématique vraiment affolante avec un énorme manque de chance au niveau de l'effectif. Il y a eu des gars au repos le week-end dernier mais Dachary, Cyril Punch et Nonnon se sont fait mal et sont très incertains pour ce match, et puis il y a la suspension (carton jaune) de Delbos. Néanmoins, malgré l'échec à Bergerac, on sait que des jeunes vont relever le gant, que Dilhan va botter. Mais c'est difficile. Alors on attend que les gens restent derrière nous, car c'est facile de critiquer, nous savons que nous sommes en partie responsables de la situation, mais nous avons besoin de soutien. Il y a l'image de Toulon qui régale son public depuis de nombreuses années et qui le voit l'abandonner en pleine déroute contre le Racing, je trouve ça bizarre. Je ne voudrais pas de ça au LSC. Nous avons besoin de tout le monde pour ce match.»

E.D.


 

 

 

 

 

Le LSC peut compter sur Xavier Sicard

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Castanet-Tolosan. Demain, à 15 h 30, à Lombez

 

De retour cette saison à Lombez-Samatan, le deuxième ou troisième ligne Xavier Sicard dit qu'il ne repartira plus d'un club dont il dit apprécier les valeurs et le collectif.

Dans la famille Sicard, le rugby a une place prépondérante, Jean-Paul, le père, a joué troisième ligne, à bon niveau, à Toulon et Marseille, avant d'être président du club de Laloubère et de rejoindre le staff médical du LSC.

Cependant, le fils aîné, Alexis, a choisi une autre voie. Triathlète, il participe même à des «Ironmans» qui font partie des courses pluridisciplinaires les plus extrêmes. C'est dire si les gênes de la famille sont de qualité.

C'est donc un beau bébé tarbais qui a rejoint une nouvelle fois les rangs du LSC cette année, avec Xavier. À 24 ans, ce troisième ou deuxième ligne, «selon les besoins du collectif», dit-il, a déjà un très beau parcours.

Celui-ci a commencé à Tarbes, à l'école de rugby, où il a évolué jusqu'en Crabos deuxième année, avant de rejoindre le Stade toulousain où il est resté quatre ans, jusqu'en espoirs. Puis, c'est une première arrivée à Lombez-Samatan avec les copains : Salvat, Florian, Argerich, Celaya. La montée en Fédérale 1. Puis l'année dernière, une saison à Blagnac pour tâter du plus haut niveau de Fédérale 1, avec un intermède en équipe de France universitaire et la belle victoire 15 à 26 face aux meilleurs ennemis des Français, les Anglais, sur leur terrain, et grâce en partie à un formidable dernier essai sur une reculade de 30 mètres du pack local.

Et puis, cette année, Xavier Sicard est revenu à Lombez-Samatan. «Et j'y resterai, insiste le joueur. Car le rugby, ça reste ma passion depuis toujours. J'aime le temps passé avec les copains, ce ne serait pas normal que ce soit autrement. Le rugby pour moi, ce sont les valeurs, le collectif et les challenges, aller toujours plus loin. Cette année avec l'équipe du LSC, l'objectif est de rester en Fédérale 1. La situation du club est compliquée mais on va tout faire pour remonter la pente. Je suis certain que la phase retour ne sera pas plus facile, mais qu'on va pouvoir mettre beaucoup plus pour jouer le maintien à 100 %. Il faut dire qu'il y a beaucoup d'événements consécutifs qui n'ont pas avantagé le club comme le calendrier et surtout le nombre de blessés. Et pour pallier ces absences nous n'avons pas le même gros effectif que le reste des équipes de fédérale une».


Michel Villemur : «Soutenir la famille»

Fédérale 1 - Avec le président des supporters du Lombez-Samatan-Club

 

Michel Villemur est un des piliers du LSC, bénévole au club, il en est aussi le président des supporters. Il est célèbre pour son béret qui ne le quitte pas, pour sa bonhomie et son sens de l'humour. Mais cet humour l'a un peu quitté, dimanche, devant le peu de supporters qui avaient fait le déplacement de son équipe, lanterne rouge, à Bergerac.

Vous êtes forcément déçu, surtout dans la situation où est le club ?

Oui, le LSC est une grande famille. Dans une famille quand un membre est malade, tous les siens se rassemblent autour pour l'aider à surmonter la douleur.

Aujourd'hui, le LSC est grippé. La spirale négative l'a atteint. L'infirmerie ne désemplit pas depuis le début de la saison. La baraka a quitté la maison, c'est la scoumoune qui a pris sa place.

Dans ce cas-là que faut-il faire ?

Surtout ne pas tomber dans le piège du pessimisme qui tourne autour du stade. Il faut se resserrer. Se resserrer autour des joueurs qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Il faut soutenir les entraîneurs et les dirigeants qui ne cessent de travailler pour garder un club sein, surtout financièrement. Un club de campagne capable de former des joueurs de l'équipe de France, et cela aussi bien que les clubs du Top 14. On le voit bien avec l'exemple de «Gaby» Lacroix.

Et pour dimanche avec la venue de Castanet ?

En tant que responsable des supporters, j'adresse le message à tous les aficionados : «Encourageons notre équipe, comme les années précédentes lorsqu'on ramenait un bonus défensif presque à chaque déplacement». Les années se suivent et ne se ressemblent pas toujours, mais, c'est maintenant plus que jamais qu'il faut soutenir nos joueurs, nos entraîneurs et toute la famille du LSC.

Dimanche, cette équipe de copains est motivée pour montrer quelque chose qui ressemblera au match de Trélissac. Mais il faudra le 16e homme pour l'encourager. Celui-là, il est dans les tribunes, et c'est là, précisément, qu'il faudra encourager encore plus fort que d'habitude pour, enfin, inverser cette spirale négative. Je compte sur tous les supporters du LSC.

 


 

 

 

 

 

Le LSC débordé

Fédérale 1

 

Les Gersois ont été largement battus en Dordogne et ne parviennent pas à débloquer leur compteur chez un concurrent au maintien.

 

Après avoir accroché Trélissac la semaine précédente, les Savistes sont allés concéder leur plus lourde défaite de la saison, hier, en Dordogne. Encaissant la bagatelle de huit essais, les Gersois n'ont été en position de marquer qu'une seule fois. Et Delbos a trouvé la faille sur une pénalité à 5 mètres vite jouée (38-5, 55e). Mais à ce moment-là de la rencontre, le match était déjà joué depuis longtemps et le LSC n'avait plus rien à espérer.

Dès la deuxième minute, ils ont été pris de vitesse par un débordement de Marty sur le côté droit. L'ailier bergeracois tapait un coup de pied de recentrage à l'ancienne qui envoyait l'arrière Ouchène sous les poteaux (7-0, 2e). Lombez-Samatan essaye de répondre dans la foulée, mais le jeu est désordonné et assez brouillon. Physiquement, les Gersois sont là, récupèrent un ballon en mêlée fermée et parviennent à gratter quelques ballons au sol. Mais la transformation du jeu laisse à désirer et les Bergeracois restent stationnés dans le camp visiteur. Sans marquer eux non plus.

Il faut attendre la demi-heure de jeu pour que la rencontre se décante. Chapon récupère un ballon mal tapé et trouve l'intervalle avant de servir Farmer (14-0, 32e). Marty remet ça, encore sur le côté droit le long de la ligne (21-0, 39e). Enfin, un une-deux entre l'ailier et l'arrière permet à Ouchène d'inscrire un doublé avant la pause (28-0, 40e+3).

 

Deux essais supplémentaires dans les dix minutes suivant la reprise par les Périgordins finissent de creuser un écart conséquent. Très lourd pour des Savistes qui ont eu le mérite de ne jamais fermer le jeu et de s'accrocher sur tous les ballons mais un ton en dessous hier, et qui voient le maintien s'éloigner dangereusement.


Bergerac 52 Lombez-Samatan 5

MT 28-0. Arbitre M. Delisle (Lyonnais).

Pour Bergerac 8 E Ouchène (2, 40+3), Farmer (32), Marty (39), Sempey (43), Jazeix (50), Delmas (67), Williams (80) ; 6 T Chapon (2, 32, 39, 40+3, 67, 80).

Pour Lombez-Samatan 1 E Delbos (55e).

Bergerac : Ouchène (Mouhoubi, 73) — Marty (Lachaud, 51), Lozeille, Battistello (Gelade, 53), Delmas — (o) Farmer, (m) Chapon — Casagrande, Jazeix (Sosefo, 60), Sempey — Nugent (cap.), H. Ouali (Delord, 60) — Racca (M. Ouali, 55), Sisombath (Williams, 66), Laval (Thomas, 73).

Lombez-Samatan : Delbos — Cans, Dinnat, Roumiguié (cap.), Pedussaud — (o) Baron (Cortes, 48e), (m) Bensalla (Rousse, 48e) — Nonnon (Bertrand, 45e), Damiot (Lopez, 55e), Dardenne — Sicard, Dachary (Rançon, 41e) — Giorgadze (Punch, 55e-73e), Raynier, Marris (Gelubert, 55e).

 

Carton jaune Delbos (71e).


«Préparer l'avenir»

Éric Daubriac (président du LSC) «Il n'y a pas d'équipe faible comme on le pensait pour Trélissac ou Bergerac, il n'y a que des équipes qui tiennent la route, il est clair que maintenant c'est Graulhet et nous qui sommes un cran en dessous. La saison va être un peu longue, mais on peut être satisfaits de voir des jeunes joueurs comme Gelibert, Raynier, Rousse. Avec 7 espoirs dans l'équipe qui jouait nous sommes en train de préparer l'avenir.


 

 

 

 

 

 

Les arguments du LSC

Fédérale 1 - Bergerac-Lombez-Samatan. Demain à 15 heures

 

Dure période pour le LSC qui malgré tout marque régulièrement des points, trop peu cependant pour que l'optimisme du maintien à ce niveau revienne s'ancrer solidement chez les supporters.

 

Quatre points en sept matches, c'est trop peu, d'autant que les occasions de progresser à ce niveau ont très souvent été ratées, pour des riens, pour des erreurs, des joueurs et des autres.

Voilà désormais le LSC au pied de la montagne du maintien, faute d'avoir pu, dimanche, face à Trélissac, s'imposer comme la logique l'aurait voulu, à cause d'un petit quart d'heure catastrophique, une réussite au pied aléatoire et des décisions peu conformes au sens du jeu. Place, maintenant, au deuxième rendez-vous consécutif avec des Dordognots, ceux du bas, avec un déplacement à Bergerac.

Même s'ils sont promus, les futurs hôtes des Savistes n'en sont pas moins relativement à l'aise sur le chemin du maintien avec une avance de 6 points sur le premier relégable, Graulhet. Pour conserver ce fragile avantage, ils se doivent, bien entendu, de battre, sur leur terrain, leurs rivaux directs, afin de les laisser à distance raisonnable au classement.

Pour cela, ils disposent d'une équipe assez homogène, sans grande individualité, hormis un centre de très bonne qualité. À leur actif, comme pour le LSC, un nul face à Bagnères à domicile, par contre, deux victoires face à Graulhet, et surtout un gros succès à Castanet 47 à 15. Les banlieusards qui ont été vengés, le week-end dernier, à Lavaur, 47 à 5.

Voilà donc ce qui attend le LSC pour ce déplacement en Périgord pourpre. Les Savistes sont toujours à la recherche de points, rien n'étant encore joué pour leur avenir car ils ont des arguments à faire valoir.

Depuis la réception de Bagnères, on sent que l'esprit et la combativité, inhérents à l'histoire du LSC, sont bel et bien présents. Tout est là pour que les Savistes puissent tresser leurs premiers lauriers.


 

 

 

 

 

 

Cyril Maris : « On va retrouver le LSC »

Fédérale 1 - Bergerac-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures

 

Cyril Maris est un des nouveaux visages du LSC. Agé de 24 ans, il est employé au pôle des manifestations de la ville d'Auch. Mais ce qui le fait vraiment connaître du public saviste, c'est son rôle à la tête de la mêlée en tant que pilier, mais aussi pour le sourire charmeur pratiquement toujours présent sur son visage. C'est son père, demi d'ouverture au club de Montestruc, qui a fait découvrir le rugby à Cyril. «Le rugby, c'est un esprit d'équipe, on a tous le même intérêt dans le collectif, on se bat pour le collectif. Puis le rugby dans le Gers c'est très suivi, c'est le sport du Gers, le sport du Sud-Ouest.» Depuis, cette histoire de famille s'est muée en passion. Bien sûr, il y a eu quelques infidélités pour le foot ou le tennis de table. Mais le jeune Cyril est revenu à la passion de famille, au FC Auch tout d'abord, puis avec un passage au sein de l'Entente Vic-Condom en tutorat pour les juniors. Ensuite, c'est le retour à Auch, en Reichel et l'aventure de Nationale B avec le titre de champion de France. Après, c'est le choc de la relégation et de la disparition du FCAG. C'est alors le Lombez-Samatan-Club qui lui a proposé de se maintenir au plus haut niveau amateur, il a accepté cette offre. Il dit pourquoi : «Le LSC, c'est désormais le club phare du Gers. C'est un club qui a des valeurs et puis je reste dans les couleurs du «rouge et blanc». Mais il ne faut pas oublier, non plus, l'image du LSC. Quand on venait ici, c'était la «guerre», c'était de l'envie, de la passion pour le rugby. On joue pour le maillot. Ça m'a montré le même visage que mon ancien club. Après, cette année, la saison est compliquée parce qu'on a très mal démarré le championnat. On loupe les entames de match, ce qui nous met en difficulté. Mais je suis sûr qu'on va commencer à gagner, à engranger de la confiance et qu'on va redevenir le club de guerrier que l'on connaît partout».

Ses défauts : «Je n'aime pas perdre.» Ses qualités : «Je ne lâche rien.»

Ce que ses entraîneurs en pensent : «Le LSC ne s'est pas trompé en recrutant Cyril, c'est un gars comme on les aime à Samatan, il est bosseur, il a beaucoup d'humilité, il est dans la ligne de ce que peut faire de bien le rugby gersois».


A l'école de rugby du LSC

Rugby XV - Amateurs

 

Il y avait un tournoi pour l'école de rugby du LSC qui jouait à domicile et recevait Gimont, L'Isle-Jourdain et Trie-Pouyastruc. En moins de 12 ans, le LSC a signé une large victoire contre Gimont 30 à 0. Par contre, l'équipe s'est inclinée 0 à 5 face à L'Isle-Jourdain et 0 à 25 contre l'Entente des Coteaux. Les premières années (qui ne comptent pas moins de trois filles dans l'équipe) ont perdu leurs deux rencontres face à L'Isle-Jourdain et l'Entente des Coteaux. En moins de 14 ans, pour leur premier tournoi à 15 Groupama, l'équipe du LSC a fait très belle figure avec ses féminines et ses 80 % de premières années. Elles se sont imposées largement 25 à 0 face à l'Entente des Coteaux. Elles ont eu plus de mal face à la formation de Gimont. Contre cette dernière, il aura fallu attendre les 10 dernières minutes pour que la victoire choisisse son camp avec deux essais. Le 1er est dû à la percée de l'ouvreur Victor Minvielle, qui a trouvé un bon relais en la personne de Ricardo Peytavin. Le 2e essai démarre sur une relance de l'arrière Alexis Charrin ; Emma Cazelle est en soutien : stoppée à 1 mètre de la ligne, elle trouve en relais Pierre Plant. Au final, 14 à 0 et des récompenses pour le quatuor d'éducateurs. Prochain rendez-vous samedi 18 novembre, à Fleurance.


 

 

 

 

 

 

 

Rugby : défaite des féminines

Rugby XV - Amateurs

 

En déplacement en terre tarbaise ce samedi, les cadettes du Fémina Save Touch Rugby ont connu leur 1re défaite de la saison sur le score de 12 à 0. Les Tarbaises ont fourni un gros match, notamment dans l'entame. Fortes dans les fondamentaux (la touche et la mêlée), les Haut-Pyrénéennes ont réalisé une très bonne première mi-temps. La marque était de 5 à 0 aux citrons. La 2e période sera plus équilibrée, mais les locales, avec un gros avantage psychologique, vont faire le nécessaire pour rester devant en inscrivant même un nouvel essai ; celui-ci a été transformé, ce qui a porté le score à 12 à 0, score final. La note aurait pu être un peu plus salée, les Tarbaises ratant de peu le bonus offensif, il était pourtant mérité au vu de la rencontre. Les filles du FSTR s'en sortent donc plutôt bien. Cette rencontre sera donc à oublier, malgré le positif que l'on peut en tirer : les valeurs et la capacité de réactions qu'ont su mettre en place les filles pendant la 2e période. Pour la réception de Lons, il va falloir une réelle remise en question, notamment sur la volonté de produire du jeu et la volonté de ne pas subir le jeu. Ce sera sans doute le cas samedi 18 novembre, où les cadettes de l'entente recevront Lons sur le stade Cantelauze, à Fonsorbes.


Lombez-Samatan : de la joie aux larmes

Fédérale 1

 

Comment passer du rire aux larmes en l'espace d'un gros quart d'heure ? Les Lombéziens l'ont cruellement appris lors de la venue de Trélissac.

 

Dès l'entame du match sur une faute au sol, Delbos l'ailier du LSC ouvrait le score à la deuxième minute. La première alerte est venue d'une touche sur le ligne médiane, en bout d'alignement, Mathieu Damiot qui, pris dans l'action, ne voit pas Antoine Cans à sa droite, il n'y avait pourtant plus qu'une quinzaine de mètres à faire, tout à fait dans les cordes du Gersois… Quelques minutes plus tard c'est un maul sous les perches et un drop de Vincent Cortès qui passe d'un souffle à droite des poteaux visiteurs. Et la liste s'allonge, une pénalité sur une faute au sol, ratée, un essai qui échoue sur une dernière passe mal ajustée (17e). La domination gersoise était étouffante. Néanmoins, les rares fois où les hommes de Stéphane Labrousse sont venus dans le terrain gersois ils se sont montrés dangereux. Ainsi à la demi-heure de jeu, Tallet a égalisé sur une faute au sol locale.

Cela n'a pas empêché le LSC de repartir à l'offensive et d'offrir beaucoup de volume de jeu, de dominer outrageusement pour peu de résultat : une nouvelle pénalité ratée, un essai refusé. Puis est venue la première grosse récompense à la suite d'un siège en règle de la défense visiteuse, suite à un énième point de fixation, Delbos hérite du ballon et envoi Mathieu Damiot à l'essai.

De retour des vestiaires, le buteur visiteur a permis à son équipe de revenir à la marque sur un hors-jeu gersois. Ensuite, la partie s'est accéléré encore un peu plus avec une formation saviste toujours aussi conquérante. Une touche proche de la ligne adverse a permis au pack d'enfoncer son vis-à-vis pour le deuxième essai à la 50e. Puis les choses se sont gâtées peu après la remise en jeu, en sortie de mêlée, le LSC chipe le ballon à Trélissac et envoie ses lignes arrière à l'essai. Celui-ci sera refusé, le directeur de jeu stoppant le match suite à une grosse bagarre. Ce n'était que partie remis puisqu'Anthony Nonnon a fêté son retour en inscrivant l'essai du bonus offensif pour le LSC ! Seulement voilà, il restait 20 minutes à jouer et le déficit des buteurs : un seul coup de pied réussi sur les sept de tentés, a pesé lourd dans la balance. Car en bons compétiteurs les visiteurs n'ont pas lâché. A l'heure de jeu, Beaugendre trouvait la voie royale. 18 à 14 avec les réalisations de Tallet, puis la catastrophe est venue pour le LSC sur une mêlée accordée à Trélissac et non dirigée, surpris, le pack gersois qui jouait avec son Numéro 4 en moins, pourtant souverain dans ce secteur de jeu, a cédé. 18 à 21, avec la transformation de Tallet. C'était l'incrédulité dans le public local ! Pourtant il y avait encore et toujours de l'espoir car les joueurs savistes n'ont rien lâché. Dans les arrêts de jeu sur une belle remontée des arrières, le ballon est «tapé» par le dernier défenseur visiteur lors de l'ultime passe. En avant pour Trélissac qui se dégage.

Le LSC est passé par toutes les émotions, mais il y avait aussi de la colère de voir les joueurs non récompensés comme ils l'auraient mérité.


LOMBEZ-SAMATAN 18 TRÉLISSAC 21

MT : 8-3. Arbitre : M. Bruyère, touches MM Moreau et Lollivier (Pays de Loire).

Pour Lombez Samatan 3 E Damiot (40+3e) collectif (51e) Nonnon (57e) 1 P Delbos (2e)

Pour Trélissac 2 E Beaugendre (61e) Galetti (75e) 1 T (74e) 3 P (31, 42, 53e) de Tallet

Lombez Samatan 15 Dilhan Delbos, Dinnat Roumiguié A, Cans, Cortès Bensalla Damiot, Nonnon, Péres, Dachary, Lavigne, PunchC. Bertrand, Salvat. Sont entrés en cours de jeu Maris, Raynier, Sicard, Dardenne, Baron, Lauvernet, Pedussaud, Giorgadzé.

Carton jaune Lavigne (52e). Carton rouge : Lavigne (67e, deuxième jaune)

Trélissac 15 Cazeaux, Galetti, Cousin, Beaugendre, Dessoudeix, 10 Tallet, 9 Brouqui, Laporte, Archambeau, Donnars, Tsukishvili, Borie, Gajion Arvouet, Simioni, entrés en jeu : Menot, Bocher, Lajugie, Konate, Kralfa, Genneson, Mignot.

Carton jaune : Borie (52e).


«Extrêmement frustrant»

Francis Lacaze président délégué su LSC «C'est difficile, on manque de réussite au niveau du buteur, et on perd un match tout à fait à notre portée. L'année dernière ce sont des petits rien qui nous réussissaient cette année ce n'est pas le cas. Le carton rouge fait aussi la différence. Il faut continuer, à ne rien lâcher même si rien nous sourit en ce moment, il faut continuer de s'accrocher.»

Alexandre Breuils co entraîneur du LSC «C'est frustrant, extrêmement frustrant, comment on passe du bonus offensif à la défaite. Nous avons été arbitrés comme des derniers de poule, ça devient très irrespectueux vis-à-vis des garçons qui ont été conquérants, qui ont respecté les consignes. C'est frustrant mais on ne baissera pas les bras.

Stéphane Labrousse entraîneur de Trélissac «Nous avons pris 4 points aujourd'hui, c'était important pour nous, mais plus pour le LSC vu l'investissement dont ils ont fait preuve. Nous avions quelques joueurs absents, mais je dois noter le caractère des joueurs qui sont allés chercher cette victoire alors qu'ils étaient menés 18 à 9.

Yohan Marty, entraîneur des avants du LSC : «On a fait un bon match, produit du jeu avec de bonnes séquences, on a fait ce qu'il fallait, peut-être qu'on n'a pas su utiliser le vent en première mi-temps. Après, on ne comprend pas certaines décisions notamment sur le deuxième essai de Trélissac où l'arbitre n'a pas ordonné la mêlée. On a vu une équipe du LSC vaillante avec un volume de jeu intéressant, cette défaite ne reflète pas le match.»


Le programme du week-end

Rugby XV - Amateurs

 

Les féminines défient Tarbes. Les cadettes du Femina Touch Save rugby jouent à Tarbes après un week-end de repos. Enfin de repos, par pour tout le monde car, deux joueuses, Jeanne Lefebvre et Lisa Limouzin ont participé avec la sélection Armagnac Bigorre à un tournoi regroupant les sélections de Midi-Pyrénées, Pays Catalan et Languedoc sur le terrain d'Aucamville. Jeanne Lefevbre y est allée de son essai durant ce tournoi. Déplacement délicat : bon nombre de joueuses sont en sélection avec le comité Armagnac Bigorre. Le match de Tarbes sera un réel challenge pour les jeunes joueuses, un résultat positif sera un signal fort pour les concurrents de la poule, en revanche une défaite équilibrera le bilan. Le but de cette rencontre est de continuer dans la lancée des matchs précèdent en espérant franchir un cap. On espère voir un nombreux public autour du terrain de Tarbes pour soutenir les miss, coup d'envoi 15 heures Le bus partira de Samatan à 11 h 30.

Cadet. Les réseaux sociaux «Inter Save» ont dû fonctionner à plein cette semaine avec le traditionnel derby de la Save entre le LSC qui reçoit et l'entente de la Save/ l'Isle Jourdain. Ce sera la première manche de la saison, samedi après midi sur le terrain annexe de Lombez à partir 14 h 30.

Repas d'avant match

Pour la venue de Trélissac, le Lombez Samatan club organise un repas d'avant match à la salle polyvalente dimanche. Au menu : Cassoulet maison au confit, vin et café compris. 15 € pour abonnés 20 € pour les autres. Réserver au 05 62 62 31 79 ; 05 62 02 32 80 ou 06 72 67 91 86. Attention pas de lever de rideau. Match à 15 heures.


Damiot : l'ascension d'un grand discret

Fédérale 1

 

C'est à nouveau un joueur de la vallée de la Gimone qui a fait le grand saut pour venir dans celle de la Save. Mais pour Mathieu Damiot, le chemin a été plus long puisqu'il est originaire de Beaumont-de-Lomagne, et que, au club depuis 2013, il a longtemps fait ses armes en équipe réserve.

En fin de saison dernière les aficionados l'ont vraiment découvert, au fur et à mesure de la fréquence de ses piges en équipe I, mais aussi du très beau parcours de l'équipe de Nationale B, la saison passée. Désormais, ce troisième ligne aile continue à gravir les échelons de la confiance des entraîneurs.

Pour ce menuisier qui travaille dans l'entreprise familiale, le rugby a commencé très tôt au sein de l'école de Beaumont. Puis, après une dizaine d'années au football, qui se sont terminées par un ras-le-bol du ballon rond, retour au monde ovale avec une licence au sein de l'Entente Gimont-Mauvezin, avec le frangin.

Puis ce fut le retour à Beaumont avec les amis et, enfin, l'attrait du LSC a parlé. «C'est un club qui est très apprécié, dit Mathieu Damiot. La plupart des personnes lorsqu'on parle du LSC en ont une très bonne image, qui en jette. Beaucoup de joueurs ont envie d'y aller mais ce n'est pas évident. Ici, j'ai trouvé un club chaleureux. Ce qui m'intéressait aussi c'est qu'il y avait un plus haut niveau qu'à Beaumont et j'ai voulu tenter ma chance. J'ai mis le temps pour faire ma place mais j'y arrive, à un poste où je prends beaucoup de plaisir, en plus.»

Pour ce 100 % passionné de rugby, la situation du LSC n'est sans doute pas excellente, mais l'espoir est là : «Il faut y croire, la saison n'est pas finie, on devait s'en sortir, moi, j'y crois, tout n'est pas perdu.»

Contre Trélissac dimanche, Mathieu Damiot devrait, encore une fois, donner sans compter pour le club dont il est fier de porter le maillot.

En ce qui concerne ses défauts : il se reconnaît volontiers «grincheux au réveil, susceptible et mauvais perdant.»

Quant à ses qualités, il pense «être quelqu'un de généreux et de volontaire qui ne se décourage pas.

Pour Alexandre Breuils, «c'est un garçon discret trop sans doute, et au rugby ça ne passe pas trop. C'est un vrai gentil, comme peuvent l'être les Gascons et parfois on aimerait qu'il soit un peu plus c… C'est un gars comme beaucoup en rêvent dans les groupes de joueurs, toujours volontaire, toujours le sourire qui ne manque pas d'entraînement. Mais, s'il en est là aujourd'hui ce n'est pas du tout le fait du hasard.»


Un point pour le LSC

Fédérale 1

 

Renseignée par les victoires de Trélissac et de Castanet, Lombez-Samatan arrivait, ni en terre inconnue ni en terrain conquis (le caractère gersois ne permet pas l'excès de confiance) mais avec l'idée de faire aussi bien en confirmant le demi-succès acquis face à Bagnères. Graulhet, échaudé ou refroidi selon les opinions, envisageait la venue des Savistes comme une occasion de conclure une première victoire, de mettre les visiteurs à quelques points derrière et de «provoquer ce déclic». Montrer sa force, sinon sa volonté d'entrée, tel était le mot d'ordre côté locaux. Mais l'ailier visiteur Delbos qui ouvrait le score, voulait affirmer qu'il faudrait compter sur les siens qui enchaînaient et franchissaient sans suite, mais avec de l'allant. Delbos ratait deux pénalités pourtant sur les 22 mètres, et c'est Lombez-Samatan qui prenait le jeu à son compte mis en totale confiance.

Graulhet devait une réaction. Et c'est J. Montbroussous qui sonnait l'heure de la révolte en conclusion d'une prise de balle en touche de Montels, bien négociée par Weersma et les trois-quarts. Mais Delbos le buteur visiteur avait réglé la mire et son pack prit un léger ascendant. Et Lombez-Samatan menait à la pause 9 à 7 en ayant surtout profité des nombreuses fautes des Tarnais.

Mis devant leurs responsabilités, ces derniers réagissaient à la reprise, et Barthélémy ratait l'essai d'une main. Weersam redonnait l'avantage, pour trois minutes seulement et son équipe était encore à 14. Les débats se tendaient, l'issue restait indécise. Graulhet serrait les rangs et gardait la maîtrise. Le pack de Regnier n'arrivait pas à basculer et les Gersois un temps à 13 contre 15 résistaient au courage.

Mais, les efforts graulhétois étaient récompensés par un essai de Roques entre les poteaux, bien préparé par du jeu dans l'axe ou déployé en toute alternance. Les supporters respiraient. Mais retenaient leur souffle quand Graulhet subitement à 13 à son tour, subissait les assauts gersois qui, malheureusement, laissaient échapper quelques bons ballons, pour s'incliner, au final.


Graulhet 20 Lombez-Samatan 15

MT : 7-9. Arbitre : Mr Simon (Cote d'Azur)

Pour Graulhet 2 E. J. Montbroussous (23), Roques (73) 2 P (47, 59), 2 T. Weersam (23, 73)

Carton jaune Chateauraynaud (50) Branescu (75) Barthélémy (75)

Carton blanc : Lagikula (19)

Pour Lombez-Samatan 5 P Delbos (4, 29, 34, 50, 76)

Graulhet Poujol, Paul, Paulin, J. Montbroussous (Tachet, 57), Barthélémy, (0) Weersma, (m) Chateauraynaud, Kesseiri (Garcia-Harmatuck, 70), Roques (Vaton, temp 28-30, Branescu, 74), Montels, Barthe, Regnier (cap), Lagikula, Bueno (Dupuy, 38), Botha.

Lombez-Samatan Dilhan (Cans, 55), Delbos, Dinnat, Roumiguié, Dussaud, (o) Cortes (Baron, 63), (m) Revel (Bensalla, 4e), Damiot (Salis, 42), Sicard, Peres (Dardenne, 56), Dachary, Lavigne, Punch (Giorgadze, 69), Bertrand (cap), Janicot (Salvat, 50).

Carton blanc Salvat (58), Salis (63).


 

 

 

 

 

 

Capital pour le LSC

Fédérale 1 - Graulhet-Lombez-Samatan. Demain à 15 heures

 

Ce sera le dernier match de ce gros bloc de quatre pour le LSC qui se déplace à Graulhet.

Un match capital pour les Lombéziens, qu'ils doivent réussir sous peine de continuer à se laisser distancer au niveau du classement. Il faudra donc obligatoirement ramener des points sous peine de voir l'écart encore se creuser, sachant que le 9e, Bergerac, est déjà à 5 points des deux derniers que sont Graulhet et le Lombez-Samatan-Club.

Côté saviste, le bon match nul face à l'éphémère leader Bagnères-de-Bigorre (12-12) a fait beaucoup de bien. On a senti qu'il s'est passé quelque chose chez les joueurs d'Olivier Argentin, le manager : «Ce qu'on a demandé aux joueurs, c'est de nous montrer leur envie, leur volonté de faire du jeu car derrière on peut construire, faire quelque chose. Ils l'ont fait contre Bagnères-de-Bigorre. Ça aurait pu nous sourire davantage, mais maintenant nous savons que nous pouvons faire des choses intéressantes. L'an dernier, à l'extérieur, nous avons pris beaucoup de points de bonus défensif. Graulhet a su le faire deux fois, nous, non. Ils sont comme nous, ils ont besoin de points et donc ça va être compliqué pour nous. Ce que j'ai vu de leurs prestations, c'est qu'ils peuvent produire beaucoup de jeu, de plus, cette équipe est extrêmement mobile défensivement et offensivement. Pour ce dernier match de ce gros bloc de quatre rencontres, et après avoir pris, enfin, nos premiers points, on va se retrouver devant ce concurrent direct pour le maintien. Nous devons donc clore ce bloc en allant faire un résultat chez ce club mythique qu'est Graulhet.»

Au niveau infirmerie, Antoine Roumiguié a rejoint la cohorte de blessés avec une entorse à une cheville. Il y a la possibilité pour que Vincent Cortès soit ménagé, en revanche, Anthony Nonnon et Nicolas Dilhan feront leur retour dans le groupe. Après, il y a les jeunes qui dont donné beaucoup de satisfactions aux entraîneurs, Dinnat, pour Olivier Argentin : «On a su sortir de sa timidité et on a commencé à s'exprimer. Après, il y a Tom Dardenne qui malgré son gabarit a su tenir son rang, avec un jeu très propre et les autres. C'est toujours un grand bonheur d'avoir des garçons comme ça, dont les premiers pas ne nous ont pas déçus.»

E.D.


 

 

 

 

 

 

Alexandre Rainier : «Au LSC, tout n'est pas perdu»

Fédérale 1 - Graulhet-Lombez-Samatan, dimanche à 15 heures

 

Pour Alexandre Rainier jouer au rugby n'a pas été un choix très compliqué : «Mon frère avait commencé, alors j'ai voulu faire pareil que lui, j'avais quatre ans et demi». C'était à l'école de rugby de Castelnaudary, un club qu'il n'a pas quitté et où il a joué avec ses deux frères Romain et Adrian jusqu'à l'année dernière.

À 23 ans, le nouveau talonneur du LSC a décidé de tenter l'aventure saviste en Fédérale 1.

La première raison, c'est le travail. Technicien agricole à Monferran-Savès, il devait faire de nombreux allers et retours afin de participer aux entraînements et jouer avec son club. La fatigue engendrée par cet état de fait a été un aiguillon supplémentaire pour faire un pas du côté de la Save. Et puis, il a su saisir l'opportunité de jouer à un niveau au-dessus de son club d'origine : «Je voulais me faire une autre expérience que celle que j'avais avec Castelnaudary, et jouer dans cette division. Ce n'est pas évident car à Castel j'avais ma place incontestablement. Ici, je dois me remettre en question. Après, il y a l'image du club, le bon état d'esprit qui y règne même si c'est de la Fédérale 1. Et c'est vrai aussi que j'ai été très bien accueilli autant pas les joueurs que par les bénévoles. Après, un jour, je reviendrais à Castelnaudary, c'est sûr, dans combien de temps ? Je ne sais pas mais je retournerais au club de mes débuts.»

Pour l'instant, Alexandre Rainier profite de sa passion pour son métier, pour le rugby. Il profite aussi des nouveaux copains qu'il s'est fait en bord de Save. Le match nul de dimanche contre Bagnères-de-Bigorre (12-12), même s'il a pratiquement valeur de victoire, ne l'a pas satisfait comme la majorité de ses coéquipiers. Et il va continuer ses efforts pour que son nouveau club reste là où il est : «Tout n'est pas perdu pour le LSC, loin de là. Nous avons une très bonne technique, il nous faut continuer à travailler, sachant que les scores que nous avons subis ne reflètent pas le niveau de nos matches.»

On reconnaît très bien là les traits de caractère qu'il se reconnaît : «Question défauts je suis râleur, têtu, tignous, après, les qualités, je suis un bosseur, je pense avoir un bon état d'esprit, je ne me prends pas la tête, mais je suis aussi un bosseur qui ne lâche rien.»

Tout est dit, avec un tel état d'esprit, le maillot du LSC ne peut que bien lui aller.


La MJC de Monblanc et le LSC s'unissent pour la découverte du rugby

Rugby XV - Amateurs

 

ATTENTION LE TOURNOI AURA LIEU A SAMATAN ET NON PLUS A LOMBEZ

 

Mercredi 8 novembre, le Lombez-Samatan-Club, par l'intermédiaire de Pierre-Henry Deauze, animateur en formation BPJEPS en mention Loisir tous publics, organisera une rencontre balle ovale au stade Pierre Brocas de Samatan, de 14 h à 16 h 30. Cette rencontre sera l'aboutissement d'un cycle de 5 séances au sein de la MJC de Monblanc pour créer du lien entre les deux structures. Ce tournoi sera un bon moyen de faire connaître aux enfants la joie de la pratique de la balle ovale tous ensemble. Cet après-midi a pour principal but d'être ludique et permettre aux enfants de 8 à 12 ans de pratiquer des rencontres autour d'un ballon ovale avec des règles adaptées et sans contact. Pour tous renseignements, vous pouvez contacter Pierre-Henry au 06 43 07 94 13.


 

 

 

 

 

 

Le LSC fait de la résistance

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Bagnères-de-Bigorre. 12-12

 

Dans ce match des extrêmes, ils étaient nombreux ceux qui ne donnaient pas cher des chances du LSC de, simplement, bien figurer face au leader, Bagnères de Bigorre.

Un point qui allait compter pour beaucoup dans le moral des Gersois qui sont repartis dare dare dans la seconde période. Face à des Bigourdans toujours très haut, agressif en défense, les Savistes ont su utiliser les mêmes armes et encore pousser Bagnères aux fautes. Et puis il y a eu un des hommes clé du match, Delbos. L'arrière du LSC n'a failli que sur une tentative de pénalité, ensuite, il a été impérial dans les relances. Sur l'une d'elle, Bagnères a été pris en faute au sol cette fois-ci. Ce qui a donné un 9 à 5 pour les locaux. Mis en confiance le LSC en a oublié la hiérarchie, mais à trop vouloir jouer on en perd la vigilance. À la 67e, après une énième récupération de balle, les Savistes faisaient le siège devant la ligne adverse à coups de renversements et de points de fixation, une passe un peu trop optimiste pratiquement sur la ligne bagnèraise, et Cabanne le centre interceptait la balle et traversait tout le terrain pour inscrire le deuxième essai du Stade Bagnérais ! 9 à 12 et un petit quart d'heure à jouer pour renverser la situation ! On aurait pu croire que le LSC allait s'effondrer, lâcher l'affaire, mais ça, c'était avant, car, hier, tout a changé. A tel point qu'une nouvelle fois le pack visiteur mis à la faute à permis au LSC de refaire son retard par l'inévitable Delbos qui, du rond central n'a pas tremblé et a offert le nul a son équipe. Mais compte tenu de la fin du match, il aurait très bien pu se transformer en victoire avec un peu de réussite.

Le LSC avait besoin d'un match de référence, il l'a, on a retrouvé le club saviste, et il y a des matches nuls qui ont valeur de victoire, c'est le cas pour celui-ci. Désormais les joueurs savent qu'ils sont capables de renverser quelques montagnes. Rendez-vous à Graulhet dimanche.


Lombez-Samatan 12 bagnères de bigorre 12

MT : 6-5. Arbitre Frayssinet (Côte d'argent) touche Barreteau et Dayre (Cote d'argent)

Pour Lombez Samatan 4 P Delbos (16, 35, 55, 74e).

Pour Bagnères de Bigorre 2 E : Cayrolle (9e) Vincent (67e) 1T Cabanne (67)

Lombez-Samatan Delbos, Cans, Dinnat, R.Roumiguié, Pedussaud, 10 Bensalla, 9 Revel, Sicard, Damiot, Peres, Dachary, Lavigne, C. Punch, Bertrand, Salvat, sont entrés en cours de jeu, Marris, Rainier, Salis, Dardenne, Barron, A.Roumiugié, N.Punch, Janicot

Carton blanc Pérès (6e). Carton jaunes : Damiot (51e) Dachary (60e)

Bagnères de Bigorre Matier, Jejeune, Puigmal, Cabanne, Vincent, 10 Cayrolle 9 Dubarry, Cazorla, Dutrey, Seite, Bonan, Pettigiani, Szabo, Dupuy, Pambrun, sont entrés en cours de jeu Pujo Bourhis, Urbaïtis, Degrave, Fuxan, Barats, Daragnem, Lambrot.

Carton jaune Seite (45e) Dubarry (60e).

«Du cœur»

Alexandre Breuils «On les attendait, au LSC il y a toujours des joueurs qui ont eu du cœur, la fierté de porter le maillot, on les a vus aujourd'hui, jusqu'au bout ça aurait dû faire des points sur des faits de jeu. On a été arbitrés comme des derniers, la gagne aurait pu être là. C'est enfin un voyant vert pour nous, on est toujours persuadés qu'avec du cœur et du travail on y arrive. Comme on avait dit on a fait confiance aux jeunes on a vu sur le terrain des vieux à la hauteur et on a vu des jeunes qui nous ont donné raison, Mattheiu Damiot, Tom Dardenne… Il y a aussi le retour de nombreux joueurs. En fait on ne peut pas mettre autant de cœur et ne pas avoir de résultat. On va continuer comme ça, on croit aux garçons, aujourd'hui on mérite de gagner le match, en fin d'année on méritera notre maintien.

Christian Abeilhé président de Bagnères de Bigorre «On est tombé sur une vaillante équipe de Lombez Samatan que l'on n'a pas su jouer, on n'a pas eu de maîtrise sur le jeu. Finalement on est très chanceux de rentrer avec le nul, c'est le deuxième nul à l'extérieur, ce sont des points qui compteront en fin de saison. Dimanche prochain on joue Blagnac et on espère bien terminer ce bloc de quatre matches.


 

 

 

 

 

Lombez-Samatan mal récompensé

Fédérale 1 - Lombez-Samatan-Blagnac. 3-24

 

Sur les bords de la Save on savait bien que ce premier rendez vous du championnat serait difficile

 

face à un des très gros de la poule qui, par son recrutement et son organisation, fait penser aux ogres de la Fédérale 1 auxquels le LSC a déjà été confronté : Rouen Nevers, FCAG… D'autant plus que le club saviste n'affiche pas, en ce moment, la meilleur forme au niveau effectif. Un exemple, c'est une première ligne inédite qui a débuté la rencontre.

 

De fait, les choses n'ont pas été simples dès le début. La pénalité, même si elle a été ratée, de Ducousso, quasiment à la première minute, assombrissait encore plus le tableau. Un quart d'heure plus tard, malgré une bonne réaction locale, l'impeccable ouvreur blagnacais est parvenu à ses fins depuis les 30 mètres. Le sens de la marque ne changera pas, et pour cause, dominateur devant, royaux en touche, bien organisés derrière, défensivement et jeu en main, les blagnacais ont dominé le reste de la partie malgré de très belles séances très propres du LSC qui a montré là, un potentiel interressant bien que écrasé par le supériorité des visiteurs.

À la suite d'une mêlée où, pourtant ils ont été bousculés par le LSC, les Haut et garonnais, ont organisé leur jeu via les centres et c'est l'ailier Daurabedin, qui s'est chargé de la conclusion. 0 à 10 avec la transformation. Les choses étaient décidément très mal engagées pour le LSC à cette 21e minute. Par la suite, les Gersois ont fait preuve d'une meilleure réussite dans leurs initiative, mais face à une défense en béton rien n'est passé. Seule maigre récompense, une pénalité de Yohan Bensalla juste avant la mi temps.

L'entame de la seconde période a été déterminante pour la victoire de Blagnac. Avec bien en vue, l'ailier Ochoa, qui a été de tous les bons coups. Suite à un point de fixation, sur le bord gauche de la touche, Gaignard une des centre visiteur, prend la poudre d'escampette pour inscrire le deuxième essai du BSCR à la 44e. Quatre minutes plus tard, c'est, à nouveau Daurabedin, avec une pénalité rapidement jouée pour une faute au sol gersoise, qui prend l'intervalle et s'impose dans l'embut du LSC. 3 à 24, la messe était dite, le bonus offensif engrangé pour les poulains de Christophe Deylaud. Rien ne changera.

Pourtant le LSC, qui n'avait plus rien à perdre, à beaucoup joué, beaucoup tenté, crânement, comme il sait le faire. Il a forcé la mêlée blagnacaise à s'interroger sur son statut de possible meilleure mêlée de la poule, Florian Bertrand a eu beau multiplier les initiatives, et ses coéquipier redoubler de vaillance rien n'y a fait. La réussite a cruellement manqué à un LSC qui méritait quelque chose de mieux, ceci, bien entendu malgré la grosse domination d'une équipe de Blagnac souvent maladroite. Cependant, elle n'a pas volé une victoire un peu lourde pour les locaux.

Néanmoins il se dégage tout de même pas mal de positif pour le club saviste, dans lequel on retiendra que l'effectif, malgré les nombreuses absences, tient la route, que la mêlée est à la hauteur de la division, mais surtout que l'esprit du LSC, dans la combativité et la vaillance, est toujours aussi présent, à confirmer à Saint Sulpice samedi prochain.


Lombez-Samatan 3 — Blagnac 24

MT : 3 à 10 Pour Blagnac.. Arbitres M Chiodi, assisté de MM Grellety et Esclavard (Périgord Agenais)

Pour Lombez Samatan Club 1 P Bensalla (37)

Lombez-Samatan Dilhan, Pedussaud, Baron, L.Suderie, Cans, 10 Cortes 9 Bensalla, Bertrand, Salis, R.Pérez, Sicard, Renaud, Giorgadzé, Raynier, Marris. Entrés en cours de jeu : Janicot, Lavigne, Dachary, Lopez, Revel, R.Roumiguié, Delbos, Bellier

Pour Blagnac Sporting Club Rugby 3 E Daurabedin (21, 48) Gaignard (44) 3 T (21, 44 et 48), 1 P (17) Ducousso

Blagnac Daurabedin, Gaignard, Delibes, Tolofua, Ochoa, 10 Ducousso, 9 Pagès, Vachon, Van Blerk, Medves, Fono, Mignonat, Pointud, Piffero, Rocca.

Entrés en cours de jeu : Martin, Carvalho, Banière, Evrard, Boissinot, Augustin, Laguerre, Biscioni

Carton jaune : Fono (54).


Olivier Argentin : «Ils ont fait honneur au maillot»

 

Nicolas Dilhan (Arrière du LSC) «On est tombés sur une grosse équipe qui joue tout le temps en avançant. En première mi-temps on a eu un peu de réussite, en 2e on prend deux essais quasiment sur nos temps forts, le match était plié en plus Sudérie et Baron sortent sur blessure. La satisfaction c'est que face à cette grosse cylindrée on n'a rien lâché. Maintenant, on doit faire un gros match à Saint Sulpice, dimanche.»

Olivier Argentin, (manager du LSC) : «On savait qu'on allait recevoir du lourd et on n'a pas été déçus. On rivalise, on réussit à rectifier le tir au bout de 20 minutes. Mais face à une équipe qui domine de la sorte devant c'est toujours très compliqué. On peut retirer de ce match, le courage des garçons qui ont fait honneur au maillot et c'était indispensable. On savait que recevoir un des plus gros de la poule après avoir été exempt allait être difficile, ça l'a été. Nous sommes sur un temps faible à nous de réagir et de faire preuve de caractère.»

Romain Fuertès (co entraîneur de Blagnac :) : «Tout d'abord nous sommes très contents de la victoire. Nous sommes allés la chercher grâce à un gros travail de conquête, tout n'a pas été parfait mais, nous avons maîtrisé ce match. Maintenant nous sommes exempts, avant trois déplacements en quatre journées. C'était important pour la confiance de prendre des points en ce début de saison. Prochain match ce sera à Saint Sulpice, où nous serons attendus là aussi et où nous devrons donner encore le meilleur.»


 

 

 

 

 

 

Du mieux pour le LSC

Rugby XV - Amateurs

 

«On a moins mal à la tête que dimanche face à Fleurance», c'est le constat lapidaire dressé par Alexandre Breuils, l'entraîneur du Lombez-Samatan-Club (le plus jeune entraîneur de Fédérale 1), de retour de Tyrosse. Il poursuit : «La copie que nous avons rendue a été bien mieux que celle de Fleurance, même si on n'a pas retrouvé, structurellement parlant, la défense dont on a besoin. On a tout de même retrouvé la pugnacité qui nous ressemble, nous avons su être un peu “pénibles” comme nous savons le faire. Après, nous avons retrouvé un certain réalisme, puisque nous menions à la 35e 14 à 0 suite à deux essais très bien construits. Par la suite, nous prenons trois essais en 5 minutes dans lesquels il faut voir le manque de concentration. En seconde mi-temps on a le même état d'esprit. On prend trois essais mais nous avons montré de bonnes choses offensivement parlant. Nous avons complètement déraillé en touche, ce qui nous a empêché de réduire le score tel qu'on aurait pu l'espérer.»

Le LSC s'est donc en partie rassuré face, il faut le rappeler, à une des grosses équipes de la poule, une formation très joueuse ancrée dans cette catégorie depuis longtemps. Malgré le score fleuve, les Savistes sont un peu plus optimistes que la semaine dernière. D'autant plus qu'il y a tout de même de belles satisfactions avec des jeunes qui ont compris comment se mettre sur le chemin pour obtenir le niveau que l'on attend d'eux. Ces jeunes ont rendu de meilleures copies que le week-end dernier, avec toute la progression, surtout au niveau gestion, que l'on peut attendre d'eux. Il ne faut pas oublier que l'équipe du LSC, ce samedi à Tyrosse, était loin d'être complète du fait d'une infirmerie bien garnie (une dizaine de joueurs cadres au total), mais aussi des absences. Reste que le début du championnat à Blagnac en nocturne dans quinze jours va vite arriver. Ce week-end de repos forcé va permettre au LSC de récupérer quelques joueurs blessés. Mais il n'empêche que le début de saison va être compliqué. Le LSC a prouvé, dans son passé, notamment grâce à son esprit, qu'il est capable de retourner bien des situations.


 

 

 

 

 

Le LSC se reprend à Tyrosse

Rugby XV - Amateurs

 

En ce premier samedi de septembre, le LSC se déplaçait chez les amis de Tyrosse où le président Laclau et ses joueurs ont tout fait pour que la réception fasse honneur au rugby. Le LSC comptait toujours de nombreux blessés ou absents (Sicard, Bertrand, Moulis, Soulisse, Bensallah) mais c'était l'occasion de lancer une fois de plus les jeunes dans le grand bain. La première mi-temps fut très équilibrée avec un 17-14 à son issue, ponctuée de deux essais de Lavigne suite à une relance bien menée, puis un autre de Léo Suderie après une combinaison avec Cortes et Dilhan. La deuxième mi-temps vit l'entrée en jeu de la jeune armada du LSC avec les Dardenne, Rançon, Rousse, Dinnat, qui rejoignaient les Damiot, Lopez ou autre Raynier. Tyrosse marqua 3 essais sur ce second acte, à des jeunes qui ont su bien résister. Le planchot donnait 31-14 à la fin de la rencontre.

De ce match sérieux et animé on retiendra la confirmation d'une bonne mêlée, les quatre piliers ayant clairement dominé leurs adversaires, appuyés par un jeune talonneur en progrès, Alexandre Raynier. Ce fut aussi l'occasion de retrouver la défense agressive du LSC avec le retour des spécialistes au poste, même si les frères Roumiguié furent peu utilisés. L'équipe, à n'en pas douter, saura bâtir à partir de ces deux fondamentaux retrouvés de la mêlée et de la défense. Le point à travailler encore restera la touche et la conservation du ballon à la retombée, mais le challenge est à la portée des joueurs.

Les coaches sont là et apporteront les corrections nécessaires dans les 15 jours restant avant le début du championnat. Les Espoirs doivent également se resserrer pour commencer leur compétition à la fin du mois dans les meilleures conditions. En attendant Blagnac pour la 1 et Auch pour les Espoirs le samedi 16 septembre à Samatan, tous les supporters sont invités à se munir de leur carte d'abonnement (permanence sur le marché le lundi, jour de marché à Samatan).

 


 

 

 

 

 

 

Dernière ligne test pour le Lombez Samatan club

Rugby XV - Amateurs

 

Match amical : Tyrosse (fed1) contre Lombez Samatan club (fed1) samedi à 19heures.

Afin de préparer sa première journée de championnat, le Lombez samanta club (LSC) vont faire un bon déplacement dans les Landes afin d'y retrouver Tyrrosse qu'ils avaient dans la poule l'année dernière. Ils avaient battu cette équipe, au mois d'octobre sur le score de 18 à 13 alors qu'ils étaient en plein doute. Un résultat qui avait changé, sans nul doute le destin des Gersois.

Une semaine après avoir perdu à domicile face à une formation de Fleurance largement surdimensionnée pour sa catégorie, le Lombez Samatan club continue ainsi sa préparation. Et, le temps presse car c'est dans seulement 15 jours que le championnat débutera pour les savistes, exempt lors de la première journée. Qui plus est les hommes d'Olivier Argentin et Alexandre Breuils débuteront chez l'un des logique favoris de la poule : Blagnac.

C'est donc chez l'une des référence de la fédérale une, une «poutre» de cette catégorie selon Alexandre Breuils, que le LSC va faire son dernier galop d'essai. Les Landais, dont la réputation n'est plus à faire, savent developper du jeu et constituent un adversaire de choix pour des Savistes en mal de repaire et qui ne sont pas épargnés dans leur préparation. En effet, dans leurs rangs ils comptent déjà pléthore de blessés parmi lesquels, Soulisse (épaule), Lauvernet, Moulis, Nonnon, Salvat et d'autre. Ces blessés ajoutés au absents, font que le porte couleur du Gers en fédérale une, a beaucoup de mal à effectuer une préparation sereine. «Ce sera la dernière scéance de rattrapage avanr Blagnac, nous allons voir si nous sommes capables de nous remettre de la gifle morale que nous avon s reçu la semaine dernière face à Fleurance, dit Alexandre Breuile et le co entraineur du LSC de continuer, on y va avec une ribambelle de blessés, et ça ne va pas être facile pour nous car, Tyrosse affiche une belle forme, ils ont mis plus de trente point à Bergerac lors de leur dernier match de préparation. C'est dire si les types sont «gaillards». On va se tester sur la conquête et pour

parfaire les points positifs de samedi dernier que l'on a vu en première mi temps : l'animation, la touche, de belles séquences défensives. Dommage que nous ayons raté le début de la seconde en manquant surtout de concentration. Nous avons encore beaucoup de qualité à faire valoir comme les joueurs qui se sont illustrés sameid dernier, comme Marisse, Raignier entre autre qui nous ont donné satisfaction. Nous allons aussi tester des joueurs comme Damiot en N°8.»

Quoi qu'il en soit le LSC ne fera pas ce déplacement la fleur au fusil mais dans l'intention de préparer au mieux son échéance de rentrée.


Rentrée de l'école de rugby

Rugby XV - Amateurs

 

C'est la rentrée aussi pour l'école de rugby du Lombez Samatan club samedi à 14 heures au stade Pierre-Brocas. Rentrée sans Christophe Lafforgue, le directeur sportif, après dix années qu'il a donné avec passion pour l'apprentissage du rugby au LSC. Jérôme Théodolin le remplace, aidé par Christophe Pigozzo.

L'école de rugby du LSC va mobiliser 31 éducateurs pour cette reprise. Les enfants de 4 à 14 ans seront accueillis, avec une prolongation d'un an pour les filles (licence : 80 € pour l'année, les chaussettes, le short et d'autres petits avantages sont offerts par le club). Cette année l'équipe d'éducateur espère que le club renouera le partenariat avec le collège François de Belleforest, qui a permis d'écrire de très belles pages sportives et pour le collège et pour le club.

Les entraînements ont lieu les samedi à 14 heures à Samatan et le mercredi à 17 h 30, les moins de 6 ne s'entraînant que le samedi.

Renseignements et inscriptions auprès de Jean Claude Carde au 06 32 66 50 38 ou bien au 05 62 62 56 65 et Alain Lagens 05 61 98 36 27


 

 

 

 

 

Rugby : le LSC a subi la loi de Fleurance

Rugby XV - Amateurs

 

Sur les bords de la Save, Fleurance (l'ASF) a énormément pesé sur le jeu tout au long de la partie contre le Lombez-Samatan-Club (LSC). On a vu dès le coup d'envoi que rien ne serait simple pour les locaux savistes. Et, au fil des minutes, rien n'est venu rassurer le staff du LSC. Très bien organisés, les visiteurs ont su porter de nombreuses estocades à la défense saviste. Largement supérieurs à leurs hôtes en touche, les Lomagnols se sont souvent installés dans le camp du LSC, qui a résisté en défense. Au fil du temps, la physionomie de la rencontre n'a pas évolué. A la 26e minute, sur un coup franc rapidement joué à la main, Alexandre Baron inscrivait les 5 points de Lombez-Samatan. Rien ensuite. Son équipe s'est montrée particulièrement maladroite et les fautes de main ont été légion côté saviste, le côté brouillon des locaux prédominant tout au long de la partie. A la reprise, l'ASF récupère un bon ballon, un coup de pied à suivre bien suivi par Eberlan permet à son équipe de passer devant au score. Cinq minutes plus tard, le centre fleurantin, le n.8 Richard Mungututia, avec la complicité de son n.9 Hueber, perce plein champ, un point de fixation et Minelli berne tout le monde pour aller entre les poteaux. La suite a été tout autant difficile pour le LSC, malgré sa supériorité en mêlée ordonnée, les hommes d'Olivier Argentin encaissant deux nouveaux essais. Une victoire assez logique mais inquiétante pour le LSC. Quant aux Fleurantins, ils s'annoncent déjà comme l'un des favoris de leur poule.


 

 

 

 

 

Un derby pour l'ouverture amicale de la saison

Fédérale 1

 

Le premier rendez-vous du Rugby Gersois, ce sera ce samedi, et du côté de la vallée de la Save ce sera, assurément un grand moment, puisque Lombez Samatan recevra le Voisin de l'Isle Jourdain, pour une joute amicale qui n'en restera pas moins un derby et quel derby.

Depuis de nombreuses saisons les deux clubs ont appris à se respecter à beaucoup partager, notamment des équipes de jeunes et prochainement, cette année, une équipe de féminine qui verra le jour sous la bannière, entre autres, des deux clubs savistes.

Alors bien sûr ce sera un premier galop d'essai pour une saison qui s'annonce tout aussi prometteuse en amont et en aval de Cazaux Savès (géographiquement le village est entre les deux clubs) et elle sera prise autant au sérieux d'un côté comme de l'autre. La fierté des deux clubs, et celle des joueurs, celle du maillot des clochers vont donner à cette rencontre de gala une atmosphère bien particulière qui devrait donner un bon spectacle rugbystique, avant de se terminer à la buvette et si quelques cœurs basques ou béarnais viennent désinhiber les cousins gascons, ça devrait même se terminer en chanson.

Mais pour l'heure le côté sportif et sérieux va prendre le dessus. Au LSC on a jamais pris de haut l'équipe lisloise, bien au contraire c'est bien pour cela qu'il y a deux ans, le pensionnaire de fédérale 1 avait mis les bons moyens pour s'imposer par deux fois, en 8e de finale de fédérale 1, et obtenir sa place au niveau actuel. Car l'USL est capable d'élever son niveau face aux beaux défis. «L'Isle jourdain est une très belle équipe de fédérale 2, assure Olivier Argentin. Elle joue la qualification chaque année. Pour nous cette rencontre est une très bonne reprise. En plus ce sera la fête du village de Lombez, on a l'intention aussi que ce soit la fête du rugby, la fête du rugby du Gers. Nous avons envie de montrer notre intention de rester en fédérale une, de pratiquer un beau jeu et, pour ce match, on sait très bien que nous allons y être aidés par les lislois. Pour nous, ce sera aussi l'occasion d'essayer les jeunes et les nouveaux, de donner du temps de jeu à tout le monde afin que tous puissent s'exprimer.» Le club pourra aussi montrer les «petits» Bélascains intégrés au groupe seniors et qui donnent entière satisfaction, notamment par leur état d'esprit. «On leur avait dit de venir, qu'on allait s'occuper d'eux et nous avons un excellent retour de leur part. C'était important car ces jeunes, la formation, font partie intégrante de l'ADN du club. Ce match sera une première, nous repartons de zéro pour cette grosse revue d'effectif face à un adversaire de qualité.»

 

Match samedi 19 août à 19 h 30 à Lombez. Lever de rideau par les équipes B à partir de 18 heures.


Mobilisation au sein du club pour les jeunes

Rugby XV - Amateurs

Difficile d'assurer les transitions entre catégories, d'avoir une échelle de générations parfaitement équilibrée. Le Lombez Samatan Club n'est pas épargné par ce phénomène. C'est la génération 2000-2001 qui connaît une défaillance côté effectif. «Le LSC a besoin que tous soient impliqués, pour rencontrer des jeunes qui ont envie de jouer et progresser dans ce club très performant», insiste Mariano Salazar. Une cellule Pôle-Jeunes a été mise en place pour les Cadets et Juniors qui seront dorlotés par des coaches. Le préparateur physique des seniors de 2016 prépare les jeunes cette année dès la reprise de la saison. Un stage rugby-canoé est prévu par le staff le week-end du 9 septembre. «Côté encadrants, nous allons nous appuyer sur des gens d'expérience avec pour les entraîneurs juniors avec devant Laurent Manavit, et derrière Benoît Argentin. Pour les cadets il y aura Jean-Philippe Moures pour les 3/4 et on attend une réponse d'un autre pour les avants. En attendant je prendrais les rênes devant avec Yoan Marty qui tient le même rôle chez les seniors». Le reste de l'équipe dirigeante sera complété par David Normand pour l'administratif et les soigneurs seront Christian Tardy et Thierry Sansas.

Les entraînements débuteront le 18 août prochain à 19 heures au stade de Lombez. Renseignements : 05 62 62 30 93, 06 73 46 41 99, ou 06 73 57 46 47.


 

 

 

 

 

 

Le LSC débutera à domicile

Fédérale 1

Versé dans une poule de 11 clubs, Lombez-Samatan, exempt de la 1re journée, devra patienter jusqu'au 17 septembre pour débuter la saison en recevant Blagnac.

Plus que jamais les regards se tourneront vers Lombez-Samatan pour cet exercice 2017-2018. Le club cher à René et Eric Daubriac sera la formation qui évoluera au plus haut niveau. Les «rouge et blanc» seront les porte-étendards du rugby gersois. Une charge dévolue jusqu'alors au FCAG avant les tristes épisodes que nous connaissons. Les «rouge et blanc» auront à cœur de porter haut leurs couleurs. Une manière encore de prouver que sa place n'est pas usurpée à ce niveau de compétition comme il le prouve depuis deux saisons.

Lombez-Samatan profitera d'une semaine supplémentaire pour affûter ses arguments. En effet, les protégés du président Daubriac seront exempts lors de la première journée de championnat. Ils débuteront leurs joutes, le 17 septembre, avec un premier match à domicile. Et non des moindres. L'affiche face à Blagnac fera office de derby cette saison dans cette poule 3. Les «rouge et blanc» auront à cœur de lancer idéalement leur parcours pour s'affirmer plus que jamais comme désormais le club n. 1 dans le Gers. L'opposition face à Bagnères promet aussi son lot émotionnel. En une semaine, au mois de novembre puis fin mars, les Gersois se mesureront à deux clubs dordognots, Bergerac et Ribérac. Ce qui ne sera pas non plus une mince affaire.

Autre avantage et non des moindres, le LSC aura la chance de disputer deux de ses trois dernières rencontres de championnat dans son antre du stade Paul-Vignaux de Lombez.


Le calendrier de la poule 3

Versé dans la poule 3 du championnat de France Fédérale 1 trophée Jean-Prat, le LSC sera exempt de la 1re journée. Les joueurs de la Save débuteront le championnat le 17 septembre en recevant Blagnac.

1re journée (A : 10/09 et R : 14/01) : Lombez-Samatan exempt.2e journée (A : 17/09 et R : 22/01) : Lombez-Samatan-Blagnac.

3e journée (A : 24/09 et R : 28/01) : Saint-Sulpice- Lombez-Samatan.

4e journée (A : 8/10 et R : 11/02) : Lombez-Samatan-Avenir Valencien.

5e journée (A : 15/10 et R : 18/02) : Rodez- Lombez-Samatan.

6e journée (A : 22/10 et R : 4/03) : Lombez-Samatan-Bagnères.

7e journée (A : 29/10 et R : 11/03) : Graulhet- Lombez-Samatan.8e journée (A : 12/11 et R : 25/03) : Lombez-Samatan-Trélissac.

9e journée (A : 19/11 et R : 1/04) : Bergerac-Lombez-Samatan.

10e journée (A : 26/11 et R : 8/04) : Lombez-Samatan-Castanet.

11e journée (A : 10/12 et R : 29/04) : Lavaur-Lombez-Samatan.


 

 

 

 

 

Le LSC veut s'ancrer en Fédérale 1

Lombez Samatan Club - Vie des clubs. Le club n.1 du rugby gersois a tenu son AG samedi à Lombez.

 

Le samedi 1er juillet à la salle de la Ramondère de Lombez s'est tenu l'AG annuelle du Lombez-Samatan-Club. Eric Daubriac, coprésident, dressa le rapport moral en insistant sur la stabilité et la continuité de la politique du club avec le projet de faire perdurer l'aventure en Fédérale 1. Dans une division où les crises financières de nombreux clubs sont sanctionnées de façon temporaire ou plus définitive, le LSC présente des comptes équilibrés grâce à une commission des finances parfaitement au fait des enjeux réels et des limites du système depuis de nombreuses saisons. De la même façon, cette forme de crise morale qui parcourt les clubs de l'Ovalie avec de moins en moins de bénévoles éducateurs ou dirigeants épargne pour l'instant le LSC, grâce à un travail de tous les instants d'une quarantaine de dirigeants et d'anciens présents au soutien.

Même chose pour tous les éducateurs qui ne comptent pas leur temps pour encadrer ou se former et obtenir leurs diplômes fédéraux. Il fit ensuite le point sur les partenariats en cours, celui du Stade Toulousain pour le bénéfice de l'école de rugby ou des structures seniors, celui de Cazères-Le Fousseret qui sera mis en sommeil la saison à venir suite aux besoins respectifs des deux clubs pour leurs équipes seniors, celui ancien de L'Isle-en-Dodon pour l'école de rugby ou encore celui renaissant de L'Isle-Jourdain où des discussions sont en cours pour les féminines ; enfin, celui de Gers Ovalie, réunion de partenaires économiques du rugby gersois qui réunit les principaux clubs de fédérale. Un point fut fait également sur les élections à la FFR qui amènent des mutations sportives et réglementaires dont il faut savoir tenir compte, voire les anticiper. Mais c'est surtout le LSC, vainqueur du challenge Rugby passion sur toute la Fédérale 1, qui doit nous réjouir, récompensant le plus bel accueil dans le meilleur fair-play, ce qui fait chaud aux cœurs de tous les rugbyphiles d'ici.


Olivier Argentin veut etoffer son staff

Olivier Argentin expliqua calmement qu'il avait réussi sa saison dans une très bonne ambiance, qu'il allait renforcer son staff pour donner plus de contenu aux joueurs, et se félicita d'une bonne stabilité de l'effectif senior dans son ensemble. Il insista également sur les jeunes du club désireux de monter en Espoirs qui seront intégrés pour les faire progresser. A la suite, Pierre-Henry Deauze pour les cadets, juniors et féminines, Jean-Claude Carde pour l'école de rugby à nouveau labellisée firent le bilan de leurs catégories jusqu'aux lutins de l'inusable Alain Laguens qui se portent eux aussi très bien. René Daubriac rappela la rigueur nécessaire et tout le travail effectué. Enfin, l'hôte du jour, le maire de Lombez Jean-Pierre Cot clôtura sur une note très positive cette assemblée générale avec un enthousiasme communicatif qui sied parfaitement à l'état d'esprit de ce club.


Le LSC étoffe le staff des seniors

Rugby XV - Amateurs

 

La saison a été très positive avec une 6e place bien méritée et une place qualificative loupée de peu dans un match très emballé contre Saint-Jean-de-Luz. La progression fut nette par rapport à la première saison en fédérale 1 ; pour preuve, les points glanés à l'extérieur comme le jeu plus osé et plus complet. Pour la nationale B, la saison a été plus compliquée que l'année passée mais on savait aussi au club que l'on ne reproduit ce type d'exploit (demi-finale du championnat de France) que très rarement. La fin de saison a été tout de même porteuse d'espoir pour un groupe en devenir. Aussi, personne ne sera surpris de voir qu'Olivier Argentin reste aux manettes une année de plus avec le souhait de retoucher avec précision son staff mais sans aucune révolution. Le manager conserve auprès de lui Yohan Marty, sans qui la mêlée du LSC ne serait pas ce qu'elle est, et s'adjoint pour le jeu d'avants les services d'Alexandre Breuils. Pour les espoirs, Laurent Delassus, l'éducateur proche des jeunes, est de retour et Diego Garcia, qui s'est préparé à l'exercice, le rejoint pour le jeu d'avants. Là aussi, Olivier Argentin a fait du local et du sérieux. Le nouveau format de cette compétition autonome, baptisée espoirs de fédérale 1, oblige à une forte ossature de joueurs de moins de 23 ans : cette saison, tous les joueurs nés entre 1994 et 1999, quel que soit le mois de naissance, seront considérés comme moins de 23 ans. La feuille de match comportera au maximum 8 joueurs de plus de 23 ans, 4 devant et 4 derrière, avec un seul joueur de première ligne de plus de 23 ans sur le terrain. Derrière une règle apparemment complexe se cache la volonté sur toute la fédérale 1 de faire jouer les jeunes au maximum via cette catégorie espoirs, suite logique des Belascain. Un nouveau venu également à la préparation physique, Guillaume Lhor, du FCAG, qui apportera son expérience, en lien avec Aurélien Scribot, qui assure la cohérence des soins et la prévention des blessures.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE LSC RELANCE SON POLE JEUNES

 

Un projet d’accompagnement des jeunes a été mis en place afin d’aider les jeunes du LSC et ses formateurs pour mener à bien l’épanouissement du Club.

L’avenir appartient à la jeunesse et le LSC le sait bien, c’est pour cela qu’un pôle des moins de 16 ans, moins de 18 ans est mis en place afin de pouvoir attirer notre jeunesse vers une formation performante et bien entourée.

La génération 89 va mettre en place des dispositions adéquates pour faire évoluer les jeunes avec toutes leurs attentes.

Des journées portes ouvertes vont être créées pour attirer des copains qui voudront bien évoluer au sein du LSC qui est bien installé en Fédérale 1, et qui, grâce à eux, il évoluera encore longtemps en élite amateur.


 

 

 

 

 

 

«Gaby» Lacroix file chez les Bleus

Tournoi des VI Nations

 

La nouvelle a fait du bruit et du bien à Samatan et à Auch. A 24 ans, l'ailier du Stade rochelais, Gabriel Lacroix, a été appelé par Guy Novès pour rejoindre le groupe France qui doit affronter l'Ecosse, dimanche à Paris, en remplacement de Yann David, indisponible pour au moins quinze jours en raison d'une lésion musculaire.

La convocation de celui qui a fait ses premières classes à l'école de rugby du Lombez-Samatan-Club avant de rejoindre le Stade Toulousain en cadet puis le FC Auch en première année Crabos (moins de 18 ans), prouve la qualité de la formation gasconne. «C'est une fierté de voir ce petit Gersois réaliser le rêve de tout gamin qui joue au rugby. Je suis persuadé qu'il saura se montrer à la hauteur de tous les espoirs qu'on place en lui», s'enthousiasme le directeur du centre de formation du FCAG, Julien Sarraute, qui avait tout fait, à l'époque, pour faire venir le prodige dans le club de la préfecture, avant que ce dernier ne suive Henry Broncan à Albi puis rejoigne La Rochelle pour se révéler aux yeux du grand public.

Avec un physique devenu atypique au plus haut niveau (1,71 m, 80 kg), Gabriel Lacroix défie tous les standards modernes grâce à son talent et son tempérament. Et ce n'est pas Grégory Patat, ancien capitaine et entraîneur auscitain, aujourd'hui en charge des espoirs et des avants du centre de formation du Stade Rochelais, qui dira le contraire : «Gaby, c'est un joueur très disponible sur le terrain. Malgré son physique, il casse les placages. Il est dans l'avancée en permanence. Très fort dans le -un contre un-. Il se propose beaucoup et compense par une pointe de vitesse énorme. Il sait très bien jouer les -plus un- derrière le porteur, en se projetant dans les intervalles avec une grande efficacité».

Ces qualités n'auront donc pas échappé à l'œil du sélectionneur qui n'opérera pas beaucoup de changement pour le rendez-vous du Stade de France, après la bonne prestation des Tricolores à Twickenham (défaite 16-19). Gabriel Lacroix devrait être un des rares, voir le seul, à intégrer le groupe des 30 + 2 pour apporter un sang aussi neuf que gersois à l'équipe nationale.